‹ Le Congo belgeChapitre 7 sur 12 · GO · texte numérisé non relu

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Là cù les saisons pluvieuse et sèche alternent, notamment sur les plateaux dont l'altitude réduit et la température et la circulation d'eau, la végétation s'est adaptée, le tapis

Fig. 38. — La savane a baobab. Le baobab ou arbre à pain de singe est un arbre à feuilles caduques, feuillant avec la pluie. Son tronc, peu élevé (4 à 5 m. du sol à la naissance des branches) peut atteindre 30 à 35 m. de tour. Il est fréquent dans le Bas-Congo et disparaît au delà du Kasaï. Dans l'Afrique Orientale, son domaine est étendu. Sa fibre, son écorce, sa feuille, son fruit servent à des usages multiples.

Notre gravure sur laquelle on peut voir, à l'arrière-plan, des acacias parasols, nous montre un bel exemplaire de baobab ainsi que l'aspect type de la savane à baobab, réalisé particulièrement bien en Afrique Orientale allemande.

(D'après Vegetationsbilder de Karsten et Schenck. — Gustav Fischer à Iéna.)

végétal est désormais la savane dont le type le plus caractérisé est la savane à baobab.

Comme nous le savons, le passage de la forêt vierge à la savane n'est pas brusque. Il est progressif et se marque dans l'existence de la forêt en galerie.

Lorsque le degré et la périodicité de la sécheresse s'accen-

tuent, la savane s'appauvrit, les arbres se rabougrissent, deviennent buissonneux, le tapis végétal devient brousse.

Quelquefois même les buissons disparaissent totalement et font place à un tapis d'herbes. C'est la steppe d'ailleurs rare et de faible étendue au Congo.

Fig. 39. — La forêt en galerie. — Campement de blancs au kilomètre 19 (construction du chemin de fer de Matadi à Léopoldvillei. — (D'après Goffin.)

Dans les parties basses comme sur les plateaux, le marais est fréquent : marais coder, de petites dimensions, dans les anses tranquilles de l'estuaire du Congo, remarquable par sa végétation dite mangrove (forêt littorale de palétuviers),

— marais fluvial ou lacustre tel que ceux du Bangwélo, du Moéro, du lac Léopold II, de l'Oubanghi, du Congo moyen,

— marais éponge très fréquent sur les plateaux d'altitude

Fig. 40. — De la. savanne a la brousse.

(Phot. communiquée par le Ministère des Colonies.)

Fig. 41. — La brousse africaine : grandes herbes, arbres rabougris ou de petite taille. (D'après Vegetationsbilder de Karsten et Schenck. — Gustav Fischer à Iéna.)

considérable à pente indécise (zone limite des surfaces de ruissellement Congo-Zambèze).

La flore dît Congo varie évidemment suivant les régions. Si la zone centrale est remarquable par son unité, la savane et la brousse ont un aspect plus divers. On peut distinguer

Fig. 42. — La Mangrove de l'estuaire du Congo (d'après O. Drude, Geogr. Hdb. de Scobel). — La Mangrove est une forêt littorale constituée par l'association de palétuviers. L'adaptation de ceux-ci au milieu maritime est surprenante. Par des racines très nombreuses, puissantes et profondes, ils se fixent solidement sur le sol inondé journellement par la mer. Les racines vigoureusement enchevêtrées sont biquotidiennement baignées par le Ilot dans leur partie supérieure. A basse mer, les palétuviers apparaissent comme plantes surélevées sur racines déchaussées. A la pleine mer, ils sont balancés par la vague ondulante qui ne rompt point leurs attaches élastiques et résistantes. Sur la photographie présente, remarquer le niveau moyen des hautes eaux, très visible.

cinq zones florales -principales : i° le centre forestier ; — 2° le nord : savane et brousse du haut Nil et de l'Oubanghi; — 30 le Katanga : forêt, savane et brousse; — 40 le Kasdi : savane et brousse; — 50 le Bas-Congo d'aspect assez varié : forêt côtière, épaisse forêt du Mayoumbé, savane et brousse en amont de Borna jusqu'au Stanley-Pool.

Dans la zone de la grande forêt on rencontre presque

s. fi-e

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