‹ Le Congo;Chapitre 38 sur 126 · CARTE BOTANIQUE · texte numérisé non relu

CARTE BOTANIQUE

des rivières de véritables galeries (galerie wald).

. Le mélange des essences est la caractéristique de la forêt africaine et Ton n'y rencontre pas, comme dans d'autres contrées, une même espèce d'arbres réunis sur une surface étendue.

Autour de cette vaste forêt s'étendent les savanes : au nord de l'Ubangi et de l'Uele, une savane

boréale; à Test, une savane orientale qui se prolonge jusqu'à Tocéan Indien ; au sud, la savane australe; enfin, à l'ouest, la savane occidentale qui s'étend jusqu'aux forêts du Mayumbe.

La savane ne revêt pas le sol d'un aspect uniforme : la savane proprement dite, appelée souvent parc, est constituée par une végétation dans laquelle dominent des herbes de faible élévation, parsemées çà et là d'arbres nombreux, soit isolés, soit réunis en bouquet. Dans certaines parties du Congo, notamment dans le Katanga et dans l'Urua, se rencontre la savane boisée, sorte d'immense verger aux arbustes petits et rabougris.

Quant au mot brousse, il s'applique surtout à des étendues couvertes tantôt uniquement d'herbes hautes et dures, tantôt d'herbes parsemées d arbres généralement malvenus et chétifs. Ces herbes (herbes de Guinée), pouvant atteindre jusqu'à trois fois la taille d'un homme, ont la tige dure, les feuilles coupantes et ne sont propres à aucun usage.

Elles couvrent généralement de vastes plaines faiblement ondulées. Les indigènes avaient autrefois la détestable habitude de mettre le feu à ces herbes à la saison sèche, et c'est là vraisemblablement une des causes de l'aspect tourmenté qu'y offrent les arbres.

On rencontre la brousse au nord vers les crêtes de partage du Shari et du Nil, au sud vers la ligne de faîte du Zambèze, au sud du bas Sankuru et du bas Kasai et à l'ouest entre Boma et Kwamouth.

Les parties marécageuses, ainsi que nous l'avons dit précédemment, abondent dans la région cen-> traie du Congo et se présentent même parfois zmx, crêtes de partage; elles sont souvent couvertes d'herbes ou d'arbres.

La division que nous venons de donner n'a rien d'absolu et un élément ne règne pas à l'exclusion des autres dans telle ou telle région, mais y est dominant et donne alors à la région son caractère propre.

Botaniquement on a divisé le territoire de l'État indépendant en sept régions :

1. La zone nilienne comprenant l'enclave de Lado et le bassin du lac Albert-Edouard et que caractérise surtout la présence de l'arbre à beurre.

2. La zone du Mayumbe englobant le bassin du Shiloango : c'est une zone forestière.

Ces deux zones n'appartiennent pas au bassin du Congo comme celle que nous allons citer et n'ont d'ailleurs dans le territoire de l'État qu'une minime partie de leur aire.

3. La zone septentrionale qui comprend les bassins de l'Uele, du Bomu et de l'Ubangi au nord de la passe de Zongo. C'est une savane attenante à celle du haut Nil et dont la flore et la faune diffèrent beaucoup de celles du Congo.

4. La zone forestière centrale qui embrasse toute la forêt équatoriale que nous venons de décrire.

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