Une ligne supprimée
partout la résistance, et offrit le singulier spectacle d'un gouvernement qui préfère l'intrigue à l'autorité, et refuse l'obéissance d'une nation qui demande à genoux qu'on la gouverne.
« M. de Talleyrand au lieu de sentir qu'un Roi de France, qui devait pour la seconde fois sa couronne à des baïonnettes étrangères, ne pouvait la conserver qu'en secouant le plus tôt possible le joug de ses dangereux bienfaiteurs, M. de Talleyrand au lieu de prendre sa force dans la nation, nelachercha que dans l'appui tantôt de l'Angleterre, tantôt de la Russie. Il se tournait vers l'une ou l'autre puissance et gouvernait pour elle, selon qu'il était plus ou moins bien avec Alexandre ou Wellinglon. Une autre de ses plus grandes et plus incompréhensibles fautes est d'avoir toujours laissé vacants les ministères de l'Intérieur et de la maison du Roi.
(( Depuis l'éloignement de M. de Blacas, le Roi pour la première fois de sa vie se trouvait sans favori. M. de Talleyrand savait qu'il ne s'en passe pas plus que Louis XIV ne se passait de maîtresse, et cependant il ne songea pas à lui en donner un. Pasquier, si on l'en croit, fut sur le point de le devenir.
<( Il n'a tenu qu'à moi, me dit-il un jour, de prendre la place de Decazes, si l'existence de favori pouvait convenir à un homme de mon caractère. »
« Le fait. est que son goût et son caractère l'y portaient également, mais qu'il ne put jamais inspirer ni penchant, ni confiance au Roi.
« M. de Talleyrand poussa l'incurie et la légèreté jusqu'au point de présenter au Roi pour ministre de sa maison pour remplacer M. de Blacas... ou...', c'est-