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yy de la Province orientale

Les territoires du comité spécial du Katanga sont

confiés à une administration spéciale.

Organisation administrative des districts.

A la tête du district se trouve un commissaire de district nommé par le gouverneur général (à moins qu'il n'ait reçu sa nomination du gouvernement central) pour représenter dans sa circonscription l'administration générale de l'État.

Il est chargé de la haute direction de tous les services fonctionnant dans son district (le service judiciaire excepté).

Un adjoint supérieur est attaché à chaque commissaire de district : il est appelé à le remplacer notamment en attendant l'arrivée de son successeur.

Deux districts ont été divisés en zones commandées chacune par un chef de zone.

Les autres districts et les zones se subdivisent en secteurs à la tête desquels sont placés des chefs de secteur. Enfin les secteurs comprennent un certain nombre de postes commandés par des chefs de poste.

Chargé de nouer et d'entretenir des relations avec les indigènes qu'il s'efforce de rallier à l'État, le commissaire de district parcourt le plus souvent possible son territoire, faisant exécuter partout les lois et décrets et recueillant des renseignements de toute espèce, tant scientifiques qu'économiques, sur la région.

Il veille à l'amélioration des voies de communication, à l'hygiène publique, recrute des travailleurs, fait des plantations, lève des cartes, répartit

le personnel, enfin prend toutes les mesures néœssaires à la bonne progression de sa province.

Le chef de zone remplit dans sa zone des fonctions analogues à celles du commissaire du district envers lequel il est responsable de l'état de sa zone.

Le chef de secteur est chargé de la police de son secteur ; il a pour devoir d'effectuer de nombreuses reconnaissances, surtout dans les régions peu connues, en ayant soin de leur conserver un caractère strictement pacifique.

Les postes sont de différente nature suivant leur destination ; c'est ainsi que l'on rencontre des postes de police, des postes de transit, des postes agricoles, des postes fiscaux, etc.

Le poste est la dernière subdivision territoriale dont la direction soit confiée à un blanc.

Immédiatement après le poste vient la chefferie indigène, à la tète de laquelle se trouve un chef indigène, ayant reçu l'investiture et un insigne.

L'État met tout en œuvre pour étendre le plus possible les chefferies qui peuvent être appelées à rendre les plus grands services dans l'administration du pays.

Il est aisé de se rendre compte du rôle important que remplissent les chefs indigènes en tant que trait d'union naturel entre les autorités de l'État et la population ; on s'efforce de développer leur dévouement à l'État, et ils s'engagent à gouverner leur territoire selon leurs us et cou-

tûmes, pour autant qu'ils ne soient pas contraires aux lois.

Des messagers servent d'intermédiaires entre les autorités européennes et les chefs indigènes.

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