TOURS OV TURIN
Dans Tintitulé de la lettre synodale, tous les auteurs étaient d'accord pour traduire les mots : in urbe Taurinantium par : à Turin. Momnisen entend que le concile se tint dans la cité des Turons, c'est-à-dire à Tours (i). La ville de Tours, dans le livre d'Ammien Marcellin (a), composé vers 390, dans la Notice des Gaules (3), qui paraît devoir être attribuée aux premières années du v* siècle, et dans la chronique de Prosper d'Aquitaine (4). dont la rédaction première remonte à Tannée 433, est appelée Civitas Turinorum. On peut supposer facilement qu'un copiste ou un collecteur de canons écrivit Taurinorum pour Turinorum. L'erreur commise aurait ensuite été aggravée par le changement de Taurinorum en Taurinantium. Aussi bien, remarque Mommsen, le concile dont la lettre synodale nous
(l) Die SynaJe von Turin, in Ntués Arehiv, t. XVII, p. 187-188. Cf. Chronica minora, t. I, p. 577. La conjecture de Mommsen a été combattue par M. Duchesne; v. Comptes rendus de l'Académie des Inscriptions, 40 série, t. XIX, 1891, p. 369 : Concile de Turin ou concile de Tours ?
(j) AramicQ Warcellin, XV, 11, 12, Turini. Pour la date delà composition du livre, voir la préface de Gardpthausen, p. iï.
{3) Chronica minoray éd. Mommsen, t. I, p. 58b: civitas Turinorum. La Notifia Galliarum, qu*on en fasse un document civU ou un document ecclésiastique, est antérieure au transfert à Arles du chef-lieu de la préfecture des Gaules et à la coniititution de la province ecclésiastique arlésienne. Elle paraît donc avoir été certainement rédigée avant 417.
(4) Proâpcri Tironis Epitoma Chronicon ad a. 381 {Chronica minora, t. I, p. 461) : Martinus cpiscopus Turinorum Galliae cici~ tatis (Pour la date de Tédition primitive, ibid, p. 345).