II
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Fig. 18
6h 8h 10h A6à 2h 4h 6h «h 10h Mdi 2h 4Il"~ 6>
(Lancaster et Meuleman, Le climat du Congo).
lorsque le soleil darde ses rayons brûlants sur le sol mouillé, la chaleur humide peut devenir étouffante » (von Danckelmann).
« Si la grande variabilité du climat dans nos pays de l'Europe occidentale offre des dangers, en hiver surtout, au point de vue de la santé publique, elle est d'autre part un stimulant à l'activité des fonctions de l'organisme. Dans la zone équatoriale, comme
nous venons de le voir, l'état thermique moyen est, le plus souvent, au cours de Tannée, voisin de 30° l'après-midi et de 20° la nuit, avec de très faibles changements d'un jour à l'autre. Si cette situation maintient le corps dans un équilibre de température plus régulier, plus uniforme que chez nous, elle exerce d'autre part sur l'Européen une action débilitante et amollissante que l'on ne peut combattre et écarter qu'en se soumettant aux exigences du régime que commandent pareilles conditions climatériques » (Lancaster in op. cit. A. .T. Wauters).
l^CS SCLISOIIS .— C'est la pluie qui caractérise les saisons au Congo, particulièrement dans la partie occidentale, car au centre et surtout dans la région équatoriale, il pleut de façon plus ou moins régulière à tous les moments de l'année. Au sud du 2e parallèle sud d'octobre à mai règne la saison des pluies, de juin à septembre règne la saison sèche.
Les pluies du Congo ne sont pas diluviennes. Les fortes averses sont comparables à nos pluies d'orages d'été. De peu de durée, elles sont intenses et accompagnées presque toujours de phénomènes électriques et quelquefois de fortes rafales de vent (tornades).
« En saison sèche point de pluie, rarement une légère brume de 5 à 10 minutes de durée. En revanche, un temps grisâtre, une brise qui fait sur les colons l'effet de nos froides bises d'hiver. La végétation, exubérante de vie et de force, lutte longtemps, cherchant à se soutenir malgré la privation d'eau; mais la sécheresse finit par l'emporter. Tout s'étiole et se fane et lorsque le temps sec a accompli son œuvre, de tous les points de l'horizon s'élèvent des colonnes de fumée annonçant le commencement des incendies annuels des herbes... Les plaines dénudées, portant encore la trace du feu, laissent alors une triste impression au spectateur, et cet état perdure jusqu'aux premières pluies, qui, par un effet magique, rendent en peu de temps au pays son aspect riant et sa luxuriante végétation » (Lancaster).
Vers l'intérieur du pays, la différence entre saisons sèche et pluvieuse est moins tranchée et vers l'équateur il n'y a pour ainsi dire plus de saison sèche.
Nous donnons ici les diagrammes pluviométriques de cinq positions climatériques typiques : i° Banana à la côte; 2° Kimouenza à quelques kilomètres au sud-est de Léopoldville, au delà de la barrière des plateaux montueux atlanti-
La marche annuelle moyenne des pluies a Banana
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' Pet/te nov"' "> saison des pluies
Fig. 19
(D'après les observations météorologiques des agents de l'Etat.)
ques, à l'issue de la vaste plaine du Congo moyen; 30 Éala, sur Péquateur; 40 Mono qui caractérise le régime oubanghien et 5° Loukafou qui, exprime celui du Katanga. La lecture de ces diagrammes, très suggestive, permettra un peu plus loin de se rendre assez bien compte du régime hydrographique du bassin.
Quant à la quantité d'eau qui tombe sur la durée d'une
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La marche annuelle moyenne des pluies a Loukafou.
J.u'" \S3,son Ju,liet) sèche
D. J. T. M. A. M. J. Jl.A. S. O. N. D. J.
Fis.
