NOTICES BIOGRAPHIQUES
Pères du Concile du Put,
S. 6. Mgr le Prince Charles-Amable de LA TOUR D'AUVEROHE LAURAGUAIS, Patriarche, Archevêque de Bourges, Primat des Aquitaines, Assis* tant au Trône pontifical.
lie Prince Charles- A mable de la Tour d'Auvergne Lauraguais naquit à Moulins (Allier) le 6 décembre 1826 .11 commença ses études, à Arras, sous les yeux de son grand oncle, le Cardinal de La Tour d'Auvergne, et les continua à Paris comme élève du Collège Stanislas, puis du Petit-
Séminaire Saint-Nicolas, alors dirigé par M.
l'Abbé Dupanloup, depuis Évèque d'Orléans.
En 1843, vers la fin de ses humanités, se sentant appelé à l'état ecclésiastique, il reçut la tonsure, entra au Séminaire d'Issy pour y faire sa Philosophie et suivit ensuite le cours de Théologie, au Séminaire Saint-Sulpice, à Paris.
Durant les années de son Grand-Séminaire, l'Âbbé de la Tour d'Auvergne, sans négliger aucune branche de la science sacrée, s'adonna avec zèle et succès à l'Œuvre des Catéchismes de la paroisse de Saint-Sulpice.
Ordonné Prêtre, à Arras, par son Oncle, le 12 Août 1849, le Prince-Abbé reçut immédiatement le titre de vicaire général, H était chanoine honoraire depuis le jour de son sous-diaconat.
Le Cardinal de la Tour d'Auvergne étant mort en 18S1, Mgr Parisis, qui lui succédait sur le siège de saint Vaast, n'hésita pas, lui qui se connaissait en hommes, à retenir auprès de lui, en qualité de vicaire général, le neveu de son éminent Prédécesseur. Formé à l'école d'un tel mdtre^ le jeune Grand- Vicaire fut bientôt à même
de prendre ane part importante à l'administration diocésaine.
Mais les affaires administratives n'absorbaient pas entièrement l'activité du vicaire général. Il trouvait le moyen de s'occuper d'une foule d'Œuvres de zèle ; de Catéchismes^ de Direction^ de Prédication^ de Cercles militaires^ de Retraites dans les communautés religieuses, etc. Il se dévoua particulièrement à la maison des Sœurs de la Providence, dont on peut le considérer comme le Fondateur et le Père.
Ce ministère, plein de sagesse et de précoce maturité, produisait depuis cinq ans des fruits de charité, de lumière et d'édification, dans le diocèse d'Arras, lorsque, en 18K5, Mgr Parisis vit son Grand-Vicaire appelé à Rome, comme Auditeur de Rote pour la France. Peu de temps auparavant M. l'Âbbé de la Tour d'Auvergne avait été nommé Protonotaire Apostolique.
Durant les années qu'il passa dans la Yille Etemelle, Mgr de La Tour d'Auvergne s'appliqua avec bonheur à développer ses connaisnaissances en Droit canonique, en Histoire ecclé-
•iastigue et en Archéologie sacrée ; il étudia avec amour les hommes et les choses de Rome ; ses relations se multiplièrent avec les Évoques et les pieux pèlerins du monde entier qui le recherchaient à l'envi pour leur cicérone dans la visite des Catacombes. Mais ce qui crût par-dessus tout dans l'Ame du Prélat, ce fut son attachement à la Chaire infaillible de Pierre et sa filiale vénération pour l'Auguste Personne de Pie IX.
En 1861, Mgr de la Tour d'Auvergne devint Coadjuteur avec future succession de Mgr Menjaud, de si douce et pieuse mémoire.
Préconisé dans le Consistoire du 22 juillet, avec le titre d'Archevêque de Colosses in parti . buSj le Coadjuteur de Bourges reçut l'onction épiscopale le 1*' août, à Rome, dans l'église Saint-Louis dos Français, des mains du cardinal Villecourt, assisté de NN. SS. Spaccapietra, archevêque de Smyme,et Gianneili, archevêque de Sardes in partibus^ aujourd'hui cardinal.
Mgr Menjaud ne survécut que peu de mois à l'arrivée de son Coadjuteur. Le 10 décem-
Ji>re 1861 il expirait, et Mgr le Prince de la Tour d'Auvergne lui succédait sur le siège de saint
Ursin.
L'un des premiers soins du nouveau Prélat fut de confirmer son Clergé dans Y adoption du Rit Romain^ et de constituer V Unité du Chant liturgique; puis, pour venir en aide à la détresse du Saint-Père, il établit l'Œuvre du Denier de Saint-Pierre, qui continue chaque année de produire d'abondantes aumônes. Peu de temps après naissait Y Œuvre des Séminaires; la Caisse de retraite pour les prêtres âgés et infirmes recevait une organisation définitive ; Monseigneur célébrait le premier de ses Synodes triennaux, établissait Y Adoration perpétuelle, et successivement portait sa sollicitude sur les Retraites pas-» U>rales et sur les Conférences ecclésiastiques.
Au nom du Saint-Père, et par délégation spéciale, Sa Grandeur a couronné la statue de Notre- Dame de Touvent et celle de Notre-Dame du Sacré-Cœur d'Issoudun, Madone aujourd'hui connue dans tout l'univers catholique, et qui compte plus de quatorze millions de fidèles dans
if.
fon Association. Deux mandements, Tun sur Y Opportunité^ Tautre sur Y Autorité du ConcUe du Vatican^ éclairèrent, en leur temps, d'une lumière opportune la question de Y InfaillibiKté pontificale^ qui soulevait alors bien des controverses. Les deiix Petits-Séminaires de Saint- (>élestin et de Saint-Gaultier, se virent doter chacun d'une magnifique chapelle; un Comité consultatif des édifices diocésains fut institué pour examiner les projets de construction et de réparation des églises et des presbytères; un autre Comité diocésain (T histoire et d^archéologie s'organisa en môme temps à l'archevêché.
La piété de Monseigneur imprima une impulsion puissante et efficace aux Pèlerinages de Sainte-SolangCj Patronne du Berry, de Notre- Dame de Vaudouantj de Notre-^Dame du Sacrée Cœur y de Notre-Dame des Enfants^ de Châteauneuf-sur*Cher.
Mgr de la Tour d'Auvergne a consacré plus de quarante églises. Il achève cette année la troisième visite générale de son diocèse. Il a fait le Pèlerinage de Lourdes et celui de Paray-le-
JUpmalhlsL tête de ses diocésains. Sa Grandeur est allée en outre assister aux Pèlerinages de Notre-Dame de Chartres^ de Roc-Arnadour^ de Noire-Dame de Pitié, en Vendée, an Saint-Suaire de Cadouin, en Périgord, oii Elle a prononcé un beau discours. On n^a point oublié son Oraison funèbre dé Mgr Parisis, son Discours pourlevvigt' cinquième anniversaire de la consécration épiscopale de Mgr Berteaud, ni ses Allocutions latines aux Synodes diocésains.
La. charité de Monseigneur, outre les occasions quotidiennes dans lesquelles elle s'exer* ce, s'est montrée dans toute son expansion à l'époque de la dernière inondation de la Loire, et les habitants de Ménétréol-sous-Sancerre conservent le souvenir des aumônes abondantes et des touchantes consolations que leur Évêque a daigné aller, au prix de mille fatigues, leur prodiguer lui-même.
L'épreuve n'a pas manqué à Mgr de la Tour d'Auvergne; mais, ni les ruines fumantes de son palais archiépiscopal, sous lesquelles périrent tant de choses d'un grand prix, ni la tombe deux
fois ouverte^ à court intervalle, pour engloutir les plus chers objets de ses affections de famille, ne purent ébranler son âme vaillante, saintement soumise aux adorables volontés de Dieu.
Mgr de La Tour d'Auvergne, depuis son élévation sur le siège métropolitain de Bourges, a fait plusieurs fois le voyage de Rome; en 1862, pour la Canonisation des Martyrs Japonais ; en 1867, pour les fêtes du Centenaire de saint Pierre; en 1869, pour assister au Concile du Vatican, où il eut, selon l'expression de Mgr Mermillod, a une grande et noble part » ; en 1873 et en 1874 pour la Visite ad Limiruz.
Mgr l'Archevêque de Bourges est Assistant au Trône pontifical. Chanoine d'Honneur des Cathédrales d'Arras et de Carcassonne et Officier de la Légion d'Honneur.
Il porte pour armoiries :
Ecartelé : aux i et it de France , à la tour d argent, qui est de la Tour ; aux 2 et ^ de gueules à la croix d! or, clichée, vidée et pommetée, qui est de Toulouse ; sur le tout, dor, au gonfanon de gueules, frangé de sinople, qui est d' Auvergne.
Mgr Pierre-Marc LE BRETON, Évéque du Puy, Assistant au Trône pontifical.
Mgr Li Breton, est né à Pleven, diocèse de Saint*Brieuc, le 2S avril 187K.
Il fut distingué, tout jeune encore, par Mgr Le Groing de La Romagëre ; et les Évêques qui se succédèrent^ depuis, sur le siège de Saint- Brieuc lui donnèrent toute confiance.
Secrétaire de FÉvèché, professeur au Séminaire, chanoine titulaire de la Cathédrale; Député du Chapitre au Concile provincial de Rennes, Théologal^ Officiai, Examinateur synodal; Vicaire- Général Capitulaire dans la vacance qui suivit la mort de Mgr Le Née, vicaire général honoraire sous Mgr David, Tabbé Le Breton trouvait encore, au milieu de toutes ses charges, le temps de vaque»^ au ministère des âmes.
Il était chanoine titulaire depuis 1839, et, depuis quatre mois, vicaire général à Saint-
Brieuc, lorsqu'un Décret du 16 mai 1863 le désigna pour succéder à Mgr de Morlhon, sur le siège du Puy.
Préconisé le 28 septembre de la même année, Mgr Le Breton fut sacré le 15 novembre suivant, dans la Cathédrale de Saint-Brieuc, par S. Ém. le cardinal de Bonald, archevêque de Lyon, assisté de Mgr Lyonnet, évêque de Valence, et de Mgr Epivent, évêque d'Aire.
Il publia sa première lettre pastorale le jour de son sacre, et fit bientôt après son entrée
solennelle dans sa ville épiscopale. Il a donné quatre-vingt-cinq Mandements ou lettres circulaires, sur différents sujets pratiques, notamment sur le Jubilé^ la Vigilance, le Mariage chrétien^ le Voyage ad limina, le Dimanche, le Concile œcuménique, la Réconciliation avec Dieu.
Au digne Évêque du Puy, qui avait occupé une si belle pkce au Concile du Vatican, où il s'est assis au premier rang parmi les défenseurs des prérogatives de l'Église et du Pape, devait encore appartenir l'honneur d'avoir une
patrt principale au Concile provincial. La reconnaissance nous impose le devoir, bien doux à notre cœur, de remercier ici le vénérable Évêque de sa bonne et si généreuse hospitalité.
