M. MOLE, MINISTRE DE LA MARINE
la première, et la plus utile, imposait à tous ceux qui seraient créés pairs l'obligation de former un majorât héréditaire, dont la quotité était déterminée selon le titre de la prairie; la seconde était purement réglementaire, et la troisième établissait la hiérarchie des titres.
« Mais les deux objets qui occupaient le public presque exclusivement étaient le Concordat et les élections.
(( Le ministère, pour se rendre les électeurs favorables, s^mpressait de flatter par certains actes l'opinion qu'il croyait celle du plus grand nombre; c'est ainsi qu'il fit partir Marmont pour Lyon et que le prince d'Eckmuhl reçut des mains de Louis XVIII son bâton de maréchal.
(( Decazes s'était réservé tout le travail des élections et il y mettait toute son activité et son savoir-faire;
: son Journal des Maires était envoyé avec profusion jusque dans les plus petites communes, tantôt il y cherchait dans de longs articles à calmer les esprits sur le Concordat; tantôt il y faisait ressortir la popularité et le mérite de la nouvelle loi des élections qu'on allait appliquer pour la première fois. C'est sur ces entrefaites que j'entrai dans le ministère; je fus nommé
' le 10 septembre, c'était un vendredi ; on se rappelle que ce jour-là Pasquier avait son petit dîner de doctrinaires; j'avais été le soir chez lui pour y causer comme cela m'arrivait souvent. En entrant dans le >alon, je ne vis pas Pasquier et j'appris qu'il était dans son cabinet où le duc de Richelieu venait de le faire appeler; un moment après, il revint et me dit à loreille que le duc avait fait signer au Roi ma nomination au ministère de la Marine et qu'elle serait le lendemain dans le Moniteur ainsi que celle deGouvion