‹ Le Concile de Clermont en 1095 et la première croisadeChapitre 12 sur 36 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

Ouverture du Concile. — Lieu où il se tint. — Nombre des personnages ecclésiastiques présents aux sessions. — Noms et qualités des principaux d'entre eux.

Un concile est une réunion de personnages ecclésiastiques, sous la présidence de l'un d'entre eux, constitué en dignité au-dessus de tous les autres et leur supérieur hiérarchique.

Les conciles œcuméniques sont composés des évêques de l'univers catholique, dûment convoqués par le chef de l'Eglise, et présidés par lui ou par ses légats.

Les conciles particuliers sont composés des évêques d'une même nation, sous la présidence d'un patriarche ou d'un primat, ou encore des évêques d'une même province ecclésiastique, sous la présidence de leur métropolitain.

Dans le premier cas, le Concile est dit concile national ; dans le second, il est simplement appelé concile provincial.

De ces notions, il semblerait résulter, de prime abord, que le Concile de Clermont, ayant été convoqué et présidé par le Pape, dût être considéré comme un concile général. Il n'en est lien. Le Pape agissait surtout, clans ces circonstances, en qualité de patriarche de l'Eglise d'Occident et non comme chef de l'Eglise universelle.

De là vient que le Concile de Clermont a toujours été rangé par les théologiens et les canonistes dans la liste des conciles particuliers.

Toutefois, il est vrai de dire qu'après les vingt conciles généraux, tenus cfens l'Eglise depuis le concile de Nicée jusqu'à celui du Vatican, le Concile de Clermont vient l'un

des premiers (1). Le nombre considérable de ses membres, la présence du Souverain PontiFe, les grandes questions qui y furent agitées, lui assurent une place à part dans l'histoire de T Eglise universelle et en font la date la plus brillante des annales de l'église d'Auvergne.

« L'an de l'incarnation du Seigneur 109o, en l'indiction iv% d le xiv des Calendes de décembre (c'est-à-dire le 18 novem- * bre), s'ouvrit à Clermont^ en Àrvernic, le grand synode i> présidé par le seigneur Pape Urbain II ; siégeant treize » archevêques, deux cent vingt-cinq évoques et une rnulti- » lude infinie d'abbés, de princes, de chevaliers, de personj nages du plus haut rang, »

Ainsi débutaient les actes, malheureusement perdus, de celle célèbre assemblée. Mais des documents authentiques et les chroniques d'une foule d'historiens contemporains permettent de suppléer à peu près complètement à cette lacune.

Le Concile tint ses séances dans une des églises de Clermont. Il a toujours été de règle que les conciles abritassent leurs délibérations et leurs décisions sous le toit, chrétien par excellence, près du Christ, réellement présent sous les apparences eucharistiques, non loin des cendres des saints et des martyrs.

A quelle église de la ville vint échoir l'honneur de recevoir l'assemblée ?

Nous nous trouvons ici en présence de quatre opinions.

Une tradition assez vivace désigne la basilique de Notre- Dame du Port.

On fait remarquer que près de cet église et en quelque sorte à sa porte, s'étendait la place Champet, où eut lieu la dernière séance conciliaire, celle de la Croisade.

(I) « Goncilium Claromontense in nostrâ Àrverniâ, prasside Pontifier, episcoporum et abbatum 310, adeo ut vocalur générale. » (Gcnébrard : Chronologie, L iv.)

« Probatur hsec potestas ex conciliis generalibus. Quod concilia generalia docent, id unïversa Ecclesia docet. Habemus enim anno 1093 Goncilium Claromontanum générale, etc. » (Bellarmin*: Controverses, 1. 1, c. 3, de Indulgentiis.)

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La place et la basilique ne faisant qu'un tout connexe, dit-on, le choix de la première entraîne le choix de la

seconde.