« L'hospitalité de Monseigneur du Puy est a digne d'un évoque. Il se conforme à la recom- « mandation de l'apôtre, qai fait de l'exercice o: de la charité envers les hôtes une vertu épis- <ic copale. Plein de force morale et d'énergie « bretonne, il surmonte, pour s'occuper de c nous, un état de fatigue profonde et de dou- « leur; son zèle, d'ailleurs, ne lui permet pas de <c de s'absenter des travaux du Concile ^ • )^
Monseigneur du Puy a dirigé, comme Président, la troisième Congrégation efe Casibus reser" vatis.
En vertu d'un privilège attaché au siège du Puy, Mgr Le Breton est décoré, comme les évèques d'Autun et de Marseille, du sacré Pal- Hum. Il est Assistant au Trône pontifical, depuis le 17 juin 1867, Chanoine d'Honneur de Saint-
^ Extrait du Journal d'un membre du Concile*
Brieuc, de Rennes et d'Aire, et a été nommé Officier de la Légion d'Honneur pendant le Concile du Puy.
U porte pour armoiries :
De gueules, au menhir âor surmonté dune croix du même, le tout sur une terrasse de sinople; au chef semé (T hermine, qui est de Bretagne, avec la devise : bretoun bei'red «breton toujours».
S. 0. Mgr Louis-Charles FÉRON, Évêque de Glermonti Assistant au Trône pontifical.
Mgr Louis-Charles Féron, né à Saint-Grégoiredu-Yièvre, diocèse d'Évreux, le 30 novembre 1793, reçut dans sa famille d'excellents principes religieux, et fut ordonné prêtre après avoir fait de solides études littéraires et théologiques.
Nous le voyons successivement professeur au Séminaire d'Évreux jusqu'en 1822, et chanoinearchiprêtre de Motre-Dame d'Évreux, où il montra autant de capacité que de zèle, durant dix années d'un pastorat fécond en bonnes œuvres.
Une ordonnance royale, en date du 13 novembre 1833, appela Mgr Féron au siège de Clermont, vacant par la mort de Mgr Duvalk de Dampierre. Préconisé dans le consistoire du 20 janvier 1834, le nouvel évèqne fut sacré le 16 mars suivant, à Paris, dans la chapelle des Filles de la Charité, rue du Bac, par Mgr de Quélen, archevêque de Paris, assisté de Mgr Gallard, évèque de Meaux et de Mgr Blanquart de Bailleul, évêque de Versailles. Sa lettre de prise de possession est datée du 31 mars, à Paris.
Mgr Féron a établi dans son diocèse un grand nombre d'œuvrës, toutes, pleines de sève et de vitalité. Dès le début de son épiscopat^ il fonda une Maison de retraite pour les prêtres âgés. Il a donné une grande impulsion aux Conférences ecclésiastiques, a relevé beaucoup d'églises et terminé sa belle Cathédrale.
La grande bonté^ la douce piété, comme la rare prudence du vénérable Prélat sont devenues proverbiales dans son diocèse. Il est aujourd'hui le doyen des Évéques du monde catholique.
Son grand âge ne lui a pas permis de se rendre
au CoDcile du Vatican ; le même empêchement a privé le Concile du Puy de la présence du vénérable Évèque.
Monseigneur de Clermont est Assistant au Trône pontifical, depuis le 22 mai 1862, Cha«noine d'Honneur des Cathédrales d'Évreux et de Cahors, Officier de la Légion d'honneur.
U porte pour armoiries :
D'azur^ à la croix d'argent ancrée^ surmontée de deux alertons du même^ la tête contournée^ sans devise*
S. 6. Mgr Jean-Baptiste-Pierre-Léonard BER- TEAUD, Évèque de Tulle, Assistant au Trône pontifical.
Mgr Berteaud est né à Limoges le 30 novembre 1798.
Après avoir fait de brillantes études au Séminaire, où il était entré en 1814, il professa pendant huit ans la Philosophie au Séminaire du Dorât, nouvellement fondé. Il venait d'être
pourvu d'un canonicat à la Cathédrale de Limoges, lorsque Mgr de Tournefort, dès le début de son épîscopat, donna au chanoine Berteaud le titre de Théologal. Il s'adonna dès lors au ministère de la prédication; 11 évangélisa Paris, Bordeaux, Nantes, Toulouse, Montauban, Montpellier^ Sens, etc.
Une Ordonnance du 15 juillet 1842 proposa au Pape Grégoire XVI le Théologal de Limoges pour le siège de Tulle, devenu vacant par la mort de Mgr de Mailhet de Vachères. Préconisé dans le Consistoire du 22 juillet, Mgr Berteaud reçut la consécration épiscopale dans la Cathédrale de Limoges, le 21 septembre, des mains de Mgr de Tournefort, assisté de Mgr Féron, Évèque de Clermont et de Mgr Guitton, Évèque de Poitiers. H prit possession du siège de Tulle quelques jours après.
Mgr rÉvèque de Tulle est un théologien profond, un savant très-érudit, mais il est surtout orateur.
(( On parlera toujours de ce grand orateur qui semble avoir tro^ivé dans son berceau la lyre de
Pindare pour chanter à notre génération, qui n'était pas encore dégagée de Voltaire, les splendeurs du Christ. En chaire^ le souffle d'en haut le prenait comme sur un trépied divinement électrisé ; et roulant à travers la doctrine^ de ses hauteurs les plus vertigineuses à ses familiarités les plus charmantes, il ne s'arrêtait qu'épuisé, pour ainsi dire, avec son auditoire, de lumière et d'émotion. L'homme instruit restait accablé et ravi sous une apparition inouïe, indéfinissable de la vérité révélée; l'homme des champs la recevait comme les bergers de Bethléem la clarté de Tange, d'abord avec la crainte de l'étonnement, puis avec une joyeuse assurance et des élans naïfs vers le Sauveur ^ • 9
Les amis de Mgr l'Évèque de Tulle ont eu l'heureuse pensée de réunir ses principales œuvres en un volume, c Ce volume», dit M. le chanoine Davin, a touche tous les grands sujets et la plupart des grands événements contempo-
^ Article bibliographique sur le volume des Œuvres de Mgr Berteaud (M. Tabbé' Davin).
rains. Il traite de la Foi, du Verbe incarné, de Y Église, de la Papauté, du Sacerdoce, de Y Œuvre des Petits-Séminaires et des Missions, des Retraites ecclésiastiques, du Denier de Saint- Pierre, du Jubilé d exaltation de Pie IX et du Vingt-cinquième Anniversaire A% cette exaltation, de la Définition de F Immaculée-Conception, du Prochain Concile œcuménique, de la Liberté (Renseignement, en 1844, des Élections en 1848, de la Guerre d! Orient et de la Prise de Sébastopol, des Prières demandées pour la famille régnante le 15 août 1866, du Concile provincial de Bour-^ ges, gui allait se tenir à Clermont, en octobre 18S0. C'est à peu près la table du volume qui s'ouvre par la Lettre pastorale sur le Sacerdoce à l'occasion de l'arrivée de l'évèque dans son diocèse, le IS octobre 1812, et se clôt par la Lettre sur le Concile du Vatican.
a II n'y a guère de page dans ce volume où on ne rencontre quelque pensée neuve, quelque forme piquante et inoubliable de la vérité chrétieuQe. Le lyrisme de l'orateur perce à chaque instant dans l'allure de l'écrivain; son style a le
vol rapide, les brusques détours et retours, la souplesse et la grâce incessante de l'hirondelle; on y trouve les forts arômes et les douces senteurs des montagnes limousines; il étincelle de rudes coups de bon sens et d'eicquises finesses, et toujours il aime à planer. La phrase est ciselée d'un burin non moins soigneux que tranchant. C'est une manière de dire, enfin^ des plus rares, et à tout moment des plus heureuses. S'il faut renoncer à l'imiter, on se plaît, en souriant, à l'applaudir < . a
Mgr Berteaud a assisté au Concile du Vatican, et il y a eu une part glorieuse. Au Concile du Puy, il a présidé, la première Congrégation De Fide.
« L'évèque de Tulle a perdu beaucoup de sa force physique ; il n'a rien perdu de son zèle et de son ardeur apostolique. Il assiste à toutes les réunions conciliaires. Le jour de l'ouverture du Concile, quand on le vit gravir, plié en deux par l'âge et les travaux, les nombreuses marches du grand escalier de Notre-Dame, on a songé à ces
' M. rabbé Davin.
vénérables évèques chargés d'ans, de souffrances et de mérites, dont les historiens du Concile de Nicée nous ont laissé le portrait. H a voulu, dans la première Session publique, faire connaître aux fidèles le but du Concile, consacrant à cett& importante tâche les restes d'une voix qui meurt et d'une ardeur qui ne s'éteint pas ^ »
M. le Chanoine Delor, Curé de Saint-Pierre de Limoges, et M. Léopold Giroud ont laissé sur cet illustre Prélat quelques notes biographiques fort intéressantes.
Mgr Berteaud est assistant au Trône pontifical depuis le 22 mai 1862, Chanoine d'Honneur de Limoges, Chevalier de la Légion d'honneur,
II porte pour armoiries :
D'azur au dextrôchère mouvant â!un nuage d argent y et jetant un filet sur la mer^ le tout au naturel ; en chef un soleil rayonnant dor, et portant en cœur un X de gueules^ qui est le monogramme du Christ^ et pour devise : In verbo
A13TEM TUO LAXABO RETE.
* Extrait du Journal d'un membre du Concile.
S. 6. Mgr Pierre-Antoine-Harie LAHOUROUX de POHPIGNAC, Évèque de Saint-Flour, Assistant au Trône pontifical.
Ce digne Prélat, né à Saint-Flour le 2 juillet 1802, appartient à une noble et ancienne famille de magistrats. Il fit ses premières études au collége de sa ville natale (1814 à 1822), et sa théologie au Séminaire de Saint-Sulpice, à Paris. Peu de temps après son ordination de prêtrise, qui eut lieu le 22 décembre 1826, M. de Pompignac fut admis dans la Congrégation de Saint-Sulpice.
Après sa Solitude, il a été successivement nommé Directeur au Grand Séminaire de Rodez et Supérieur de la communauté des philosophes, à Vabres.
En 1839, M. TAbbé de Pompignac dut, pour raison de santé, quitter la Société de Saint-Sulpice. Revenu à Saint-Flour, il fut nommé chanoine honoraire de la cathédrale ; puis, en 1842, chanoine titulaire et, bientôt après, vicaire général honoraire. C'est dans cette fonction,
qu'au départ de Mgr Lyonnet pour Valence, un décret daté du 14 juin 18S7 appela Mgr Lamouroux de Pompîgnac sur le siège de Saint-Flour. Préconisé dans le Consistoire secret tenu à Bologne, le 3 août, il fut sacré à Saint-Flour, le 28 octobre suivant, et publia ce même jour sa première lettre pastorale.
