A. Comte, Plan, pp. 82 et 102 et Cours, t. IV, p
Ce serait, s'ils ne se ressaisissent, la faillite de la Sociclogie, dont ils se prétendent les représentants.
S'ils connaissaient la théorie thomiste, ils se persuaderaient peut-être qu'elle leur offre un terrain de ralliement. Ils en sont parfois moins loin qu'ils ne pensent.
Par exemple, il leur arrive de s'incliner, eux aussi, devant le fait que saint Thomas commence par constater.
Ainsi M. Espinas reconnaît que, «en dépit de ses variations dans le temps et dans l'espace, la morale s'est toujours composée d'un petit nombre de principes essentiels, conditions essentielles de la vie sociale, qui forment en quelque sorte le thème fondamental de la moralité et qui se développent suivant les milieux et les circonstances en prescriptions particulières » (^).
M. Durkheim admet, au moins implicitement, le même fait. Pour prouver, dit-il, qu'un principe de morale, contesté momentanément, a cependant une valeur morale, il faut montrer « comment on ne peut le méconnaître sans méconnaître aussi les conditions essentielles de l'existence collective et, par voie de conséquence, de l'existence individuelle » (^) ; à cet effet, « il faut le comparer à d'autres préceptes dont la moralité intrinsèque est établie, pour voir s'il sert aux mêmes fins » (^). Or, il semble bien y avoir un certain nombre de principes généraux dont M. Durkheim ne discute pas la valeur et qui lui serxent à l'occasion de norme suprême. Il constatera, par exemple, que « les besoins d'ordre, d'harmonie, de solidarité