CONFLIT AVEC MARSEILLE
Cela paraît en effet à peu près certain. A part Citharista et Gargarius, y aurait-il eu deux villes appartenant d'une part au territoire municipal arlésien et d'autre part à révêché de Marseille, assez importantes pour qu'on put leur donner des évêques? Et les sièges épiscopaux de ces deux villes se seraient-ils trouvés vacants dans le même moment de crise? Proculus aura donc érigé en évéchés les deux paroisses que le pape avait déclaré retrancher de son diocèse. On comprend sans peine qu'il y ait trouvé avantage. Tant que Citharista et Gargarius étaient demeurées des paroisses, l'évoque d'Arles avait eu des droits à faire valoir sur elles. Devenues de petits évôchés distincts, elles échappaient aux revendications arlésiennes.
Les deux évêques institués à Citharista et à Gargarius furent deux clercs qui avaient eu déjà des comptes à rendre à la juridiction ecclésiastique, Ursus et Tuentius. Ursus avait été précédemment mis à la tête d'une paroisse dans un évêché de la Narbonnaise seconde, et avait dû l'abandonner à la suite d'une condamnation provoquée par une pétition accusatrice des fidèles : le synode qui Tavait frappé avait eu pour président Proculus lui-même. Tuentius avait été dénoncé à Rome comme priscillianiste (i). Tous deux étaient anciens moines — Tun des motifs de leur condamnation antérieure était
transccDdit erromn, ut terrîtoriis indebitis, ad Arelatensium civitalcm aotiquitus pcrtiijcntibus, locarentur ? (Et plus loin : iocorumque alienorum impudent issima usurpatio.) Cf. ep. Placutt Apostoticac^ t) 3.
(1) Zosime, £p. Cum aJvârsuSf ^ t et 3.