‹ Le concordatChapitre 1 sur 10 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Depuis que cet écrit a paru dans un recueil périodique, par suite d'une modification ministérielle, un nouveau titulaire a été appelé à la direction supérieure des cultes.

A peine entré en fonctions, ce nouveau ministre a été amené (dans la discussion du budget, en ce moment en cours) à faire connaître la ligne de conduite que son ad-

Il AVANT - PROPOS.

ministration entendait tenir dans ses rapports avec l'Église et le clergé de France.

Malgré des intentions libérales et modérées exprimées en termes élevés, j'ai eu le regret de constater que rien dans son langage ne fait espérer qu'une modification quelconque doive être apportée, soit aux maximes professées, soit aux pratiques suivies par ses prédécesseurs.

C'est ainsi qu'il a persisté à soutenir que le concordat n'avait pas le caractère d'un traité conclu de puissance à puissance, entre l'Église et l'État, et plaçant les deux parties sur un pied d'égalité pour décider dans l'intérêt commun les questions qui les touchent; il a déclaré, au contraire, que ce grand acte avait eu pour effet de faire de l'Église la subordonnée de VÉtat. Je ne crois pas, à dire vrai, qu'on eût encore employé une expression aussi blessante

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