‹ Le concile de TurinChapitre 49 sur 120 · LA PROVINCE DE MARSEILLE · texte numérisé non relu

LA PROVINCE DE MARSEILLE

qu'on les avait reconnus moines girovagues (i), — et particulièrement odieux au parti de Patrocle.

En créant évoques de tels personnages, et en de tels évôchés, Proculus avait hautement manifesté qu'il n'attribuait aux décisions de Tévêque de Rome en faveur de Tévêque d'Arles aucune valeur canonique. Pour marquer plus clairement encore son intention^ il se fit assister, dans l'ordination d'Ursus et de Tuentius, par l'ancien évoque d'Arles Lazare, que Zosime avait privé du sacerdoce et exclu de la communion catholique (a). Patrocle, pour relever un tel défi, ne put que réclamer du pape l'annulation des deux ordinations. Tout un dossier relatif à cette affaire fut expédié à Rome. Proculus fut ajourné à comparaître en personne devant le concile romain (3).

La juridiction de Proculus était bien digne d'être défendue. Dans l'organisation ecclésiastique de la Gaule, comme autrefois dans son système politique,

(1) Ihid.^ ^ 4. DUuntur entm circuJatorts êsse, quod nos ex stnttntiis agnuvimus in eorum damnatione sacerdotali auctoritatt proiatisy quas in diversts regionibus txceperunt. Il faut traduire circulatores par : moines girovagues. Cf. Sirice, ep. Cogitantibus nobiSf g 4 (Migne, t. XIII, col. 1165). Sirice condamne ici tes ordinations données  des transeuntts^ sive simulent^ sivê sint monaeki, quod se appeîiant. C'est au même genre de personnes que paraît s'appliquer le I*' canon du concile de Nimes (396. — Hefele, t. 11» 2' éd., p. 61). Sur l'hostilité que l'on gardait en Gaule contre les clercs anciens moines, voir Célestin 1", ep. Cuperemus quidem^ § 2 (Migne, t. L, col. 430 ; la lettre est de 428^

(j) Ep. Cum advenus^ i 2, — Ep. Magnum pondus^ § 4. Il me parait probable que cette lettre est des premiers temps de Tépiscopat de Zosime.

(3) Ep. Mulia contra.

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