‹ Le conflit de la morale et de la sociologie. --Chapitre 41 sur 186 · La Sociologie en France au XIX^ siècle · texte numérisé non relu

La Sociologie en France au XIX^ siècle

table successeur d'Auguste Comte (^), » on ne peut méconnaître qu'Auguste Comte est, à son égard, non seulement un précurseur mais un inspirateur.

M. Durkheim tient de lui plus que sa mentalité positiviste, avec son dédain de la métaphysique et sa prétention de « rechercher les seules lois des phénomènes » à l'exclusion de l'étude des « causes premières et finales. »

Il lui doit, en particulier: l'idée même d'une « physique sociale » — la notion de l'interdépendance des phénomènes sociaux — la conception d'un nouvel art politique basé sur la science.

« Les phénomènes sociaux, disait Comte (^), ne sont pas indéfiniment et arbitrairement modifiables par le législateur; ils sont assujettis à de véritables lois naturelles (^), par conséquent aussi susceptibles de prévision scientifique que tous les autres phénomènes quelconques. » C'était affirmer la possibilité d'une science, — Comte disait d'une « physique sociale ».

Les phénomènes, objet de la physique sociale, forment un système uni et cohérent, — Comte disait un « consensus ». « Les diverses parties du système social exercent continuellement les unes sur les autres des actions et des réactionô mutuelles » {Cours, t. IV, p. 324) ; ainsi, par exemple, « chacun des modes fondamentaux de l'existence sociale détermine un certain système des mœurs co-relatives, dont la physionomie commune se retrouve chez tous les individus » (p. 398). Cela étant, « chacun des nombreux

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