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DISTRICTS DU BAS-CONGO

Les districts de Banana et de Borna ne présentent, dans leur occupation, aucune différence sensible.

Placés tous deux dans une région basse, se relevant vers le nord dans le fertile pays du Mayumbe qu'arrose le Shiloango, d'une étendue modérée, et traversés par des voies de communication commodes, voisins de la capitale où sont concentrés tous les services, ils n'offrent qu'un petit nombre de postes qui assurent l'ordre et la sécurité.

District de Banana (43 Européens). — Le cheflieu, Banana, est une réunion de factoreries bâties à l'embouchure du Congo, sur une pointe sablonneuse abritant une bonne rade.

La localité s'étend sur une longueur de près de 3 kilomètres.

Banana frappe le visiteur par la coquetterie de ses petites habitations blanches entourées de jardinets; de superbes allées de cocotiers contribuent à donner à l'ensemble un cachet agréable à l'œil. Le voisinage de la mer en fait un des postes les plus sains du Congo.

La population blanche (29 Européens) compte

des agents de factoreries et quelques fonctionnaires ; un consul anglais et un second portugais y résident. La population noire travaille principalement dans les factoreries et au port.

On remarque dans le district l'importante mission de Moanda.

District de Boma (403 Européens). — Borna (257 Européens), capitale de l'État et port important, est devenue, de simple groupe de factoreries qu'elle était il y a quelques années, une véritable petite ville, où sont établis tous les services officiels et de nombreuses maisons de commerce.

La ville comprend deux quartiers reliés entre eux par un tramway à vapeur : Boma-rive et Boma-plateau.

Boma-rive comprend la marine, la douane, divers hôtels et factoreries.

Le chalet du gouverneur général, les bâtiments de la force publique, des finances, de la justice, l'hôpital, les habitations des fonctionnaires et le parc public forment Boma-plateau.

Enfin, Boma-beach, situé entre le pier de l'État et la rivière des Crocodiles, est constitué par les magasins de la marine et des travaux publics et par les magasins de charpenterie, menuiserie, forges, etc.

Les habitations entourées de jardins qu'ornent des cocotiers, palmiers, lauriers-roses, etc., offrent un riant aspect. D'importants travaux d'assainissement ont amélioré la situation sanitaire de la ville.

En aval de Borna se trouve le fort de Shinkakasa.

Un camp d'instruction est établi à la Luki et le corps de réserve au camp de la Lukula.

Postes : Kalamu (reboisement), Malela (exploitation forestière), Zambi (élevage), Mateba (service hydrographique), Tshela (poste agricole), Luali^ Zobe, Kîdu (postes fiscaux).

Le district de Matadi et l'ancien district des Cataractes qui y est rattaché provisoirement sont entièrement situés dans la région des monts de Cristal.

Ils sont traversés par une importante voie de communication : le chemin de fer de Matadi au Stanley-Pool, le long duquel s'est concentré tout le mouvement des transports.

Ce district constitue avant tout une région de passage : faisons remarquer cependant que depuis que l'achèvement du chemin de fer a permis aux porteurs de rentrer définitivement dans leurs villages, le développement de l'agriculture y est devenu possible.

District de Matadi (278 Européens). — Chef-lieu : Matadi (142 Européens).

Matadi, jadis simple comptoir dans un pays rocheux, est devenue, depuis la construction du chemin de fer dont elle est en tête de ligne, en même temps qu'un entrepôt de premier ordre, l'une des villes les plus importantes de la côte occidentale.

Elle possède un bon port accessible en toutes saisons aux navires de mer et doté des installa-

tions nécessaires à l'accostage et au déchargement des navires.

Matadi est le siège de nombreux comptoirs ; on y voit de plus une église, une bibliothèque, des hôpitaux pour blancs et pour noirs.

Postes : Thysuille, station centrale du chemin de fer de Matadi à Léopoldville, jouit, par suite de son altitude élevée (741 mètres), d'une situation climatérique privilégiée qui sera probablement mise à profit dans un avenir peu éloigné.

Kitobola est à la fois un centre d'élevage important (200 têtes de bétail environ) et un poste agricole comportant une exploitation d'environ 80 hectares où la culture du riz a pris une grande extension (21 hectares de riz et 3o,ooo plants d'essences à caoutchouc).

Gongolo, poste agricole (9 hectares de riz).

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