‹ Le conflit de la morale et de la sociologie. --Chapitre 4 sur 186 · De la division du travail social, V^ édit.. p · texte numérisé non relu

De la division du travail social, V^ édit.. p

tement « scientifique. )> Oubliant l'anioralisme de commande du sociolog-ue. il s'élève avec vivacité contre ceux qui assurent que « la science ne nous apprendrait rien sur ce que nous devons vouloir; qu'elle ne connaîtrait -que des faits qui ont tous la même valeur et le même intérêt; qu'elle les observerait, les expliquerait, mais ne les jugerait pas; que pour elle, il n'y en aurait point ■qui soient blâmables; que le bien et le mal n'existeraient pas à ses yeux (^j. »

Pour discerner le bien du mal, « il imitera, annoncet-il, la méthode que suivent les naturalistes (^). » Mais c'est bien plus encore leur langage qu'il emprunte. Brusquement, en effet, il formule le problème en termes nouveaux : « Le désirable c'est la santé. Pour les sociétés comme pour les individus, la santé est bonne; la maladie, au contraire, est la chose mauvaise. » Cela étant, il s'agit de trouver un « critère objectif » qui permette de « distinguer scientifiquement » la santé de la maladie ou l'état no-rmal de l'état pathologique (^).

On sait comment iVI. Durkheim a essayé de résoudre le problème (*).

« Un fait moral, a-t-il dit d'abord, est normal pour un type social déterminé, quand on l'observe dans la généralité des sociétés de cette espèce; il est pathologique dans le cas contraire (^). » Ou encore: « le type normal se confond avec le type moyen (^). »

Mais l'intervention des naturalistes n'aide pas à ré-

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