Jbid., Livre II, chap
7. Essai, l, VII, XXVIII. — «Une constitution écrite telle que celle qui régit aujourd'hui les Français, n'est qu'un automate, qui ne possède que les formes extérieures de la vie » {Considérations^ chap. 7).
racines des constitutions politiques existent avant toute loi écrite. Une loi constitutionnelle n'est et ne peut être que le développement ou la sanction d'un droit préexistant et non écrit (^). L'expérience apprend ceci: Tantôt les constitutions ont pour ainsi dire germé d'une manière insensible, par la réunion d'une foule de ces circonstances que nous nommons fortuites; quelquefois elles ont un auteur unique qui paraît comme un phénomène, et se fait obéir. Mais ces législateurs même avec leur puissance extraordinaire ne font jamais que rassembler des éléments préexistants dans les coutumes et le caractère des peuples (2).
Aux législateurs de la contre-révolution {^) il conseille de se mettre à l'école de l'expérience : En politique comme en mécanique, les théories trompent, si l'on ne prend en considération les différentes qualités des matériaux qui forment les machines. Sortons des théories, et représentons-nous des faits (^). Croyons au moins à l'histoire, qui est la politique expérimentale f^). Toute question sur la nature de l'homme doit se résoudre par l'histoire (^).
Aux philosophes il recommande la recherche des lois