Au moment de sa nomination à Tévèché de Sàint-Flour, le journal La Voix de la vérité disait du nouvel évèque : a Unissant la modé- « ration, la douceur, la prudence, Tamabilité, « la modestie^ en un mot toutes les qualités « qui rendent Thomme et le prêtre cher à cha- «: cun, il deviendra le chef de tous sans avoir Qc eu un seul ennemi... Il n'a, pour ainsi dire, c jamais connu d'autres chemins que ceux de « l'église, du collège et de la maison paternelle.))
Mgr l'évêque de Saint-Flour, retenu dans son diocèse par sa mauvaise santé, n'a pas eu la consolation d'assister au Concile du Vatican. Au Concile provincial du Puy, le digne Prélat était Président de la deuxième Congrégation i)e Studiis ecclesiasticis .
Mgr de Pompignac est Assistant au Trône pontifical depuis le 22 mai 1862 ; chevalier de la Légion d^honneur depuis 1863.
Il porte pour armoiries :
Coupéf au premier, de sinople, à la croix chargent haussée, alésée, surmontée ctun nimbe du même, etsenestrée en chef é^ une étoile de sable ; au deuxième, dazur à la marguerite d'argent, tigée etfeuillée de sinople, et pour devise : r aus-
PICE BEATA ET IMMAGULATA VIRGIIfE. }»
S. G. Mgr Alfred DUQUESNAT, Évèque de Limoges, Assistant au Trône pontifical.
Mgr Alfred Duquesnay naquit à Rouen le 23 septembre 1814. Il commença ses études classiques chez les PP. Jésuites, dans la célèbre maison de Saint-Acheul, près Amiens, les continua au Collège ecclésiastique de Saint- Didier et les termina au lycée d'Amiens. Il entra ensuite au Séminaire de Saint-Sulpice, à Paris.
Le zèle tout apostolique M. l'abbé Duquesnay se manifesta en même temps que sa vocation à l'état ecclésiastique. Les premiers effets de ce zèle datent des années de son Grand-Séminaire, pendant lequel il joignit à ses études tbéologiques la Direction du Catéchisme de Persévérance pour les jeunes filles, dans la paroisse Saint- Sulpice.
Promu au Sacerdoce en 1839, il passa quelque temps chez les PP. de la Miséricorde, (anciens Missionnaires de France), se fit incorporer au Clergé de Paris et exerça le Saint Ministère successivement au Collège Henri IV comme Premier Aumônier, avec M. Darbby pour second, et à l'École Normale Supérieure^ oti il remplaçait le P. Gratry.
Les principales chaires de la Capitale et celles de nos grandes villes de France retentirent dès lors de son éloquence. Devenu un peu plus tard Doyen de Sainte-Geneviève, Tabbé Duquesnay attira par ses brillantes Conférences toute la jeunesse des Écoles.
Depuis 1834, la charité et le zèle de M. Duquesnay transformaient la paroisse do Saint-
Laurent, Tune des plus populeuses, mais non pas, jusque là, des plus ferventes de Paris : il y avait établi des Conférences pour les hommes, avait magnifiquement restauré son Église et fondé beaucoup d'œuvres, correspondant & chacun des besoins de son peuple, lorsque le siège de Paris et la Commune portèrent jusqu'à l'héroïsme les témoignages de cet infatigable dévouement. Désigné comme l'un des principaux otages, il échappa comme par miracle aux recherches dirigées contre lui, et ne disparut du milieu des siens qu'entre l'envahissement de &on Presbytère et l'entrée de notre brave armée de Versailles à Paris.
Le digne Curé de Saint- Laurent se croyait rendu pour toujours à son cher troupeau, lorsque sa déférence aux volontés de Pie IX transporta la houlette de ce vrai Pasteur au milieu de plus nombreuses brebis : un Décret, endaf^u 10 octobre !871 appelait M. Duquesnay au siège épiscopal de Limoges.
Préconisé à Rome le 22 décembre, il fut sacré dans l'église Saint-Sulpice, à Paris, le 1 1 fé-
vrier 1872, par Mgr Bernadou, archevêque de Sens, assisté des Évéques d'Amiens et de Troyes, en présence de plus de vingt Prélats. Il avait pris possession de son siège par procureur, le 2 février.
Quelques semaines plus tard (S mars,) Limoges saluait avec un véritable enthousiasme l'entrée solennelle de son nouvel Évêque. Les œuvres de l'auguste Prélat ont plus que répondu à l'attente de ses diocésains, et ceux-ci, comme le disait naguère une femme du peuple, bénissent le Seigneur de ce que oc saint Martial est ressuscité parmi eux. »
Au Concile du Puy, Monseigneur de Limoges a présidé la cinquième Congrégation De Ministerio pastorali^ et a porté la parole deux fois : dans la Deuxième Session solennelle et le jour du Pèlerinage national^ sur la place du BreuiL
Mgr Duquesnay a accompli, cette année, sa première visite ad limina apostolorum. Il a été nommé, à cette occasion. Assistant au Trône pontifical. L'illustre Prélat est Chanoine d'honneur des Cathédrales de Bordeaux, de Sens et
d'Amiens, et chevalier de la Légion d'honneur.
Il porte pour armoiries :
De gueules, à Fange â! argent^ auréolé dor^ posé sur une terrasse de sinople^ tenant de la main dextre une épée dor, et de la main senestre un livre du même, ouvert et marqué des lettres alpha et oméga; Fange surmonté d'une étoile (Tor à six rais; pour devise : Glâdius spiritus, YerbumDei.
Mgr Pierre-Gervais LA CARRIÈRE, Ancien Evéque de la Basse-Terre, Chanoine du Premier Ordre du Chapitre de Saint-Denis. ,
Mgr La Carrière naquit à Aurillac, le iO Juin 1808, d'une famille honorée dans le pays. Nous croyons nous rappeler lui avoir entendu dire à lui-même qu'il avait fait à Bourges une partie de ses études classiques. Appelé à l'état ecclésiastique, il entra au Séminaire de Saint-Sulpice, à Paris. Une fois promu au sacerdoce, M. l'abbé La Carrière s'adonna à la prédication et fut bientôt nommé Chanoine honoraire de Bordeaux et de Saint-Flour.
En 18S0, lors de rérection des sièges épiscopaux de la Réunion, de ia Guadeloupe et de la Martinique, il fut appelé à l'honneur de devenir le premier Évèque de la Basse-Terre (Gua* deloupe).
Les Bulles pour l'érection des trois évAchés des Colonies portent la date du Y' des calendes d'octobre 1850, et rattachent ces trois diocèses à la Métropole de Bordeaux. Le diocèse de la Basse-Terre, oîi fut nommé Mgr La Carrière, avait été administré précédemment par plusieurs Préfets apostoliques.
Mgr La Carrière reçut la consécration pontificale, le dimanche 5 Janvier 18S1 , à Aurillac, dans l'église de Notre-Dame des Neiges, des mains de Mgr de Marguerye, alors évèque de Saint-Fiour, assisté de Mgr Berteaud, évèque de Tulle, et de Mgr Bardou, évèque de Cahors.
Le premier Évèque de la Basse-Terre arriva
dans son diocèse, au mois de mai suivant. Mais
^1 ne devait pas gouverner longtemps son Église;
car bientôt sa santé, rapidement altérée par le
brûlant climat des Antilies, l'obligea de donner
sa démission, qui fut acceptée par le Souverain Pontife (30 Décembre 1852). Mgr La Carrière a publié trente-deux Mandements ou lettres circulaires, plus^ une lettre d'adieux, datée d'Aurillac, le 7 Février 1853. Le 1" Janvier 1852, le pieux Évêque avait ouvert à la Basse-Terre un Séminaire-Collège, et il a fait dans son diocèse une première visite pastorale.
Depuis qu* il est rentré en France, Mgr La Carrière a été pourvu d'un canonicat au Chapitre de Saint-Denis. Il a repris son ancien ministère de prédicateur et donne des Missions et des Retraites pastorales avec un zèle tout apostolique, que Dieu se plaît à bénir largement.
Appelé au Concile du Puy, Mgr La Carrière s'y est rendu, quoique souffrant ; mais à peine avait-il commencé à diriger les travaux de la Cinquième Congrégation, dont il avait la Présidence, qu'il fut obligé de s'arrêter. Nous avons dit ailleurs les regrets unanimes du Concile, en voyant s'éloigner le digne Prélat.
Mgr La Carrière est Assistant au Trône pontifical depuis le 17 Juin 1869; Chanoine d'honneur
de Saint-Flour, de Bordeaux, d'Albi et de la Basse-Terre *.
Il porte pour armoiries :
D'argent aux vagues agitées de sinople, domi^ nées par une étoile rayonnante^ et pour devise : Ave maris Stella,
Le T.-R. P. Dom HARIE-DOSITHÉE, Abbé de N.-D. de la Trappe de Fontgombault.
Dom Marie-Dosithée, dans le monde François-Louis-Joseph Pellan, est né h Plouasne (Côtes-du-Nord,) le 13 novembre 1807. Après avoir fait s^s humanités au Collège ecclésiastique de Dinan, il entra au Grand-Séminaire • de Nantes, en 1828, Promu au Sacerdoce en 1832, il fut placé Vicaire en la paroisse de Saint-Similien de Nantes, et, en 1836, nommé
* Je dois à la bienveillance affectueuse de Mgr Léon Maret, rédacteur du Monde, et curé du Vésinet, la communication de précieux renseignements, tirés de sa riche collection de notes sur les membres de TËpiscopat catholiq[ue.
AumÔQÎer de Thôtel-Dieu de la même ville. En 1852, après vingt années de ministère, il quitta le monde pour embrasser la vie religieuse dans TÂbbaye de N.-D. de la Trappe de Melleray, où il fit profession le 20 Août 1884, et exerça ensuite successivement les fonctions de Père- Maître des Novices de chœur et de Directeur spirituel de THôtellerie.
C'est à ce dernier poste que les suffrages des religieux de Fontgombault vinrent le chercher pour lui imposer la charge abbatiale, le 23 septembre 18S9.
Le T.-R. P. Dom Marie-Dosithée a reçu la Bénédiction abbatiale dans l'église de son Monastère, le 3 mai 1860^ des mains de Mgr Cousseau, Évèque d^Ângoulême, en présence de Mgr Menjaud, Archevêque de Bourges, et de Mgr Pie, Évêque de Poitiers, qui prononça, dans cette circonstance^ un magnifique discours sur la Force de caractère.
Au Concile du Puy, le T.-R. P. Abbé de Fontgombault était Vice-Président de la cinquième Congrégation, De Disciplina.
M. Nicolas DÉJARDIN, Prêtre de Saint-Sulpice, Supérieur du Grand-Séminaire, Vicaire général et Procureur délégué de Mgr TÉvèque de Glermont.
M. l'abbé Nicolas Déjardin, né à Savigny (Marne), en 1806, a fait ses études classiques aux Petits Séminaires de Meaux et de Reims, et sa théologie au Grand-Séminaire de Reims.
Ordonné Prêtre en 1829, il entra dans la Compagnie de Saint-Sulpice. Après son année de Solitude il professa successivement la théologie dans les Grands-Séminaires de Lyon, de Clermont et de Nantes.
