‹ Le concile de TurinChapitre 95 sur 120 · PROTESTATION DB \^ENNE · texte numérisé non relu

PROTESTATION DB \^ENNE

une influence exceptionnelle. D'autre part, on ne pouvait satisfaire aux désirs des amis de Ravennius qu'en dépouillant de leur juridiction les trois métropolitains de Vienne, Narbonne et de Marseille (i). Or rien ne fait croire que Léon eût, pour les droits historiques des métropoles provinciales, le dédain injurieux de Zosime ; il n'avait aussi, autant qu'il paraisse, aucune raison particulière de frapper Nicétas de Vienne, Rusticus de Narbonne, ou Vénérius de Marseille. L'acte de violence et d'arbitraire qu'on lui proposait d'accomplir eût rendu l'autorité romaine odieuse à beaucoup d'églises. Un incident venait d'avertir le pape de ce danger. L'évêque de Vaison étant mort en 449, Ravennius, impatient de prendre possession de sa charge de métropolitain et devançant le privilège que Léon avait promis de lui accorder, était allé ordonner un successeur à cet ancien suffragant d'Hilaire. Nicétas de Vienne, fort peu disposé à abandonner une seconde fois les pouvoirs qu'il avait recouvrés sur la Viennoise méridionale, avait aussitôt porte plainte à Rome; il avait adressé au pape un mémoire où il établissait les droits traditionnels de son siège à la juridiction sur la province entière, et lui avait dépêché des légats, qui plaidèrent la cause de Vienne contre les légats arlésiens (3).

(i) Peut-être aussi d*Embrun, car entre 445 et 449, si un évèque eut â faire fonction de métropolitain dans les Alpes-Maritimes, ce ne peut avoir été que Tévéque d*Embrun.

(2) L^on, ep. Lectis dileciionis^ du 5 mai 450 (Migne, t. LIV, coi. 884, Bp. Marox.r p. 201. ii i... Sed petitionem fratemitatis vestrx Viennensis episcopus, misais litteris et legatis, sua auggestione pracvenerat, conquerens Arelatcnsem episcopum ordi-

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