Cet argument est sans valeur. On le sent d'ailleurs et on se hâte d'en présenter un autre. Une tradition sérieuse veut que la Messe Salve, sartcta Parens ait été chantée, pour la première fois, au Port, en présence d'Urbain II. C'est donc sous les antiques murailles relevées par Sigon, que se sont déroulés les divers incidents du Concile des Croisades.

Dans cet argument, il n'existe, entre les prémisses -et la conclusion, aucune relation.

Que le Port ait accueilli les visites répétées, soit du Pape, soit des cardinaux, soit des évoques, nous l'admettons sans peine ; que la basilique ait vu se développer dans son sein la pompe de nombreuses cérémonies, nous le croyons volontiers; que le chant très connu de la messe composée en l'honneur de la Mère de Dieu, ait retenli d'abord sous ses voûtes avant de se répandre, en virginales ondulations, jusqu'aux extrémités de l'univers liturgique, nous acceptons le fait avec une satisfaction filiale, mais que de ces événements d'ordre secondaire, on soit amené à prétendre que les décisions antérieures à la proclamation de la Croisade aient été prises aux pieds de l'image, centre d'attraction du célèbre pèlerinage, c'est là un défaut de logique évident.

. Bien que nous ne connaissions pas au juste les dimensions du vaisseau construit par saint Avit, nous pensons qu'elles n'excédaient point les mesures de l'église actuelle, si même elles les atteignaient. Or, l'église du Port eût été certainement insuffisante pour recevoir les membres délibérants (1).

(1) Si le Concile s'était tenu au Tort, le Chapitre nViït pas manqué de le redire à tous les échos de l'histoire. Dans les procès qu'il avait à soutenir pour le maintien de ses droits, ledit Chapilre se plaisait à reproduire sans cesse les titres de gloire du sanctuaire. Il rappelait la légende de la consécration par les anges et rinstilulion de la messe : Salve, sanctaParens. Jamais il n'osa faire allusion au Concile. Aurait-il pu ainsi oublier le plus solide appui de ses revendications !

La seconde opinion, peu répandue, relègue le Concile aux faubourgs de la ville, dans le monastère de Saint-Alyre.

Un mot vague, puisé dans une chronique fort postérieure à l'événement, fait tous les frais de ce sentiment (1).

L'oratoire des Bénédictins était alors en construction; il n'avait, à celte heure, nulle prétention aux honneurs (2),

La troisième opinion, à l'instar de ses aînées, n'a aucune consistance. Elle a été soutenue par M. Marlha-Becker (3), qui s'est appuyé sur une tradition de source moderne. Au dire de l'écrivain, le Concile se serait réuni dans une chapelle à laquelle se serait substituée plus tard le monastère des Jacobins, quartier de ce nom, à Test de Clermont. Fiéchier, dans ses Mémoires sur* les Grands Jours d'Auvergne, s'est fait l'écho de celle assertion. « Nous entrâmes, dit-il, dans cette maison, qui est célèbre par un Concile qui s'y est tenu sous le Pape Urbain IL en 1095, clans lequel on conclut cette grande croisade, qui a été la plus célèbre expédition qui ait jamais été entreprise sur le royaume de Jérusalem (4).»

L'existence d'une chapelle en cet endroit, au xi e siècle, est fort -problématique. Nous savons, par le livret De Ecclesiis, qu'il n'en existait point en 950. Rien ne prouve que dans l'intervalle qui sépare cette date de celle du Concile, une église aux dimensions assez vastes pour recevoir le nombre des Pères, ait été construite hors des murailles, au milieu d'une vaste esplanade, sans groupe d'habitants pour s'y rattacher par les liens du service religieux. Les Dominicains, qui s'établirent à Clermont vers 1246, n'auraient pas manqué, dans la suite, de faire ressortir <c la vénérabilité d de leur monastère annexé à une antique fondation. Ce souci des origines reculées a été la passion du moyen-âge. Or, dans

(1) M. Adolphe Michel a adopté celte opinion. (L'Auvergne et le Velay.)