Il est Supérieur du Grand-Séminaire de Clermont depuis 1847, et fait partie depuis cette époque de l'Administration diocésaine.
M. Déjardin a eu l'honneur d'être choisi par Mgr l'Évêque de Clermont pour le représenter au Concile du Puy, en qualité de Procureur
— sas —
Délégué. U fut adjoint à Mgr i'Évèque de Tulle avec le titre de 'Vice-Président de la Première Congrégation De Fide.
Délégués des Chapitres et Théologiens ^
M. François-Gaillaume ADOUE, Prêtre de Saint- Sulpice, Professeur de Morale au Grand Séminaire du Puy.
M. l'abbé Âdoue, né en 1833, à Montréjeau, diocèse de Toulouse, a fait ses humanités au Petit Séminaire de Notre-Dame de Polignan, et sa théologie au Grand-Séminaire de Toulouse.
Ordonné prêtre en 1857, il entra à Saint- Sulpice et, après son année de Solitude, alla occuper successivement la chaire de Morale
^ Ces Notices biographiques sont disposées suivant VOrdre alphabétique. — • Pour la rédaction de ces Notices j j'ai dû m*en rapporter absolument aux renseignements qui m'ont été communicpiés, avec une modestie très-édifiante, mais trop parcimonieuse au gré de mes désirs. Quoiqu'il en soit je demande humblement pardon à mes vénérés collègues de toutes les erreurs et omissions commiseSi
aux Grands Séminaires d' A ix, de Bordeaux et du Puy.
M. Adoue, appelé avec tous ses collègues du Grand-Séminaire du Puy à participer au Concile, est du nombre des Théologiens qui composèrent la Troisième Congrégation De Casibus reservatis.
M. Jean-Jacques ALIROL, Chanoine titulaire de Notre-Dame du Puy, Secrétaire général de TÉvôché.
M. l'abbé Alirol naquit au Puy, en i803, fit ses humanités au Collège, et ses études théologiques au Grand-Séminaire de sa ville natale. Ayant reçu la prêtrise en 1827, il exerça le saint ministère comme vicaire, jusqu'en i844, époque à laquelle il fut appelé au Secrétariat de l'Évèché, au poste de confiance qu'il occupe encore aujourd'hui.
En i846, M. Alirol fut pourvu d'un canonicat.
Le nom de M, le chanoine Alirol restera inséparablement associé à l'histoire de la statue de
Notre-Dame de France. D'abord comme membre de la Commission du Monument^ dès sa formation, et ensuite comme Trésorier ^ M. Alîrol s'est dévoué entièrement à cette grande œuvre, depuis plus de vingt ans, remplissant avec un zèle et une intelligence admirables ses délicates fonctions, publiant les listes de la Souscription nationale et plaçant fructueusement les fonds recueillis.
Délégué du Chapitre du Puy au Concile provincial, M. le Chanoine Âlirol fut l'un des Théologiens de la Congrégation De Disciplina.
H. Jean -Baptiste -Frédéric BERTRAND, Chanoine titulaire de Limoges.
M. l'abbé Bertrand est originaire de La Celle- Dunoise, diocèse de Limoges, oîi il naquit le 4 août 1816. Après avoir fait ses études classiques au Petit-Séminaire d' Ajain et sa théologie au Grand-Séminaire de Limoges, il fut promu au Sacerdoce, en décembre 1839»
Nommé vicaire à GuéreU il passa dix ans daas cette ville, où sa piété, son zèle, sa parole brillante et sympathique attirèrent sur son ministère une salutaire et durable influence. Placé à la tête du Petit-Séminaire d'Ajain^ il transforma cette maison, qui devint, dans ses habiles mains, plus florissante et plus prospère.
Enfin, après vingt-trois années de labeurs persévérants et féconds^ M. Bertrand déposa ses fonctions de Supérieur, et fut pourvu d'un canonicat par Mgr Duquesnay, en 1873.
MM. les Chanoines de Limoges ont voulu souhaiter une aimable bienvenue à leur nouveau confrère en l'envoyant les représenter au Concile provincial du Puy. Vétéran de l'enseignement, M. Bertrand avait sa place marquée dans la Congrégation De Studiis.
H. Hugues-Auguste BIFFE , Chanoine titulaire de Saint-Flour, Sous-Doyeh du Chapitre.
Né le 9 février 1809, à Saint-Flour, M. l'abbé BiFFE^ a fait ses études humanitaires au Collège
de Saint-Fiour, ses études ecclésiastiques au Grand-Séminaire de la même ville, et a été ordonné prêtre le 1*' juin 1833.
Aussitôt après son ordination, 51. Biffe passa trois ans comme professeur au collège de Saint- Flour, devint ensuite Chapelain de Bélinay et Directeur de la Maîtrise de la Cathédrale. En 1843, Mgr de Saint-Flour lui confia Taumônerie du couvent Notre-Dame. En 1844, M. l'abbé BiflTe joignit à son ministère d'aumônier les fonctions de pro-Secrétaire et bientôt celles de Secrétaire de l'Évêché*
Chanoine honoraire depuis 1839, il fut nommé Chanoine titulaire le 14 février 1852.
Au Chapitre, M. le Chanoine Biffe a rempli pendant dix ans la charge de Théologal, il est actuellement Syndic et Grand-Maitre des cérémonies. Il exerce cette dernière charge der puis 1839.
M. l'abbé Biffe est, en outre, chanoine honoraire d'Autun et de Mende. Il a représenté au Concile le Chapitre de Saint-Flour, et a con-
couru aux travaux de la Cinquième Congrégation.
M. Jean-Baptiste-Léopold DISSANDES de BO- GENET, vicaire général de Limoges.
M. Tabbé Dissandes de Bogenet naquit près Guéret (Creuse), le 2 novembre 180S. Ayant achevé ses humanités au Petit-Séminaire d'Ajain, il alla faire son Droit à Paris et revint à Guéret s'inscrire sur le tableau de l'Ordre des avocats. Mais Dieu, qui l'appelait à une vocation plus élevée, demanda au généreux débutant le sacrifice de ses premiers et brillants succès dans le Barreau.
Surmontant de vives oppositions, il entra au Grand - Séminaire Saint-Sulpice, à Paris. Ordonné prêtre en 1839, il fut immédiatement attaché à Mgr de Tournefort, d'abord comme secrétaire, et un peu plus tard (1 847) en qualité de vicaire général.
Depuis trente-six ans qu'il remplit ces im-
portantes fonctions, M. de Bogenet a été honoré de la confiance des cinq prélats qui, dans ce laps de temps, se sont succédé sur le siège de saint Martial a été appelé quatre fois par le Chapitre à gouverner le diocèse, pendant les vacances du siège, et a refusé deux fois les hon* neurs de Tépiscopat.
Comme vicaire général, M. de Bogenet a pris une part active à toutes les œuvres diocésaines ; comme missionnaire, non-seulement il a édifié et évangélisé tout le diocèse, mais son zèle apostolique Ta plus d'une fois porté à franchir les limites des diocèses voisins^ pour y répandre les bienfaits de ses prédications.
Comme homme de zèle, M. de Bogeiet a doté la ville de Limoges et le diocèse d'oeuvres trèsprécieuses. Dès son origine, il établit à Limoges r Archiconfrérie de Notre-Dame des Victoires ; il fonda plus tard l'Œuvre si intéressante des Economes de Marie; il releva de ses ruines un antique sanctuaire dédié à la très-sainte Vierge, oîi chaque année il conduit des multitudes de pèlerins.
Lyonnet. Mgr La Carrière, son compatriote, évèqiie de la Guadeloupe, lui avait fait la même faveur en 18S1.
Missionnaire apostolique ad honorent depuis 1853, Mgr Bouange a été élevé à la prélature en 1865, par Pie IX, qui lui a conféré la dignité de Protonotaire apostolique ad instar partici-' pantium.
Mgr Bouange, rentré dans le diocèse deSaint- Flour, lors de la démission de Mgr de Marguerye de Tévèché d'Autun, a été nommé, en 1872, Archiprêtre de Saint-Géraud d'Aurillac. — Il avait été nommé vicaire général de Reims par Mgr Landriot, en 1867. — Mgr Bouange a eu l'honneur d'accompagner Mgrl'Évèque d'Autun au Concile du Vatican.
Au Concile du Puy, le pieux Prélat a rempli les fonctions de secrétaire, fonctions qu'il avait déjà remplies en 18^0, au concile de Clermont.
Mgr Bouange est Chevalier de la Légion d'honneur depuis le 15 août 1863.
M. Pierre -André -Alexandre BOUSSOULADE,
Chanoine-Ârchiprètre de la Basilique de Notre- Dame du Puy.
M. Boussoulade, né au Puy en 1822, a fait ses humanités au eollége de cette Tille, et sa théologie au Grand-Séminaire du même lieu. Il a été ordonné prêtre en 1846.
Depuis cette époque, M. Fabbé Boussoulade passa de longues années dans l'enseignement, au Petit- Séminaire de la Chartreuse, devint vicaire de la Cathédrale en 1859, curé de Saint- Georges-Saint-Régis en 1868.
11 venait d'être nommé chanoine -archiprêtre de la Cathédrale, lorsque se réunit le Concile du Puy. M. Boussoulade y assista comme Délégué du Chapitre ; il y remplit les importantes fonctions de Notaire et fut du nombre des Secrétaires Théologiens, chargés de la rédaction des Décrets et des Actes historiques.
M. Alexis BROQUINi Chanoine titulaire 4e SfiinU
Flour, Vicaire général.
M. l'abbé Broquin est originaire de la paroisse de Gheyiade, canton de Murât (Cantal). Après avoir fait ses études ecclésiastiques au Grande Séminaire de Saint-Flour, il fut ordonné Prêtre, le 20 décembre 1834.
II remplit les fonctions de vicaire à Aulignac et à Riom, de 1835 à 1849, et celles d'Âumônier de la Visitation de Saint-Flour, de 1849 à 1860. En 18S2, M. l'abbé Broquin fut nommé Chanoine honoraire, et en 1860 curé de Riom, où il exerça le ministère pastoral jusqu'en 1871. Il est, depuis cette date, chanoine titulaire et grand vicaire honoraire de Saint-Flour.
M. Broquin^ venu au Concile comme Délégué du Chapitre de Saint-Flour, a fait partie de la quatrième Congrégation, que présidait Mgr TÉ vêque de Limoges.
M. André CLERGÈAT, Prêtre de Saint - Sulpice, Professeur de Philosophie au Grand -Séminaire , du Puy.
M. l'abbé André Clergeat, né à Moulet^ diocèse du Puy^ en 1822, fit ses humanités au Petit Séminaire de la Chartreuse, sa théologie au Grand-Séminaire du Puy, et reçut la prêtrise en
Après quelques mois de ministère, il entra dans la Compagnie de Saint-Sulpice, où» après sa Solitude, il est devenu professeur dans les Grands-Séminaires d'Orléans, d'Avignon et du Puy. Il enseigne actuellement la Philosophie dans ce dernier Séminaire.
