‹ Le conflit de la morale et de la sociologie. --Chapitre 126 sur 186 · Des sociétés animales, p · texte numérisé non relu

Des sociétés animales, p

2. Déterm. du fait moral dans « Bull, de la Soc. de phil. ». t. VI, p. 136.

3. De la division du, travail social, ire éd. Introduction, p. 36.

sociale passent généralement pour être moraux » (^) ; que « le but de toute société est de modérer la guerre entre les hommes » (-) ; que « l'altruisme sera toujours la base fondamentale de notre vie sociale » (^), etc.

Ce qui rapproche davantage encore les sociologues du système thomiste, c'est que celui-ci répond à la préoccupation, manifestée par les plus éminents, d'éviter, en raccordant l'idéal au réel, l'arbitraire dans la détermination des fins.

D'après Comte, l'ordre artificiel, établi par le législateur, doit être «le prolongement de l'ordre naturel et involontaire vers lequel tendent nécessairement les sociétés humaines » (^). Car «notre intervention politique ne saurait avoir de véritable efficacité sociale qu'en s'appuyant sur les tendances de l'organisme ou de la vie politiques, afin d'en seconder, par de judicieux artifices, le développement spontané» (^).

M. Durkheim, de son côté, pose en principe que « l'idéal doit se dégager du réel» (^). S'il est une «œuvre de fantaisie poétique, une conception toute subjective, il ne pourra jamais passer dans les faits » (^). « Nous ne pouvons aspirer à une autre morale que celle qui est ré-

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