‹ Le conflit italo-éthiopienChapitre 25 sur 81 · La version italienne se base · texte numérisé non relu

La version italienne se base

19 Sur les rapports télégraphiques en date des 6 et 7 décembre 1934 du commandant Montanari chef militaire de la région, transmis au Gouvernement de la Somalie relatant les informations fournies parles dubats, seuls témoins

oculaires des premiers événements et d’après lesquels notamment une attaque en force déclenchée à l’improviste par les Abyssins du Fitaorari Tessamma, sans aucune provocation de notre part, à contraint nos dubats à reculer après une résistance acharnée ;

29 Sur le rapport en date du 14 décembre 1934 du Gouvernement de la Somalie transmis au ministre des Colonies à Rome résumant les informations à lui parvenues jusqu’à cette date, où il est dit que : un ascari du Fitaorari Chiffera s'était levé debout, tira un coup en l’air qui à ce qu’il paraît devait servir comme signal, parce qu’il fut immédiatement suivi d’une vive fusillade de la part des Abyssins.

30 Sur le témoignage devant la Commission de conciliation et d’arbitrage, à défaut d'officiers ou de sousofficiers métropolitains, dont aucun n’était sur place au moment de l’engagement de quatre dubats, tous aujourd’hui sous-officiers mais dont un seul l’était au moment de l’incident ; ils étaient à Oual-Oual le 5 décembre et affirment avoir vu partir le premier coup de feu des rangs éthiopiens en ajoutant ce détail nouveau qu’il avait été tiré contre une sentinelle se tenant sur un arbre ; ces témoins n’ont déposé que près de neuf mois après l’événement, ils n’ont pas précisé si le coup de feu qu’ils disent avoir vu provenir des rangs éthiopiens à été dirigé intentionnellement ou accidentellement vers la sentinelle italienne, ni si la chute de celle-ci à été due à un mouvement volontaire ou involontaire.

36. La Commission est, en conséquence, portée à penser que cet incident à été dû à un malheureux concours de circonstances, le premier coup de feu pourrait avoir eu le même caractère accidentel que ceux si nombreux et Si fréquents qui l’avaient précédé. Il est très compréhensible que dans l’état de nervosité, d’excitation et de suspicion où étaient les troupes rivales placées depuis deux semaines dans un dangereux voisinage, ce coup de feu ait déterminé les résultats regrettables qui ont suivi.

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