(2) La chapelle de Saint-Alyre ne fut terminée et consacrée qu'on 1106, c'est-à-dire 11 ans après le Concile,

(3) Annales scientifiques de l'Auvergne, année 1854.

(4) Edition Gonod, p- 204.

aucun écrit dominicain, nous ne trouvons tç?ice de cette préoccupation. Le P. Richard, des Frères- Prêcheurs, a publié de 1760 à 1762, en o volumes in-folio, un Dictionnaire universel des sciences ecclésiastiques ; il y parle de Clermont et de la Croisade ; en fils respectueux des gloires de son ordre, il devait mentionner un fait d'une telle importance pour le rayonnement de la colonie d'Auvergne en général, et pour la maison de Clermont en particulier.

Or, le P. Richard met nettement le Concile à la Cathédrale.

En somme, Kléchier a ramassé un propos inconsidéré et en a grossi les pages superficielles de son manuscrit, chefd'œuvre de préciosité alambiquée.

M.Gonod, éditeur de Fléchier, signale la cause probable de Terreur (1). En 1263, par ordre du Pape Urbain IV, tous les évoques de la province de Bourges s'assemblèrent dans le couvent des Jacobins ou Dominicains, pour régler les différends survenus entre Gui de La Tour, évêque de Clermont, et les religieux de La Chaise-Dieu. Il s'est établi une confusion entre celte assemblée et celle du Concile (2),

(1) Loc. cit., p. 204, note.

(2) La critique ne peut accepter les assertions qu'a émises M. Marlha- Becker.

Nous y revenons parce qu'elles ont induit en erreur le géographe Elisée Reclus.

Pour M. Martha-Beoker, le Concile se serait réuni dans une église qui occupait la petite rue Godefroy-de-Bouillon.

L'entrée de l'édifice serait encore indiquée par l'arcade de pierre qui se voit au commencement de cette rue.

Cette arcade, dit l'écrivain, en a remplacé une plus ancienne qui surmontait le porche et qui dominait un escalier, donnant accès sur la place Delille. Ce serait là, près de cette arcade, qu'aurait été placée l'estrade du sommet de laquelle Urbain se fit entendre à la foule.

Tout cela est avancé sans preuves. A notre avis, il n'y avait pas d'église en cet endroit, et, par conséquent, point d'arcade; les fossés de la ville sillonnaient la place Delille dans toute sa longueur, la foule ne pouvait donc ni se rendre ni se déployer à l'aise fut ce point. M. Martha-Becker, esprit éminent, n'a jamais pu se faire illusion sur l'avenir d'une thèse qu'aucun document ne corrobore.

Elisée Reclus avait évidemment cette thèse sous les yeux lorsqu'il a écrit les lignes suivantes dans sa Géographie universelle : « Parmi ses

Reste la quatrième opinion, à laquelle nous adhérons complètement (1). Elle est la seule acceptable. C'est dans la Cathédrale que siégea le Concile. L'édifice bâti, o^u plus exactement consacré par l'évêque de Clermont, Etienne II, possédait en étendue la surface de la Cathédrale actuelle, en défalquant toutefois, en faveur de cette dernière, la travée occupée par les clochers modernes et une travée ou deux de l'abside. Peut-être aussi avait-il moins de largeur. Les mesures, en longueur, sont clairement indiquées par la présence, récemment constatée, de la crypte romane, enfouie sous le chœur de l'œuvre ogivale et par l'assiette bien connue de la vieille tour romane, démolie, il y a un certain nombre d'années, pour construire, sur son emplacement, le portail et les tours à flèches, conçus par Viollet-le-Duc (2).

