CONCLUSION
sive si l’action des grandes Puissances avait été dès le début du conflit plus conforme aux dispositions du Pacte. La France ne déclara-t-elle pas que jamais elle ne consentirait à appliquer des mesures militaires ? Ce sont surtout les Etats puissants qui par leur indécision — souvent pour des considérations de politique intérieure — ont fait échec à la sécurité collective et au Pacte de la Société des Nations, compromettant par cela même leur propre sécurité.
Cette expérience peut cependant être le point de départ d’une organisation plus effective de la paix. M. Litvinoff écrit à cet égard ‘ : « Pour ma part, je préfère une Société « des Nations qui s'efforce de fournir une aide quelconque « à la victime d’une agression, mais qui ne réussit pas, « à une Société des Nations qui laisserait se perpétuer « l’agression et passerait son chemin.
« Je considère que la Société des Nations à fait un « pas énorme en avant lorsqu'une majorité écrasante « de ses membres sans tenir compte des sacrifices maté- « riels qu’il pourraient ainsi s'imposer, se sont efforcés « d'assister, alors même qu’ils n’ont pas réussi, un de « ses membres qui était attaqué, au lieu de renvoyer le « litige de Comité en sous-comité, au lieu de dépêcher « une commission d’enquête sur les lieux comme on l’a « fait dans d’autres cas. En d’autres termes, je crois «que l’état d'esprit des Etats membres de la Société « des Nations s’est beaucoup amélioré, ce qui justifie « notre espoir que la prochaine fois, ils parviendront « aux niveaux des idéaux de la Société des Nations et « que la victime sera sauvée complètement de l'agression. »