VI LE COMTE PIETRO VERRI
faisait précéder d'une critique, très courtoise dans la forme, du premier volume de M. Casati. Il y reconnaissait que la veuve de Verri accorda à plusieurs personnes l'accès de ses archives, spécialement à Custodi, l'ami qui avait tant fait pour la mémoire de son mari. Il affirmait, — ce qu'on verra plus tard démenti par Custodi lui-même, — que ce dernier était l’auteur de la publication des Écrits inédits de Verri (Lugano, 1825), et que ce fait aurait amené une brouille entre lui et le. comte Gabriele Verri, fils et héritier de Pietro. Sans une preuve irréfutable, Cusani ne pouvait admettre que le comte eût confié à Custodi en 1834, au lendemain de la prohibition par le gouvernement autrichien de ces Écrits inédits et de l'Histoire de Milan, une correspondance contenant des secrets de famille, quand il lui refusait à lui-même, l’allié des Verri, communication de certains documents. Cetle preuve irréfutable, elle résulte des papiers Custodi eux-mêmes, d’une correspondance entretenue par le baron avec le comte Gabriele Verri de 1826 à 1835 : Les originaux s’en trouvent à la Bibliothèque Ambrosienne; on en pourra lire la description et d'importants fragments en appendice à la fin de ce volume. Cusani, en retrouvant ces lettres qui sont en quelque sorte le certificat d’origine, le brevet d'authenticité des papiers Custodi, s’est déclaré satisfait et a immédiatement inséré dans l’Archivio Storico Lombardo (année 1879, p. 460) une note annulant ses précédentes réserves.
La publication de M. Casati présente donc toutes les garanties désirables d'authenticité. Des erreurs de copie, des fautes d'impression et surtout de ponctuation ont pu s’y glisser. Mais ce qui est hors de doute, c’est que le véritable texte de cette correspondance a passé des mains du comte Pietro Verri
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ï DRE permis à l'auteur de ce livre de un souvereconnaissant au savant éditeur de cette correspondance, deremereier ses ons ROHPOUES, MM. les Rte
a Bibliothèque nationale de Brera, dont l'obligeance lui a été Æ< si constante et si précieuse. Il présente enfin un hommage de respectueuse gratitude à M. le commandeur Angelo Villa Perdétenteur des papiers et de la bibliothèque de Beccaria,
a mis très gracieusement à sa disposition le manuscrit