Les autres églises de Clermont furent peut-être utilisées par les commissions chargées de préparer les matières .des séances générales. Mais nous estimons que la Cathédrale a eu le monopole exclusif des sessions solennelles.

monuments, Clermont compte l'église du Port, où commença le mouvement de la première Croisade, et l'on montre encore derrière l'édifice, sur la place qui reste de l'ancien agger publions de Nemetum, l'endroit où siégeait le Pape Urbain II et où se tenaient les séances solennelles du Concile. » (Tome II : France; chap. v. Le Plateau central de la France; Hachette, p. 46*5.)

Comme il arrive d'ordinaire, Elisée Reclus renchérit sur son devancier ; il veut le compléter en y ajoutant ses propres imaginations.

La Croisade ne commença pas au Port ; Vagger publicus appartint très peu à Nemetum; il appartint à Augustonemetum ; quant à l'endroit où siégeait le Pape et où se tenaient les séances solennelles, nous savons ce qu'il faut en penser.

(1) Audigier {Bist. rnanuscr. de Clermont, Bibliothèque nationale) ; Dufraisse (Orig. des Egl. de France) ; Majour (Apologie des Chanoines de la Cathédrale et des citoïens de Clermont) ; Gonod (Chronologie des Evoques de Clermont)^ ont adopté ce sentiment.

(2) Bien qu'édifiée un peu hâtivement, la cathédrale du Concile ne manquait pas d'élégance. Nous en avons la preuve dans ce fait que le roi Robert-le-Pieux, en 1010, ordonna qu'on la prît pour modèle dans la construction de l'église de Saint-Aignan, à Orléans. « Caput autemipsius monasterii fecit miro opère in similitudinem monasterii sanctœ Mûriœ et sanctorum Agricolœ et Vitalis in Clarornonte constitutif » [Chronique d'Helgaud*)

La première de ces sessions eut lieu au jour fixé, le dimanche 18 novembre, et selon le cérémonial alors en usage. L'ouverture des assemblées conciliaires s'est toujours accomplie au sein de rites sacrés et de prières liturgiques, qui ont pu varier suivant les temps, mais dont le fond a toujours été à peu près le même.

Il est donc à croire que le jour et l'heure venus, le Pape et les Pères durent se rendre processionnellement à l'église Cathédrale. Là, le Souverain Pontife prit place au milieu du sanctuaire sur un trône. En même temps, les Pères se mirent à ses côtés, suivant les exigences et les règles de la hiérarchie.

Tous étant ainsi rangés dans un ordre imposant, on commença par les supplications prescrites pour la circonstance. Après quoi, le Pape ayant déclaré que le Concile était et restait ouvert, ordonna que promulgation nouvelle fut faite des décisions des conciles de Melfi, de Bénévent et de Plaisance. Or, parmi les décisions de ces divers conciles, il en était une qui fulminait Tanathème contre Henri IV et sa créature, l'antipape Guibert (1).

Après l'empereur, ce fut Philippe I er qui eut à subir les censures de l'Eglise, pour son union doublement adultère avec Bertrade de Montfort. Retenu par sa passion, le roi avait laissé s'écouler le délai assigné. Il fallut lui rappeler avec éclat l'exécution de sa promesse.

Urbain, dont la douce temporisation, en cette matière, soulevait déjà des murmures, fut fidèle à sa mission. Se levant donc dans toute la majesté de son ministère apostolique, insensible aux prières et aux présents, il prononça la sentence contre le souverain criminel et contre sa complice couronnée (2).

(1) Chronique de Berthold.

(2) « Si le clergé, jusqu'à la fin du xn° siècle, pèse sur les princes, c'est surtout pour refréner en eux et au-dessous d'eux^ les appétits brutaux, les rébellions de la chair et du sang. » (Taine : VAncien régime.)

Ainsi fut exécuté le programme de cette journée.

Chercher à opérer le dénombrement de tous les membres du Concile serait une prétention irréalisable. Nous devons nous borner, à la suite des chroniqueurs, témoins oculaires, à signaler les plus marquants d'entre eux.

Le nombre des assistants, qui a dû varier en lui-même, suivant les différentes sessions^ varie aussi suivant les historiens.