M. Clergeat à pris part au Concile provincial comme membre de la première Congrégation de Hde.
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Le R. P. Gabriel- Robert -Ernest DESJARDIN8,
de la Compagnie de Jésus.
Le R. P. Desjàrdins, né à Toulouse, le 6 décembre 1823, a fait ses études littéraires au Petit-Séminaire de cette ville, son cours de philosophie, partie au Grand -Séminaire de Toulouse, partie au Séminaire de Yals, et son cours de Théologie à Rome, au Collège Romain.
Ordonné Prêtre, le 20 juillet 1851, il professa la physique au Grand-Séminaire de Dax, la Philosophie au Collège de Sainte-Marie de Toulouse et au Séminaire de Vais. Il est actuellement Préfet des études et professeur de Théologie dogmatique dans ce même Séminaire, depuis Tannée 18S9,
Le Père Desjardins a été appelé au Concile provincial par une convocation spéciale de Mgr rÉvêque du Puy. Savant théologien et écrivain distingué, il y a rendu d'éminents services comme Secrétaire de la Congrég!^tion de Fide,
et comme membre de la sixième CongrégatioD, chargée de rédiger les Décrets.
M. Charles -François DRUON, Chanome iituiahre de l'Église métropolitaine de Bourges^
Né à Annay (Pas-de-Calais), le 9 juin 1836, l'abbé Charles - François Druon, après avoir achevé ses études au Petit- Séminaire d'Arras, et reçu la tonsure des mains de Mgr Parisis, fut envoyé comme Professeur au Collège catholique de Saînt-Bertin, à Saint-Omer. Sa santé, qui avait, pour un temps, exigé des ménagements, s'étant fortifiée, Fabbé Druon quitta l'enseignement, entra au Séminaire dlssy, puis Tannée suivante, au Séminaire de Saînt-Sulpice à Paris, pour y faire sa théologie.
En 1859, il alla à Rome, où il compléta ses études ecclésiastiques, en suivant, comme élève du Séminaire français, les cours du Collège romain et de Y Apollinaire, et prit les grades de Licencié et de Docteur en Théologie.
promu au Sacerdoce, le 9 décembre 1860, il célébra sa Première Messe le lendemain dans la Confession de Saint-Pierre.
En 4861, Mgr le Prince de la Tour d'Auvergne, nommé coadjuteur de Mgr Menjaud, emmena à Bourges l'abbé Druon comme Secrétaire particulier.
Chanoine honoraire en 1862, M. Druon devint Chanoine titulaire, en avril 1869.
Mgr Berteaud l'avait fait Chanoine honoraire de Tulle en 1867. Il a été pendant cinq ans aumônier du Pensionnat des Sœurs de la Cha« rite, à Bourges.
Le Chanoine Druon a eu Thonneur d'accom^ pagner Mgr l'Archevêque de Bourges à Rome :
en 1862, pour la Canonisation des Martyrs Japonais; en 1867, pour le CIm/enatre de Saint-Pierre ; en 1869, pour le Concile du Vatican; enfin, en 1874, dans ui^ visite ad limina.
En {868, il a fait un autre voyage en Italie pour rechercher le corps de son ami Arthur Guillemin, tué à Monte-Libretti, le 13 octo-
bre J867, Pro Pétri Sede. Au mois d'avril dernier, il a accompli un septième voyage à Rome.
Pendant la dernière guerre, il a été aumônier militaire aux Armées de la Loire et de F Est et a été fait Chevalier de la Légion d'honneur, après la campagne.
Par Billet de Son Exe. Mgr Pacca, Majordome de Sa Sainteté, en date du l""' juillet 1874, le Pape Pie IX a conféré au Chanoine Druon la dignité de Camérier d'Honneur in abito paonazzo.
Il a rempli les fonctions de Vice-Secrétaire au Concile du Puy et a fait partie de la Sixième Congrégation.
H. René DUPONT, Prêtre de Saint-Salpice, directeur au Grand-Séminaire de Limoges.
M. Dupont naquit à Audrèze, diocèse d'Angers, le 13 janvier 1807. H fit ses études au collège de Beaupréau, sous la direttioi^ du cé-
lèbre abbé MoDtgazon, entra ensuite au Grand- Séminaire d'Angers, où il fut ordonné prêtre, et resta dans ce Séminedre comme professeur de Philosophie.
Bientôt après M. Dupont, admis dans la Société de Saint-Sulpice, occupait, d'abord au Puy-en-Velay, ensuite à Bourges et à Angers les chaires de Philosophie et de Dogme. En 1857, il fut envoyé au Grand-Séminaire de Limoges, en qualité de Directeur et de professeur, chargé du cours de Morale d'abord, puis du cours d'Écriture-Sainte.
M. Dupont est l'homme érudit par excellence.
Bien avant que les doctrines romaines fussent devenues l'enseignement général de nos Séminaires, elles avaient trouvé en lui un tenant fidèle et un vaillant défenseur.
Théologien de Mgr Duquesnay au Concile provincial, M. Dupout y fut secrétaire de la Congrégation de Studiis ecclesiasticis .
M. Geôrges-Paul-Emile L&FAT, Prêtre de Saint- Sulpice, Professeur d'Écriture-Sainte au Grand- Séminaire du Puy.
M. r^bbé Lafay, né à Saint-Marcel-de-Felines diocèse de Lyon, en 1845, a fait ses humanités au Petit-Séminaire de Saint-Godard (Loire), et sa théologie au Grand-Séminaire de Lyon.
Ordonné prêtre en 1869, il est entré dans la Compagnie de Saint-Sulpice. Après son noviciat à la Solitude, M. Lafay a été envoyé au Puy où il est professeur d'Écriture-Sainte et Maître des Cérémonies.
Au Concile, il était membre de la Congrégation des Etudes et s'occupait des Cérémonies.
M. Etienne LALITE, Vicaire général de Tulle.
M. TAbbé Lalite est né à Lafage, diocèse de Tulle, le J3 juillet !814. Après avoir fait ses premières études dans sa famille, sa Seconde
et sa Rhétorique au Petit-Séminaire de Servières, il entra au Grand-Séminaire dirigé par les Sulpiciens, à Tulle, en octobre 1834, et fut ordonné prêtre le 25 mai 1839.
D'abord Vicaire à Bort, pendant cinq ans, puis Aumônier de Saint-Ursule, à Brive, pendant huit ans, il fut nommé en 1853 Supérieur du collège catholique d'Ussel et reçut des lettres de chanoine honoraire ; il était curé d'Ussel lors* que, le 25 mai 1856, le choix de Mgr Berteaud l'appela à Tulle pour les fonctions de premier vicaire général ; il occupe actuellement encore ce poste de confiance et apporte dans l'exercice de sa charge un zèle et une intelligence qui lui attirent l'estime et l'affection de tous.
Au Concile du Puy, où il assita Mgr Berteaud^ M. Lalite a rempli les fonctions de Vice-Promoteur et a prêté son concours comme théologien à la cinquième Congrégation.
M. Jules-Joseph LEBAS, Chanoine honoraire de Bourges et d'Arras, Supérieur du Grand-Séminaire de Bourges.
M. Jules- Joseph Lehas est né à Lîévin (Pasde-Calais), le 21 septembre 1827. Il a fait ses humanités au Petit-Séminaire d'Arras et sa théologie, partie au Grand-Séminaire de la même ville, partie au Séminaire de Saint-Sulpice, à Paris. Au Grand comme au Petit-Séminaire, M. Lebas se distingua par sa solide piété et son ardent amour du travail. Il obtint dans toutes ses classes les plus brillants succès.
Ordonné prêtre^ le 21 mai 1853, il entra dans l'enseignement et devint aussi habile professeur qu'il avait été brillant élève. Après avoir occupé avec distinction la chaire de Rhétorique dans plusieurs établissements dirigés par les prêtres de la Société de Saint-Bertîn, et notamment au Moyen-Séminaire d'Arras, M. Lebas fut appelé par Mgr Parisis à professer la théologie dogmatique dans son Grand-Séminaire.
— âso —
En idS6, M. Leba^ interrompit^ son enseignement pour aller à Rome chercher le couronnement de ses études ecclésiastiques et perfectionner son talent, en puisant aux grandes et pures sources de la Doctrine catholique. En 1857, il revint à Arras avec le grade de Docteur en Théologie et reprit ses fonctions au Grand- Séminaire. C'est vers cette époque, croyonsnous, qu'il reçut des lettres de Chanoine honoraire.
Mais le diocèse d' Arras ne devait pas bénéficier longtemps du talent de M. Lebas : car celui-ci sollicita bientôt avec instance et obtint enfin de Mgr Parisis l'autorisation d'entrer dans la Compagnie de Saint-Sulpice , vers laquelle il se sentait vivement attiré depuis son séjour au Séminaire de Paris.
M. Lebas fut d'abord envoyé au Grand-Séminaire d'Angers, puis rappelé à Paris en qualité de professeur de Droit canonique et Directeur des Catéchismes de la paroisse Saint-Sulpice.
En 1866, il devint Supérieur du Grande
Séminaire de Bourges. 11 occupait ce poste à l'époque du Concile du Puy.
L'intelligente activité et le talent distingué de M. Lebas ont été largement mis à contribution. On ne saurait oublier la part considérable qu'il a prise aux travaux de la Congrégation De Siudiisy dont il fut le Vice-Président, et à ceux de la Congrégation De Disciplina^ lorsqu'il vint en aide à M. de Bogenel;*
M. Lebas a été dernièrement nommé Supérieur du Grand-Séminaire de Lyon, en remplacement de M. Méritan, appelé à recueillir la charge du vénérable M. Hamon, dans la cure de Saint-Sulpice, à Paris.
Le passage trop court de M. Lebas au Grand- Séminaire de Bourges a été signalé par d'importantes améliorations dans cet établissement. Il a emporté en s'éloignant les profonds et affectueux regrets de Mgr l'archevêque et de tout le clergé diocésain.
M. Michel-Marie MËffARD, Vicaire général
du Puy.
M. l'abbé Ménard a vu le jour à Quérer, diocèse de Saint-Brieuc, le 13 mars 1809. Élève d'humanités au Petit-Séminaire de Dinan, de Théologie au Grand-Séminaire de Saint-Brieuc, il reçut la prêtrise en 1837f
Il occupa successivement, depuis lors, les postes de professeur au Grand-Séminaire de Saint-Brieuc, de Supérieur de Tlnsfitution Saint- Charles, do Supérieur du Grand -Séminaire, enfin, celui de Curé-Archiprêtre de la Cathédrale.
En 1863, Mgr Le Breton ayant été nommé Évêque du Puy, M. Ménard, son ami, consentit à le suivre en qualité de Vicaire général.
Ce vénérable prêtre, qui était déjàtrès-affaibli lors du Concile, n'a pu prendre part à nos travaux d'une manière suivie; il a été enlevé à TafTection de Mgr Le Breton, peu de semaines après notre séparation.
