MÉTROPOLE DE NARBONNE
Dalmas, archevêque de Nar- Godefroy, évêque de Mague-
bonne ; lonne ;
Bertrand, évêque de Lodève; Bertrand, évêque de Nîmes .
MÉTROPOLE D'AIX OU d'AUGH
Pierre, archevêque d'Aix (aqaen&is), ou d'Auch (axiensis).
Abbés
Richard, cardinal, abbé de Si- Victor de Marseille ;
Robert, abbé de St-Remy de Reims, historien de la Croisade ;
Lambert, abbé de St-Bertin;
Lauzon, abbé de St- Vincent
de Metz ; Baudric, abbc de Bourgueil,
en Anjou, historien de la
Croisade ;
Hugues, abbé de Cluny ; Bertrand, abbé de Marmou-
tiers (Tours) ; Etienne, abbé de Nayen
(Tours); Geoffroy, abbé de Vendôme; Gontard, abbé de Jumiège ; Noël, abbé de Saint-Nicolas
(Angers) ;
Guillaume, abbé de Saint- Florant (Angers) ;
Gausmare, abbédeSt-Pierre en l'île Germanique , ou Moutier - la- Celle , près Troyes (seu de Cellaprope Trecas) ;,
Raynald, abbé de Saint-Cyprien de Poitiers ;
Gervais, abbé de Saint-Savinien, près Tarbes ;
Pierre deCha rroux (Poitiers) •
Pierre d'Aniane (Maguelonne) ;
Guibert, abbé de Nogent, historien de la Croisade ;
Àdhémar, abbé de Saint- Martial, Limoges ;
Gérard , abbé d'Uzerche , près Brives ;
Ausculf, abbé de Sain t- Jean d'Àngély, près Saintes;
Jarenton, abbé de Saint- Benigne (Dijon);
Àlod ? abbé de Saint- Vaast (Arras) ;
Hameric , abbé d'Anchin (Arras) ;
Ermengarde, abbé de Cluse ' (Piémont) ;
Seguin, abbé de Lezay;
Bertrand, abbé de St-Pierre ou du Mas-Garnier ;
Foucher, moine de Chartres, historien de la Croisade ;
Pierre de Pontgibaud, abbé de St-Alyre (Clermont) ;
Pons, abbé de La Chaise- Dieu ;
Pierre deCiziers, abbé d'Aurillac ;
Bernard de Chanat, abbé de Riom et prévôt de Saint- Pierre de Pébrac ;
Etienne, prieur de Saint- Flour ;
N., abbé de Saint-Symphorien de Thiers ;
N., doyen de Saint-Pierre de Mauriac.
Quant aux princes, ducs, comtes, barons, chevaliers et seigneurs, le nombre en fut si considérable, que les chroniqueurs contemporains n'ont pas même songé à nous donner le nom des principaux d'entre eux. La noblesse de France, une bonne partie de celle d'Italie, de Lorraine, de Bohême et de Hongrie, se trouva à ce rendez-vous des peuples.
On fixe à près de cent mille le chiffre d'étrangers attirés dans notre ville (1).
(1) Nous attribuons» ce chiffre 100,000 un sens vague, indéterminé. Les historiens n'ont point fait le dénombrement même approximatif des assistante. Toutefois, si Ton considère qu'à Plaisance, synode préparatoire,
Aussi, dès le milieu de novembre, la cité arverne et les villages d'alentour ne purent -ils suffire, au dire d'une chronique contemporaine, à contenir cette immense multitude, et la plupart des pèlerins se virent contraints de dresser tentes et pavillons dans les plaines ou sur les collines du voisinage et de camper ainsi en plein air, <r bien que la saison et le pays fussent d'une extrême froidure. »
Durant quinze jours, le paysage clermontois fut le théâtre d'un fourmillement intense d'hommes, au langage bizarre et aux costumes étranges.
Le preux bardé de fer coudoyait le vilain revêtu du froc et armé du gourdin ; le moine, à la tête rasée, attirait l'attention des enfants curieux, perdus dans les groupes; Pierre l'Ermite passait le regard en feu. On n'entendait partout que des cliquetis de lances et de boucliers. La fièvre s'emparait peu à peu des âmes ; c'était celle dont avaient éprouvé les mâles atteintes, les soldats de Charles Martel, au matin de la mémorable journée de Poitiers.
il se trouva 30.000 laïc?, est-on téméraire en triplant ce nombre pour ce qui concerne le Concile de Glermont où la grave question qui remuait les esprits devait être résolue. Clermont qui possédait alors vraisemblablement une population de 20 à 25,000 âmes, assuia le premier apport ; il ne fut pas difficile à ce xi e siècle, si épris des déplacements, de fournir les autres contingents. On ne s'éloigne guère de la vérité, à notre avis, en v fixant à 80 ou 90,000 le chiffre des témoins de la proclamation de la Croisade.