‹ Le Congo;Chapitre 81 sur 126 · II · texte numérisé non relu

II

Seke. . . .

5oo

Talanti. . .

Kafkaf . . .

5oo

Sambi . . .

VOUCKOU . .

Bois rouge .

(*) A titre d'indication rappelons que le chêne d'Europe a une densité de 725, une charge de rupture à la compression de 400 et une limite de tension à la flexion de 6 kilogrammes.

Exploitation forestière.

L'exploitation forestière a dû être abandonnée momentanément. Les arbres d'une même essence sont trop disséminés pour se prêter à une exploitation avantageuse. C'est là la principale cause des déceptions qui ont été éprouvées.

Les premiers essais remontent à 1893-1894 et furent tentés dans les îles du bas fleuve. Ils durent être abandonnés. Ils furent repris sur une plus grande échelle vers iSgS, dans la vallée du Shiloango (Mayumbe) : les bois étaient charriés par la rivière jusqu'à Landana où de nombreuses pièces se perdaient dans la barre.

De nouveaux chantiers furent établis en 1898 dans le voisinage du chemin de fer sans que des résultats plus rémunérateurs fussent atteints.

En ce qui concerne les forêts du Haut-Congo, chaque poste puise dans la forêt les bois qui lui sont nécessaires. De plus, une exploitation considérable, dotée d'une scierie, a été organisée à Lukolela; elle alimente surtout les chantiers de marine de Léo.

Avenir.

Il semble, après les expériences diverses qui ont été tentées, que les conditions locales se prêtent peu à une exploitation des bois.

Le Haut-Congo, pour autant qu'on admette qu'il puisse jamais exporter du bois, ne sera susceptible d'une exploitation rémunératrice que grâce à une très forte réduction des tarifs de transports.

En somme, ce n'est que dans le Bas-Congo que l'on pourra espérer un certain développement de cette industrie; encore faudra-t-il, pour atteindre un résultat sérieux, procéder à des reboisements systématiques.

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