H. Jacques-Étienne-Théodore MOULINET, Chanoine-Archiprêtre^ de l'Église métropolitaine de Bourges.
M. Moulinet est originaire de Chàteauroux (Indre). Né le 22 juin 1808, il fut ordonné Prêtre le 3 novembre 1833.
Après neuf ans passés dans renseignement, au Séminaire Sainte -Claire et au Collège de Chezal-Benoît, il fut nommé Curé du Noyer, le 12 juin 1843; Curé de Poulaines le 22 juin 1848; Curé de Notre-Dame de Chàteauroux, le 16 mai 1885.
Chanoine honoraire, depuis le IS juillet 1861, M. Moulinet a été nommé chanoine en titre et archiprètre de la Cathédrale, le 4 janvier 1866. Il a assisté au Concile Provincial comme délégué du Chapitre Métropolitain et y a rempli les fonctions de Secrétaire de la Congrégation de Minis-terio pastorali.
Une Vie de sainte Jeanne de Valois et diverses
autres publications témoignent de l'érudition pieuse et vaste du vénérable M. Moulinet.
Le R. Père NICOLAS, Oblat de Marie-Immaculée.
Originaire du diocèse d'Avignon, où il naquit en 1812, le R. Père Nicolas a fait ses humanités au Petit-Séminaire d'Avignon, sa Philosophie et sa Théologie au Grand-Séminaire de la même ville et a été promu au Sacerdoce en 1843.
11 fit très-jeune encore Profession dans la Congrégation des Oblats de Marie, entre les mains de son Vénérable Fondateur et Supérieur Mgr de Mazenod, Évêque de Marseille; professa au Petit-Séminaire d'Avignon et aux Grands-Séminaires d'Ajaccio et de Marseille ; puis se livra au ministère de la Prédication. Sa piété, son zèle, son talent et les aimables qualités qui distinguent le P. Nicolas, ont attiré sur ses travaux de missionnaire de réelles et abondantes bénédictions.
Ami particuher de xMgr l'Évêque de Tulle, il était, au Concile du Puy, l'un des Théologiens de
cet illustre Prélat; il fut placé dans la Congrégation présidée par MgrBerteaud. Le P. Nicolas appartient actuellement à la maison des Oblats d'Aix en Provence •
M. Gustave -Adolphe de PÉLACOT, Chanoine honoraire du Puy, Secrétaire de l'Évêché.
M. Tabbé de Pélacot, né au Puy-en-Velay le 14 Juin 1840, a fait ses humanités au Petit- Séminaire de la Chartreuse. Après avoir achevé sa Théologie au Grand-Séminaire du Puy, il alla suivre le Grand Cours, au Séminaire de Saint- Sulpice, à Paris.
M. de Pélacot a été ordonné Prêtre, le 21 mai 1864. Peu de temps après, Mgr Le Breton attachait le jeune Prêtre a TÉvêché en qualité de Secrétaire.
Pendant la guerre de 1870-71, M. Tabbé de Pélacot s'esl fait aumônier volontaire des Mobiles (Ju Puy-de-Dôme, et a subi à ce poste de dévoument les fatigues et les périls du siège de Paris.
 la fin de la Campagne, il a reçu la croix de la Légion d'Honneur.
Chanoine honoraire et Secrétaire de l'Évèché au moment du Concile, M. de Pélacot est devenu vicaire-général, peu de mois après. Il a succédé dans ces fonctions au vénérable et regretté M. Ménard, décédé dans le courant de novembre 1873,
Pendant la tenue du Concile notre jeune et aimable collègue n'a cessé de se multiplier, prodiguant à tous ses gracieux offices ; ce qui ne l'empêchait pas de s'acquitter supérieurement de sa charge de Notaire et de coopérer aux travaux de la Quatrième Congrégation.
H. Antoine PÉRETMOND, Lazariste, Supérieur du Grand-Séminaire de Saint-Flour, Vicaire général.
M. l'Abbé Péreymond, né à Riom-èz-Montagnes, le 13 Janvier 1841, a fait ses humanités au Collège de Mauriac. Il a commencé s Théologie au Grand-Séminaire de Saint-Flour^
]'a continuée et terminée à Saint-Lazare, à Paris, et a été fait Prêtre le 23 Décembre 1837.
Depuis qu'il a débuté dans la carrière professorale, M. Péreymond a occiipé successivement la chaire de Philosophie aux Séminaires de Montpellier, de Chàlons-sui-Marne et de Sens; la chaire de Théologie dogmatique, aux Séminaires de Sens etfl'Âmiens; la chaire de Morale dans ce dernier Séminaire. Il avait été précédemment Supérieur à Tours.
M. Péreymond est Supérieur du Grand-Séminaire de Saint-Flour depuis vingt ans.
Il est en même temps Grand- Vicaire honoraire de Mgr de Pompîgnac, qu'il a accompagné au Puy comme Théologien. 11 fut investi au Concile des fonctions de Secrétaire de la Troisième Congrégation,
Le R. P. Dom Marie PIERRE, Religieux du Menas-
tère de Fontgombault.
Dom Marie-Pierre, religieux de Fontgombault, dans le mondé Victor Legendre, est né à
Ingrandes, (Maine-et-Loire,) le 28 décembre i821.
Après avoir fait ses humanités au Petit- Séminaire de Montgazon, à Angers, il entra à l'Abbaye de Melleray, âgé de 19 ans, y fit profession, compléta ses études ecclésiastiques et fut élevé à la Prêtrise en (848.
Le P. Dom Marie-Pierre a accompagné au Concile le T.-R. P. Abbé Dom Marie- Dosithée. Il a fait partie de la Quatrième Congrégation, dont le Père Abbé était Vice-Président.
M. François-Félix PLAT, Chanoine titulaire
de Bourges.
Originaire de la petite ville de Levroux (Indre), M. rabbé Plat est né le 2 octobre 1812.11 fit ses humanités au Petit-Séminaire de Saint- Gaultier, et suivit le cours de théologie auGrand- SéQiinaire de Bourges.
Élevé au sacerdoce le 28 mai 1886, il fut successivement vicaire à la Châtre et à Saint-Pierre-
le-GuîUard ; et occupa ensuite successivement les cures de Saint-Palais, de Saint-Bonnet de Bourges, enfin de Vierzon, où il fut nommé le 25 avril 1881.
M. Plat était chanoine honoraire dès 1848. En 1870, il quitta Vierzon et fut pourvu d'un canonicat. Le Chapitre Métropolitain le délégua, comme l'un de ses représentants, au Concile provincial du Puy, où il siégea parmi les théologiens de la première Congrégation.
M. l'Âbbé Plat est aumônier des religieuses Bénédictines dites de Saint-Laurent, Secrétaire du Chapitre et Trésorier de la Fabrique de la Métropole.
Le R. P. Henri-Féliz-Marie RAMIËRE, de la
Compagnie de Jésus, Directeur général de FCEuvre de l'Apostolat de la Prière.
Le R. P. Henri Ramiêre a vu le jour, le 10 juillet 1824, dans la petite ville de Castres, au diocèse d'Alby.
Il a fait ses études littéraires chez les Pères
Jésuites, partie au collège du Passage, près Saint-Sébastien, en Espagne, partie au collège de Fribourg, en Suisse.
Entré dans la Compagnie de Jésus, le 16 juin 4839, il a étudié la Philosophie et la Théologie au Séminaire de Vais, près le Puy, a ensuite enseigné ces deux sciences, d'abord au collège de Stonyhurst, en Angleterre (1847-18S1), puis au Séminaire de Vais (1851-1866) ; a été Préfet des Études dans ce dernier établissement (1866- 1867), ensuite appliqué à la prédication et à la Direction de Y Apostolat de la Pnère^ soit à Vais (1867-1869), soit à Toulouse (1869 à 1871); enfin envoyé à Lyon pour y prendre part à la Rédaction des Etudes religieuses.
Ouvrier infatigable, âme ardente et vraiment apostolique, le P. Ramière est littéralement dévoré du zèle de la maison de Dieu. Nul ne lui reprochera d'avoir enfoui le talent que la divine Providence lui a si libéralement départi. Polémiste distingué, il a pris une part victorieuse à presque toutes les controverses qui ont ému, depuis quinze ans, la société religieuse Orateur
entraînant et chaleureux, sa voix a retenti sur tous les points de la France avec uù immense profit pour les âmes.
Dieu semble bénir particulièrement le P. Ramière dans son ministère des Retraites pastorales et daiis sa chère Œuvre de l'Apostolat de la Prière ou Ligue du Cœur de Jésus.
Chacun sait quelle part glorieuse revient au R. P. Ramière, dans Tacte consolant qui a marqué la journée du 16 juin 187S.
Appelé au Concile du Puy comme théologien de Monseigneur de Tulle, le P. Ramière a prêté le concours de ses lumières et de sa vieille expérience de professeur à la Congrégation DeStudiis.
Il s'est, de plus, occupé de la question des Œuvres catholiques et a trouvé le moyen de mettre en activité son facile talent de rédaction.
M. Benoit-Aimé RIGOfiON, Archiprètre de la Cathédrale de Glermont, Vicaire général.
M. Tabbé Rigodon naquit à Ambert le 11 novembre 1812. Il fit ses études classiques aux col-
léges de Thiers et de Clermoot, sa théologie au Urand-Séminaire de Montferrand et à Saînt-Sulpice, à Paris. 11 fut ordonné Prêtre h Montferrand en 1839.
M. Rigodon débuta dans "^ la carrière sacerdotale par le vicariat de la Cathédrale ; il devint ensuite Directeur de l'Institution Biaise Pascal^ puis Aumônier de la Maifton-Mère des Sœurs de Saint- Joseph (dites du Bon-Pasteur), à Clermont. Plus tard, il fut transféré à la cure de N'D. du Marthuret, àRiom, et enfin nommé archiprètre de la Cathédrale.
KL 4*^M)é Rigodon est en même temps vicaire général honoraire et membre du Conseil épiscopal.
Il a assisté au Concile du Puy en qualité de délégué du Chapitre.
Dans la liste des Officiers synodaux, son nom figure parmi les Maîtres des Cérémonies. Il siégea dans la troisième Congrégation.
M. Rigodon a eu la bonne inspiration, pendant le Concile, de ne pas laisser inactive sa plu-
me spirituelle et élégante. Nous l'en félicitons et Ten remercions bien sincèrement.
M. Joseph-Auguste ROURE, Prêtre de Saint-Sulpice, Professeur de Dogme au Grand-Séminaire du Puy.
M. l'abbé Roure, est originaire de Sauvessanges (diocèse de Clermont). Il naquit en 1824^ fit ses études à la Manécanterie, à Usson, et, au Petit-Séminaire de Verrières, et sa théologie au Grand-Séminaire de Clermont.
Son ordination comme prêtre eut lieu en 1860. Depuis son entrée dans la Compagnie de Saint- Sulpice, M. Roure a enseigné le Dogme et le Droit canonique à Nantes, à Autun et au Puy.
Au Concile provincial il était membre de la congrégation De casibus reservatis.
M. Jean-Baptiste SAUTEREAU, Vicaire-général
de Bourges.
