Le Comte Pietro Verri (1728-1797) Ses Idées et Son Temps
“Let dix-huilième siècle, en particulier la période de quaranteuit années (1748-1796) qui s'écoule entre la paix d’Aix-la-
La Le et l'invasion française, est ee l Italie, en Here
Ç comme on l'a un peu Fe a ue affirmé, l'âge d’une troisième renaissance, c'en est du moins la préparation £ bref le prélude. Dans l'histoire de cette période, à côté des noms européens de Beccaria et de Filangieri, de Goldoni, de Parini et d'Alfieri, le nom de Pietro Verri occupe une place
tions, nul de ses contemporains ne résume mieux que lui son - époque. Littérateur et chef d'école littéraire, psychologue et moraliste ingénieux sinon profond, historien estimable, il a oui et jouit encore en Italie, comme homme d'état et comme écrivain politique, d’une réputation considérable et justifiée. L'étude de ses relations présente, au point de vue de l’histoire
générale de son temps, un intérêt attesté par les noms suia
Il LE COMTE PIETRO VERRI
vants : Beccaria, Parini, Genovesi, Bettinelli, Goldoni, Baretti,
Filangieri, Alessandro Verri, en Italie; en France, d’Alembert, Morellet, Condorcet, Voltaire; enfin, dans un autre milieu non moins intéressant, celui de la cour et des autorités autrichiennes, le comte Firmian, le prince de Kaunitz, Marie-Thérèse et Joseph II. |
Tout, il est vrai, n’est pas d'égale valeur dans l’œuvre écrite de ce génie encyclopédique; et dans les détails de cette vie de publiciste et d'administrateur, il y a un choix à faire. Ce livre ne sera ni une réédition ni une amplification des biographies-commentaires publiés en Italie sur Verri dans le cours de ce siècle. Les plus importants de ces essais, un Éloye historique composé en 1803 par l'abbé Isidoro Bianchi, quatre ou cinq Notices du baron Francesco Custodi, l’article assez étendu de Camillo Ugoni dans le second volume de sa Littérature italienne durant la deuxième moitié du dix-huitième siècle (Milan, 1854), sont d’estimables compilations qui ne sortent point de la banalité du genre. Complétés les uns par les autres, ils offrent une mine assez riche en documents biographiques ; mais la critique y est presque nulle. Un travail d'une certaine ampleur, où soient présentés et mis en relief les traits les plus saillants de la physionomie de Pietro Verri et les côtés originaux de son œuvre, est encore à attendre, même en Italie.
M. César Cantü, — il y a quelque cinquante ans de cela, — avait songé à l’entreprendre. Dans la préface de son beau livre sur l'Abbé Parini, écrite en 1853, l'éminent historien signale ce fait que « vingt-deux ans auparavant, un auteur dont certaines études sur la Lombardie au dix-septième siècle n’ont pas déplu,
projetait de décrire la Lombardie du dix-huitième siècle, en
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