‹ Le conflit de la morale et de la sociologie. --Chapitre 171 sur 186 · Voir plus haut, chapitre V, pp. 181 et suiv · texte numérisé non relu

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levées dans notre réponse — ne constituent aucune contribution utile au travail que nous avions entrepris. A quoi nous sert, par exemple, de savoir que M. Durkheim n'a pas cherché à entrer en relations avec M. Schmoller? — qu'il n'a plus pour l'œuvre de M. .Wagner qu'une sympathie modérée? — qu'une suggestion de M. Wundt a sommeillé pendant huit ans dans son cerveau? A quoi sert de savoir que M. Espinas, chargé depuis une douzaine d'années d'enseigner en Sorbonne l'histoire de l'économie sociale, n'a appris l'allemand que tardivement? — Ces menus faits peuvent avoir une valeur documentaire pour l'histoire anecdotique d'une personnalité. Ils n'en ont guère pour une étude objective sur la formation d'un système d'idées.

De ce que nous relevions dans sa prétendue sociologie française la présence d-un copieux apport germanique, M. Durkheim s'est ému. Pourtant il n'entrait de notre part dans cette constatation nulle pensée de blâme. Et si nous avions tout aussi bien suivi l'infiltration de certaines théories françaises en Allemagne au XVI IP siècle, M. Durkheim fût assurément demeuré impassible, devant notre démonstration.

Sa méprise profonde est de n'avoir pas su se détacher de son œuvre, pour la considérer avec nous «du dehors », froidement, « comme une chose ».

Il donne ainsi au moins un exemple à l'appui d'une opinion, partagée par son entourage et qui a d'ailleurs exactement la valeur d'un préjugé ou d'une vue subjective. « En sociologie, dit-il, le sentiment se met souvent de la partie. Nous nous passionnons pour nos croyances religieuses, pour nos pratiques morales. Les idées que nous nous en faisons nous tiennent à cœur, ne supportent pas la contradiction, ne tolèrent même pas Pexamen scientifique » (1). «Le croyant, dit-il ailleurs, ne peut pas ne pas répugner à l'idée que l'homme soit étudié comme

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