‹ Le Comte Pietro Verri (1728-1797) Ses Idées et Son TempsChapitre 4 sur 61 · AVANT-PROPOS V · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS V

en 1879, dans les papiers du baron Custodi légués par celui-ci à la Bibliothèque Ambrosienne, d'importants fragments de

cette correspondance. Il en fit le dépouillement, mit les lettres

par ordre de date, en supprima quelques passages de nature à

éveiller certaines susceplibilités locales, et les fit imprimer en quatre volumes (Lettere e scritti inediti di Pietro e di Alessandro

Verri, annotati e publicati dal dottor Carlo Casati, Milan, 1879- 1881), en y joignant quelques écrits de Verri publiés antérieurement dans diverses revues italiennes,

Ces lettres excitèrent une vive curiosité. M. Ghiron, dans l’Archivio Storico Lombardo (30 juin 1879, p. 445), M. Domenico Gnoli, dans la Vuova Antologia (décembre 1879 et février 1880), M. Venturi dans le Preludio (4882, n°° 1, 4, 6, 7), leur consacrèrent d’intéressantes notices. Nul d’entre eux ne crut devoir mettre en doute, soulever même la question d’authenticité. De M. Cantù, on remarque, dans la récente traduction française de son livre : Beccaria et le droit pénal (Paris, Didot, 1884, p. 124, note 1), un entrefilet très court, mais très peu bienveillant pour la publication et pour son éditeur. Sans nul doute, la figure de l’auteur des Délits et des peines se trouve éclairée par ces lettres d’un jour un peu moins favorable; mais la vérité historique a parfois de ces cruautés. D'ailleurs le savant apologiste de Beccaria s’abstient, lui aussi, d'attaquer l'authenticité de la correspondance, et pour cause : il en a déjà cité, dans l'Abbé Parini (p. 209, note 32), divers extraits inédits. Le seul auteur qui ait émis des doutes, l’historien Francesco Cusani, a été le premier, après avoir examiné les papiers Custodi, à revenir sur son opinion et à en faire publiquement l’aveu. Publiant pour la première fois (Archivio

Storico Lombardo, 1879, p. 299) un mémoire de Verri, Cusani le b

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