SAISONS
Division. — La zone équatoriale, ou plutôt les parties de celle-ci les plus rapprochées de Téquateur, ne montrent que fort peu de variations saisonnières. La température y est assez uniforme et il n'y a pas de mois où la pluie cesse totalement de tomber.
A mesure qu'on s'éloigne de Téquateur, au contraire, soit vers le nord, soit vers le sud, les saisons se marquent de mieux en mieux et, arrivé à l'entrée de la zone tropicale, on peut distinguer nettement quatre saisons dont deux grandes et deux petites qui sont :
i^ La grande saison chaude ou des pluies;
2^ La grande saison sèche ou froide ou des moindres pluies;
3° La petite saison chaude ou des pluies;
4° La petite saison sèche ou froide.
L'ordre de ces saisons est renversé dans les deux hémisphères, c'est-à-dire que la saison des pluies règne dans le nord quand la saison sèche règne dans le sud et réciproquement.
En voici la cause :
Tout autour de l'équateur existe un épais anneau de nuages {cloiid ring des Anglais) formés par les alizés soufflant du nord-est et du sud-est : ces derniers convergeant entre eux sont séparés par une zone (celle des calmes équatoriaux) où, grâce à leur grand pouvoir évaporateur, Se forment des nuages superposés et constamment renouvelés.
Ces nuages suivent le soleil dans les différentes positions que celui-ci occupe successivement dans les régions équatoriales et amènent la pluie dans les endroits au zénith desquels ils passent.
Comme le soleil, dans son mouvement apparent, passe deux fois au zénith de chaque point situé entre les tropiques, on peut en conclure immédiatement que dans les pays intertropicaux on constatera deux saisons de pluies par an, et celles-ci sont d'autant plus rapprochées des équinoxes qu'on est plus près de l'équateur, d'autant plus voisines l'une de l'autre qu'on est plus près des tropiques. Ce mouvement provoque les quatre saisons du Congo.
L'anneau équatorial des nuages a comme limites moyennes 8^ latitude nord et 2^ latitude sud et ses oscillations extrêmes sont comprises entre 18^ latitude nord et 10° latitude sud.
Comme on le voit, ces limites sont repoussées vers le nord; ce résultat est dû à l'apport plus considérable des alizés du sud-est, qui exercent sur une plus grande échelle leur puissance évaporisatrice que ceux du nord-est, grâce à la prédomi-