M. TÂbbé Sautereau, né & Ghabris (Indre), le 9 août 1810, fut ordonné prêtre le 13 juin
183S, après ayolr fait ses humanités au Petit- Séminaire Sainte-Glaire et son cours de théologie au Grand-Séminaire de Bourges.
Depuis cette époque, il exerça le saint ministère, d'abord comme desservant de Fougerolles (IS juin 1835), ensuite comme curé de Saint- Christophe de Châteauroux, (28 septembre 1837), comme Doyen de Graçay (10 juillet 1850), comme Doyen deBuzançais (24 décembre 1851), enfin comme archiprètre de Saint-Âmand (1 1 août 1858).
Nommé chanoine honoraire en 1859 et vicaire général le 6 août 1866, M. Sautereau accompagna Mgr l'Archevêque de Bourges au Concile du Vatican, en 1870, et au Concile du Puy en 1873, où il fut Vice-Président de la troisième Congrégation.
M. Sautereau remplaçait, au Puy, le regretté M. Caby, que Mgr l'Archevêque avait d'abord désigné pour l'accompagner. Il a succédé à ce même collègue dans l'Ârchidiaconé de Chàteauroux et du Blanc et dans la charge de Supérieur des Religieuses de Tlmmaculée-Con-
ception dont la maison-mëre est à Buzançais.
M. le Vicaire général est encore Supérieur des Sœurs de la Sainte-Faniille et des Bénédictines, dites de Saint-Laurent.
M. Augustin TEILHOL, Chanoine titulaire de Glermont, Vicaire général et Secrétaire-général de TEvêclié.
M. l'abbé Augustin Teilhol est né à Saint- Gervaîs (Puy-de-Dôme), en 18H. Il a fait ses études classiques dans sa famille, sauf la Rhétorique, qu'il a faite au collège des PP. Jésuites, à Billom.
Entré au Grand-Séminaire de Montferrand, en 1828, pour étudier la Théologie, il en sortit en 1832, et passa trois ans dans Tinstruction au Petit-Séminaire, en attendant son élévation au sacerdoce, qui eut lieu en 1835, à Billom.
Après avoir exercé le saint ministère comme vicaire à Thiers et à la cathédrale de Clermont, M. Teilhol fut nommé secrétaire de l'Évêché et chanoine honoraire. Pourvu d*un canonicat
titulaire en octobre 1856, il a reçu, en 1862, des lettres de vicaire général honoraire.
Il était au Concile provincial en qualité de Délégué du Chapitre de Clermont et faisait partie de la troisième Congrégation.
. Jean-Bernard TËRISSE, Chanoine titulaire de
Tulle.
M. l'abbéTérisséestné dans ce même diocèse, à Aurillac, le 23 Juillet 1802.
Sa Philosophie terminée en 1817 au Petit- Séminaire de Servières, il suivit le cours de Théologie au Grand-Séminaire de Limoges, le siège épiscopal de Tulle n'ayant été érigé qu'en 1823. M. Térisse professa à Servières de 1820 à 1827, fut ordonné Prêtre le 15 Octobre 1826, et exerça le ministère pastoral comme Curé de Saint-Fréjoux l'espace de dix ans.
En 1836, Mgr de Mailhet, le choisit pour aumônier et lui conféra le. titre de chanoine honoraire. C'est alors que M. Térisse s'occupa
de la fondation du Carm6l de Tulle, monastère qu'il dirigea pendant trente ans.
Mgr Berteaud ayant succédé en 1842 à Mgr de Mailhet, maintint M. Térisse dans les fonctions qu'il remplissait à rÉvèché sous son prédécesseur ; de plus il le prit pour son compagnon habituel dans ses tournées pastorales. M. Térisse fut nommé Chanoine titulaire le 16 Mai 18S2.
C'est en qualité de Délégué du Chapitre de Tulle qu'il a pris part au Concile Provincial de Bourges, dans la Congrégation présidée par sonÉvêque.
M. Augnste-Marie-Joseph THÉZARD, Chanoine titulaire, Vicaire général de Limoges.
M. l'Abbé Thézard, lorrain d'origine, acheva au collège de Limoges le cours de- ses études classiques. Attiré par une piété précoce au service des saints autels, il se rendit à Paris et entra au Séminaire Saint-Sulpice, pour y étudier la Philosophie et la Théologie. Pendant son
séjour au s^miDaire de Paris, l'abbé Thézard fut employé à l'œuvre si intéressante des Catéchismes de la paroisse Saint-Sulpice.
Après avoir franchi le dernier degré du Sanctuaire en 1840, il fut rappelé à Limoges par Mgr de Tournefort, qui se l'attacha comme secrétaire et aumônier.
En 1850, M. l'abbé thézard fut nommé Secrétaire général de l'Évêché, et dix ans plus tard chanoine de la Cathédrale. Depuis cette époque, il se consacre, comme Directeur ou Supérieur, aux nombreuses communautés religieuses et aux pensionnats, confiés à son zèle intelligent et dévoué*
Mgr Duquesnay lui a conféré le titre de vicaire général honoraire. Pendant le Concile, où il siégeait comme Délégué du Chapitre de Limoges, M. Thézard a eu la douleur de perdre sa sœur. Ce deuil, qui a motivé pour M. Thézard une absence de quelques jours, a excité parmi tous les membres du Concile les plus fraternelles sympathies. «
H. Benoit-Marie THORE, prêtre de Saint-Sulpice, Directeur du Grand-Séminaire du Puy.
M. Tabbé Thore, originaire de la paroisse d'Eauze, au diocèse d'Auch, est né le 21 novembre 1808. Après avoir fait ses humanités au collège de Saint-Séver, dans le diocèse d'Aire, il se rendit h Paris pour y étudier le Droit. Durant son séjour dans la capitale, le jeune Thore se créa les plus brillantes relations, et notamment se lia d'amitié avec Tillustre Berryer, qu'il rencontrait fréquemment aux réunions de la Société des Bonnes Etudes, dont Fun et l'autre faisaient partie.
Cependant M. Thore ne se sentait de vocation bien prononcée pour aucune des carrières auxquelles le conduisaient naturellement ses études de Droit. Le jeune étudiant se trouva un moment dans un état d'extrême perplexité :
d'une part sa tendre piété et son sincère désir de se consacrer à Dieu le sollicitaient à embras-
ser la vocation ecclésiastique ; d'autre part, la carrière des armes séduisait sa vigoureuse et bouillante nature et l'inclinait fortement vers l'école militaire de Saint-Cyr. Enfin, la lumière se fit dans son esprit, tous les doutes se dissipèrent, et M. Thore franchit résolument le seuil du Séminaire de Saint-Sulpice, pour y faire son cours de théologie. Il fut ordonné prêtre à Agen, en 1831.
M. Benoît Thore, après deux ans passés dans l'exercice du saint ministère en qualité de vicaire, suivit l'attrait qui l'appelait dans la Compagnie de Saint-Sûlpice et partit pour Issy.
Après sa Solitude^ il fut envoyé au Séminaire d'Orléans comme professeur de Philosophie, cccupa trois ans ce poste et fut ensuite transféré au Grand-Séminaire du Puy, qu'il n'a point quitté depuis trente-six ans, et où il a enseigné successivement la Théologie et TÉcriture- Sainte.
Esprit supérieur, d'un mérite qui n'est égalé que par sa profonde modestie, M. le Directeur Benoit-Marie Thore, du fond de son cabinet»
exerce^ sans le savoir^ une trës-grande influence, non-seulement parmi ses confrères et les élèves du Séminaire, mais dans la ville du Puy et le diocèse* tout entier, grâce, sans doute, à son ancienneté, k sa haute expérience et à l'immense considération dont il jouit paitout.
Convoqué au Concile provincial par Mgr Le Breton, le digne M. Thore a fait partie de la deuxième Congrégation De studiis.
M. Marie-Alexis-Antoine-Patrice URBE, Yiçaire- Général, Supérieur du Petit-Séminaire de la Chartreuse.
M. l'abhé Urbe, né au Puy en 1819, fit ses humanités au petit séminaire de la Chartreuse, près le Puy, ses études de théologie au Grand- Séminaire du Puy, son grand cours à Saint- Sulpice, à Paris.
Après son Ordination, en 1843, il retourna au Petit-Séminaire de la Chartreuse comme professeur d'abord, puis comme Supérieur de l'établissement, à partir de ISSS.
En 1865, Mgr Le Breton nomma M. Urbe, vicaire-général.
M, Urbe, qui était désigné comme Vice-Président de la cinquième Congrégation n'a pu malheureusement, pour d'impérieuses raisons de santé, prendre une part active aux travaux du Concile.
Nous aimons à rappeler l'influence heureuse exercée par le Rapport de M. Urbe, Secrétaire de la Commission de la Stattie^ dans l'adoption de Tœuvre de Bonnassieux.
M. Pierre-Marc-Aimé VALLEIX, Vicaire-général
de Limoges.
Né à Toulouse le 9 septembre 1812, M. l'abbé Valleix nt ses premières études au Petit-Séminaire de cotte ville, et ses études théologîques au Grand-Séminaire d'Albi.
Après son ordination sacerdotale, qui eut lieu à Montpellier, au mois de février 1839, il fut quelque temps professeur au petit-séminaire de Massais, puis à celui de Castres; un peu plus
tard, il fut adjoint par Mgr Donnet à quelques autres prêtres, pour la fondation du célèbre collège de la Sauve.
Mgr Bernard Buissas, nommé en 1844 au siège épîscopal de Limoges, appela auprès de lui M. Valleix en qualité de secrétaire intime et d'aumônier, et le nomma, en 1835, secrétaire général de TÉvêché.
La part active qu'il prit à l'administration du diocèse, pendant vingt-deux ans qu'il passa au Secrétariat ; la fondation de la Maîtrise et d'une École de chant religieux pour la Cathédrale ; son zèle pour le rétablissement de la Liturgie romaine, et celui qu'il déploya pendant les cinq années qu'il exerça le ministère comme curéarchiprètre de la cathédrale; tels sont, entre beaucoup d'autres, les titres qui recommandent M. Yalleix à la vénération reconnaissante du clergé et du diocèse de Limoges.
En 1872, Mgr Duquesnay le nomma vicaire général titulaire et archidiacre.
Au Concile du Puy, où il a accompagné Monseigneur de Limoges en qualité de théologien,
M. Valleix a rempli les fonctions de Grand- Mattre des Cérémonies. Il faisait partie de la troisième Congrégation. Â la Session de clôture, M. Tabbé Valleix, remplissant Toffice de Grand-Chantre, a entonné les Acclamations.
Les Décrets du ' Concile du Pu v
A Rome.
Aussitôt rentré à Bourges, c'est-à-dire au mois de novembre 1873, Mgr l'Archevêque a fait imprimer et réunir en un volume 8* de 220 pages * tous les Décrets promulgués dans les différentes Sessioms publiques du Concile provincial^ et souscrits par les Pères dans la Session solennelle de clôture.
Dès le 21 décembre suivant, Mgr l'Archevêque envoyait à Rome ce volume avec une lettre latine au Saint-Père.