(D'après les observations météorologiques des agents de l'Etat)
La marche annuelle moyenne des pluies a Mono (Oubanghi)
D. J. F M. A. M. J. Jf A. S. O. X. J). J.
Fig. 23
(D'après les observations météorologiques des agents de l'Etat.)
année, elle n'est excessive nulle part. En aucun endroit, elle n'atteint deux mètres de hauteur.
En résumé et en général :
i° Au sud du 2e parallèle sud la saison des pluies débute
La répartition annuelle dk la pluie
moms de 200mm de 200 à 400 mm de 400 à 600mm de 600 à 800mm,
de 800 à 1000mm de 1000 à 1300mm __ de 7300 à 1600 mm Echelle là 25 000 000
de 1600 à 2000 mm.
de 2000 à 3000 mm plus de 3000 mm
Fig. 24-
au commencement d'octobre et prend fin au 15 mai. Au nord du 2e parallèle nord, l'inverse se produit.
20 Les mois les plus pluvieux sont novembre et décembre, mars et avril.
3° Au fur et à mesure qu'on s'avance dans l'intérieur et qu'on s'approche de l'équateur, les saisons se différencient de moins en moins, l'année entière est plus ou moins pluvieuse.
4° La grande forêt est élément actif dans le régime de répartition des pluies sur toute la région du milieu.
5° La saison chaude est celle des pluies et de plus grande humidité de l'air; la saison froide (ou de moindre chaleur) est celle du manque de pluie et de plus faible humidité de l'air. On dit de préférence saison des pluies et saison sèche.
Les vents dominants dans le Bas Congo sont ceux d'entre ouest et sud-ouest. Vers l'intérieur ce régime disparaît et sur le moyen et haut Congo, règne l'alise du sud-est.
Tout brusque changement de milieu pour l'homme amène des perturbations organiques. Aussi le climat congolien caractérisé plus haut dans ses points essentiels, doit apporter pour l'Européen des ruptures dans cet équilibre appelé santé. Mais avec des règles d'hygiène et de prophylaxie rigoureuses, l'homme sain se fera petit à petit à son nouveau régime, gardant toute l'énergie nécessaire pour accomplir la tâche qu'il s'est engagé à remplir.
IV. — LES RIVIÈRES. — La configuration, la structure et la nature du sol, le régime des pluies qui affectent l'Afrique équatoriale entraînent une grande richesse dans la circulation des eaux.
Le Congo. — Réparti au nord et au sud de l'équateur, le bassin du Congo a toujours quelqu'une de ses parties en période de maximum de pluie. Ces circonstances assurent au fleuve un débit assez régulier et très abondant qui le classe au second rang des fleuves du monde. Long de 4,640 kilomètres, il draine une surface de 3,690,000 kilo-
mètres carrés et a un débit évalué en moyenne à 60,000 ou 80,000 mètres cubes à la seconde.
Les affluents mêmes du Congo sont des artères puissantes.
Etendues comparées des réseaux hydrographiques du congo et de la meuse a l 'échelle de i a 25,000,000
Le Kasaï déverse au maître fleuve 11,000 mètres cubes à la seconde, l'Oubanghï 8,000, l'Arouwimi 4,000, le Lomami 5,000, alors que notre Escaut à Anvers ne roule par seconde que quelques centaines de mètres cubes. La largeur de TEscaut à Anvers est de 440 mètres à marée haute, celle de l'Oubanghi
à son confluent avec le Congo est de 3,250 mètres, celle du Kasaï à Kwamouth 640 (confluent, partie retrécie), celle de l'Arouwimi à Basoko (confluent) 1,500, celle du Lomami à Isangi (confluent) 900, celle du Congo à Banana 11,000.
Dès le cours supérieur des rivières, sur les plateaux du sud et du sud-est, la richesse du réseau hydrographique s'accentue.
Le haut plateau du Katanga est drainé par quatre artères
Longueurs comparées des six plus grands fleuves du monde Missouri- Mississippi 6 73 0 km .
NiJ 6470 km.
FI. des A
mazones 5.570 km.
Yang-Tsé
-Kiang 5.300km.
Yénisséi