Baudric de Bourgueil pense qu'il s'y trouvait 200 archevêques, évêques et un plus grand nombre d'abbés (1).

D'après Berlhold , il y aurait eu 250 archevêques ou évêques, sans compter les abbés. « On y vit, dit-il, jusqu'à 250 crosses épiscopales : » 250 pastorales virgœ notatœ sunt.

Orderic Vital affirme qu'on y compta 13 archevêques, 225 évêques et c une multitude d'abbés et autres personnes ayant charge d'âmes. ï>

L'auteur des actes de Lambert, évêque d'Arras, donne le même nombre d'archevêques et d'évêques, auquel il ajoute plus de 90 abbés*

Clarius, dans sa Chronique du Monastère de Saint-Pierrele-Vif, avance qu'on y voyait 300 évêques ou abbés. -

Guiberl de Nogent évalue à 400 le chiffre des crosses épiscopales et abbatiales (2). <r À la suite des prélats, dit-il, afflua au Concile la littérature de toute la France et des Elats environnants. »

Enfin, l'auteur des Actes des Evêques de Tours et des Abbés de Marmoutiers opte pour une approximation marquée par le total de 500: in prœsentia qitingenlorum fermé patrum.

De ces témoignages, il résulte que le nombre des assistants ne fut ni inférieur à deux cents, ni supérieur à cinq cents.

Selon nos conjectures, il se rapprocherait plus probablement de ce dernier chiffre. On l'établit facilement par les

(1) Edit. Bongars, loc. cit.

(2) « Proinïnentcs ferulas. »

documents du temps qui nous permettent de compter comme présents : une quinzaine de cardinaux ou prélats de la suite du Pape, une quinzaine d'archevêques, deux cent vingt-cinq évêques, une centaine d'abbés et plus de cent théologiens ou moines, amenés par les évêques et les abbés ou chargés de représenter les absents empêchés. Nos conclusions semblent ainsi se justifier sans peine.

Des Pères, les uns étaient venus d'Italie et d'Espagne, les autres, en petit nombre, d'Angleterre et d'Allemagne ; la France fournit le plus fort contingent.

Pour plus de détails, nous donnons la liste des noms qui ont été sauvés de l'oubli (1).

Cardinaux et Prélats

Anselme , archevêque de

Milan ; Daïmbert , archevêque de

Pisc ; Ranger, archevêque de Reg-

gio; Jean, évoque de Porto; Gualtier, évêque d'Albano,

légat d'Angleterre ; Bruno, évêque de Segni ; Jean de Gaëte, chancelier de

l'Eglise romaine ; Grégoire de Pavie, diacre de

l'Eglise romaine ;

de la suite du Pape

Hugues de Verdun, diacre de l'Eglise romaine;

Richard de Saint-Victor de Marseille, cardinal ;

Richard, archidiacre deMelz, créé cardinal et légat du Saint-Siège en Lorraine et en Germanie, au Concile même de Clermonl ;

Teuzon, cardinal ;

Renchion, cardinal ;

Milon, moine de St-Albin;

Henri, abbé de Mazzara, en Sicile,

Archevêques et Evêques étrangers

Bérenger , archevêque de Tarragone ;

Bernard, archevêque de To-' lède et légat du Saint- Siège en Espagne ;

Dalmas, évêque de Compos-

telle ; Pierre, évêque de Pampe-

lune ; Poppon, évêque de Metz ;

(1) Nous parvenons à dresser celte liste en combinant les œuvres de Mabillon, de Dom Ruinart et des chroniqueurs de l'époque.

Pibon, évêque de Toul ; Boson, abbé du Bec, délégué

N., délégué de Richer, évê- de saint Anselme, arche-

que de Verdun ; vêque de Cantorbéry.

L'es trois évêchés de Lorraine relevaient alors de la métropole de Trêves.

Archevêques et Evêqaes français

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