Peu de jours après, le 10 janvier 1874, le Souverain Pontife daigna adresser à Monseigneur de Bourges la réponse suivante :
* Le volume des Décrets est ainsi intitulé : Décréta Concilii Provinciae Bituricensis, in Aniciensi civitate celébrati, anno Domini 1873, Pontificatûs vero Sanctissimi Domini Nostri PU Papas IX anno XXVIII, Sanctad Sedis Apostolicx revisioni et correctimi submittenda.
Venerabili Fratri Carolo^Amabili, Archiepiscopo
Bituricensij Bourges,
Plus P. P. IX
Venerabius Frâter Salutem et Apostoltgâm
Benedictioneu
a Excepimus cum tuis litteris observantissimis, tuo et aliorum îstîus Provîncîae Venerabilîum Fratrum nomiae datis, Acta et Décréta Provîncialis Synodi à Yobis Anicii concelebratae, qu% ad nos misistis, ut ab hac S. Sede expendanfur, et, ubi opus fuerit, emendantur. NuUainterposita mora, ejusdem Synodi décréta Nos ad Nostram Congregationem Goncilii cognoscenda remisimus, quœ rébus mature expensis ad Nos referet, ac congruum deinde de actis ipsis dabit Yobis responsum. Intereà abstinere non possumus, Venerabiles Fratres, quominus prœstantem vestram observantiam ac devotionem ergo hanc Apostolicam Gathedram, et intimam cum Nobis
coDJunctionem quant tanto cuin affectu profitemini, peculiaribus laudibus in Domino prosequamur, et Nobia testamur gratissimum Nobis fuisse eximium ze]um vestrum pro fide, pro puritate doctrinae, et pro catholica unitate, quo Vobis fideliter amplecti ac sequi in Concilie vestro proposuistîs omnia ea, quae ad confirmandam fidem, et ad contrarios errores profli^ gandos Sancla liaec Sedes in diversis temporum adjunctis docuit, decrevit^ ac sanxit. Summis autem votis adprecamur ab omnipotenti Deo, ut det vobis uberrimos fructus et sacerdotali Vestro zelo ac spiritu colligere, utque dilectionem et studium quod ergà Nos ostenditis, commissarum vobis ovium erga vos pietate, earumque fidei et justitiae incrementis, omni tèmpore laitificet ac remuneretur. Praîcipuam demum quae Vos in Domino compleclimur benevolentiam confirmamus Apostolica Benedictione,' quam tibi, Venerabilis Frater, allisque Venerabilibus Fratribus istius Provinciœ Episcopis et cunctis istarum Ëcclesiarum clericis laïcisque fidelibus peramanter et ex corde impertimus.
a Datum Romœ apud S. Petrum die 10 januarii an 1874, Pontificatus Nostri anno Yicesimoctavo • |
« Plus P. P. IX. î
Comme on le voit, d'après cette réponse, les Décrets du Concile du Puy ont été confiés immédiatement par le Pape à la Sacrée Congrégation du Concile, laquelle a chargé l'un de ses Gonsulteurs, le R. P. Joseph de Boscomare, croyonsnous, de les examiner et d'en faire le Rapport.
Ce travail très-long et très-minutieuK était achevé et les adnotationes étaient imprimées^ au mois d'avril dernier.
Me trouvant à Rome, à cette époque^ j'eus l'honneur de voir le Cardinal Giannelli, ancien Secrétaire de la Congrégation du Concile, qui me permit de rapporter à Monseigneur de Bourges la promesse que la Sacrée Congrégation consacrerait ses prochaines réunions à l'examen et à la discussion du Rapport présenté par le Consulteur.
Nous pouvons donc espérer queV Approbation
du Saînt-Siége ne se fera plus désormais attendre longtemps. Le léger retard apporté à cette approbation a été surtout occasionné, nous Tavons appris de Son Eminenco Elle-même, par la Promotion du Secrétaire de la Congrégation du Concile, créé Cardinal dans le Consistoire du 15 mars dernier.
Note.
C'est Mgr de Morlhon, prédécesseur de Mgr Le Breton sur le siège du Puy, qui a conçu et réalisé la pensée grande et hardie d'élever, sur le rocher Corneille, une statue colossale de la Vierge Marie.
Le plan de ce beau projet ayant été mis au concours en 1853, M. Bonnassieux, statuaire à Paris, aujourd'hui membre de l'Institut, obtint le premier prix hors ligne .
Le secrétaire de la Commission décrit l'œuvre de Bonnassieux avec une grande vérité en ces termes.
« Composition hors ligne par l'originalité de rinvention, « le charme, VéUgance et la noblesse de la disposition, « Vheureuse alliance de l'élégance antique et de Vidée chré- « tienne, l'expression de la pensée religieuse, »
« Ces quelques mots du compte-rendu, rédigé par M. Urbe, signalent très-bien le vrai mérite de cette grande composition. L'Enfant- Dieu est d*une beauté ravissante ; son bras levé pour bénir dessine sur l'azur du ciel une silhouette des plus hem*euses ; l'autre bras étendu sur le cou de sa Mère, tandis que la main caressante de la Mère supporte son pied, traduisent de la manière la plus gracieuse leur mutuel amour. La figure de l'auguste Marie respire la pureté de la Vjerge et la dignité de la Mère de Dieu. Elle se montre Mère des hommes, en leur présentant son Fils. La couronne
d'étoiles sur Tondoyante chevelure, le manteau soyeux, parsemé de fleurs et de pierres précieuses, sont des symboles disposés avec une rare distinction. La démarche de celle qui écrase de son pied virginal la tête du serpent est en môme temps légère, ferme, hardie, royale. Il y a perfection dans les détails et harmonie dans l'ensemble, grâce et dignité, s}anl)ohsme irréproprochable, beauté antique transfigurée par le sens chrétien. » {Histoire de ^otre-Bame de France, par le P. Nampon. S. J.)
Par la plus heureuse et la plus providentielle coïncidence, au moment où l'artiste Bonnassieux mettait la main à son gigantesque chef-d'œuvre. Pie IX conviait autour de lui deux cents évèques pour relever, par leur présence, la proclamation solennelle qu'il voulait faire de rimmaculée-Conception de Marie...
Le pieux évoque du Puy obéit à l'appel du vicaire de Jésus-Christ ; mais, avant de partir, il prescrit la pose de la première pierre du monument qui doit couronner le rocher Corneille, pour le jour, et s'il était possible, pour le moment même où le Souverain-Pontife proclamera aux quatre vents de la terre le glorieux privilège de Marie-Immaculée. Docile à la voix de son évèque, le clergé du Puy prit à tâche, de se rapprocher le plus possible de ses intentions, et le 10 décembre 1854, fut posée et bénite par M. Péala, chanoinearchiprôtre de Notre-Dame, la première pierre du piédestal.
Mgr de Morlhon, à son retour, fit appel à la France
et au monde, pour fournir aux frais considérables du monument. La France entendit aitec sympathie Tappel du Pontife et les offrandes arrivèrent bientôt en proportion de la dépense. « Ce n'est point là, leur dit-il, une œuvre locale, mais bien une œuvre nationale; c'est la France appelée à faire sa profession de foi au dogme de rimmaculée-Gonceptiôn. » ....
Le maréchal Pélissier, le héros de la Crimée, avait écrit au Puy : « Demandez des canons à l'Empereur; il nous dira de les prendre, et nous les prendrons. » L'évèque en effet se hasarde à faire cette demande le 5 septembre 1853; les canons lui sont promis, et trois jours après, Sébastopol était à nous; ses canons sont les nôtres, ils viendront en France se transformer dans l'image de Marie, et ces instruments de mort représenteront à tous les siècles sa douce figure....
Le 49 avril 1856, la promesse impériale reçoit son accomplissement, cent cinquante mille kilogranmies de fonte de fer, en bouches à feu, provenant de la Grimée, sont mis à la disposition de l'évèque du Puy....
M Le 16 mai suivant, est conclu le marché avec le fondeur, M. Prenat de Givors; et, après quatre ans de travaux, au mois de septembre, tout est consommé. Non-seulement la statue est fondue, mais les énormes blocs dont elle se compose sont hissés sur le rocher Corneille, et surédiûéa les uns sur les autres, jusqu'au front et à la couronne du colosse.
La Cérémonie d'inauguration de la statue de Notre- Dame de France, a eu lieu le 12 septembre 1860, sous
la présidence de S. E. le Cardinal Donnet, archevêque de Bordeaux, en présence de douze archevêques et évêques, de plus de huit cents prêtres en habit de chœur, des autorités civiles, militaires et judiciaires, de plusieurs hauts personnages, et d'une foule innombrable composée de la population entière du Puy et de plus de dix mille étrangers venus de tous les points de la France.
L'anniversaire de l'inauguration de Notre-Dame de France se célèbre, chaque année, le dimanche après le 12 septembre, par une procession solennelle de toutes les paroisses et congrégations de la ville.
L'idée du revêtement en fonte bronzée du piédestal de la statue de Notre-Dame de France, fut soumise pour la première fois à la Commission, dans une réunion qui eut lieu sous la présidence de Mgr Le Breton, le 24 avril 1868. On adopta le projet, et une Sous- Commission composée de MM. Urbe, Vicaire général; Alirol, Chanoine, Secrétaire général de l'Évêché ©t Coumes, Ingénieur en chef du département de la Haute-Loire, fut chargé de s! entendre avec M. Ferdinand de la Rochette, successeur de M. Prenat, fondeur de la statue à Givors.
D'après un traité signé par Mgr l'Évêque du Puy et la Sous- Commission d'une part, et le Directeur de la Fonderie de Givors, d'autre part, le travail devait être terminé en 1869. Mais les grèves des ouvriers et la guerre de 1870 causèrent un retard; et le revêtement ne put être transporté au Puy qu'en 1871, vers la fin
de mai. Au mois de juin suivant, il fut hissé sur le rocher Corneille et mis en place; on n'en vit le complet achèvement qu'en juillet.
L'histoire du piédestal est racontée dans l'inscription qui se trouve au-dessous des armoiries de Mgr Le Breton , sur la face Nord-Ouest :
BASIS. SIGNO. AEXEO. ERIGENDO
DEIPARAB. INTER. YLNAS
lîîPANTEM. lESVM. GESTANTI3
INFANTIVM. TER. CENTVM. MILLIYM. 8TIPE
STYDIO. 90DAL1VM. SALESIANORVM. CONLATA
CONFECTA. ET. STATVTA. LOGO. EST
PETRO. LE. BRETON. SPI3C0P0. ANICIENSI
CAROLO. DEMONTS. SVP. LIGEBIS. PR/EFECTYRAH. GERENTE
HENRICO. VmAI. MAGIST. YRBIS
BASI. IX9GRIPT10>T5S. ADDIT.«. SYNT
Sur la face qui regarde lé Nord, au-dessous du chiffre de la Très-Sainte Vierge, à droite et à gauche de la porte qui introduit dans le piédestal, on lit les indications suivantes, en français :
L0>*6ITUDE-E9T i^ 32' 55"
Latitude-xord 450 2' 54"
Hauteur de Corneille au-de9su8 du seuil de l'Hotel-