‹ Le comte Molé, 1781-1855 (volume 2)Chapitre 59 sur 232 · UN CONSEIL CHEZ CORVETTO · texte numérisé non relu

UN CONSEIL CHEZ CORVETTO

duc de Ghoiseul, l'un de vos devanciers, n'a-t-il pas réuni autrefois les portefeuilles de la Guerre et des Affaires étrangères ? »

(( La voiture s'arrêta à ma porte et j'en descendis, laissant M. de Richelieu livré à ses réflexions. Peut-être qu'au premier coup d'œil on ne comprendra pas la proposition que je venais de lui faire; voici les motifs qui me l'avaient suggérée : il n'y avait pas une autre manière de le convaincre de l'impossibilité de composer une armée comme il l'entendait, et de l'exagération, même de l'injustice des plaintes et des soupçons qui s'élevaient contre le maréchal, que de lui donner, pour un temps au moins, le ministère de la Guerre à exercer. Tout autre ministre, pris ou non dans l'armée, aurait été ou un instrument de Decazes, <m un homme imbu des préventions et préjugés de la (!our. Mon idée me sembla donc heureuse et elle m'était venue soudainement en répondant au duc de- Richelieu. »

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