LÉGENDE
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dans le Manyema, rUrua, le Haut- Kasai et particulièrement le Katanga où, surtout au sud, vers la ligne de partage avec les eaux du Zambèze, il existe des amas d'oligiste et de magnétite, atteignant souvent des proportions énormes et constituant des gisements de minerai pouvant être classés parmi les plus riches et les meilleurs
du globe. C'est par millions de tonnes qu'il faut les évaluer.
Extraction du fer. — L'extraction du fer est généralement pratiquée par certaines tribus qui en font une spécialité; ce sont, par exemple, les tribus de l'intérieur vers l'Equateur, les Samba chez les Baluba, les Balodi et les Banguli au Kasai, etc.
Les procédés d'extraction ne diflfèrent pas sensiblement : la méthode dite « Catalane » est d'un usage général. Le minerai est le plus souvent à fleur du sol. Choisissant celui qui est le plus pur et le plus dense, les noirs le lavent, le brisent et le mêlent à du charbon de bois. Ce mélange est jeté ensuite dans une sorte de haut fourneau d'argile réfractaire, à la partie inférieure duquel aboutissent les tuyaux d'un soufflet. Le fer ainsi produit est très pur. On le martèle sur une enclume en granit, et l'on en fait soit des blocs destinés à être vendus à des tribus de forgerons, soit des objets ouvrés.
B. — Le cuivre.
Le cuivre existe aussi au Congo en quantités très considérables que nous classerons en trois groupes : le groupe côtier, celui du Katan^ et celui de l'Ubangi.
Le groupe côtier comprend les mines de Mindouli, de Boko-Songo (Congo français) et de Bembé
(Angola), situées toutes trois hors de l'État, mais près de ses frontières, et il est bien vraisemblable que des gisements analogues se rencontreront dans l'État.
Dans les mines de BoluhSango les venues cuprifères sont mêlées au minerai de fer; dans celles de Mindouli le gisement se présente en minces filons, formant un réseau veinulaire minéralisé en chalcosine (sulfure de cuivre noir très riche en cuivre). Ces mines sont activement exploitées par les natifs et leur produit est répandu à l'intérieur.
Le groupe du Katanga renferme 112 gisements de minerai d'une teneur moyenne de i5 p. c. de cuivre (i) et groupés dans une bande de terrain s'étendant de la Lualu, affluent du Lualaba, à la Kafubo, sur une longueur d'environ 325 kilomètres.
Ces gisements consistent généralement en collines allongées s'élevant à 5o, 100 mètres au-dessus de la plaine environnante et que l'on pourra exploiter en galeries horizontales ; dans les cas les plus défavorables on ne devra jamais descendre à plus de 40 mètres de profondeur.
Trente de ces gisements pourront donner, sans qu'il soit nécessaire de dépasser cette profondeur, plus de i5 millions de tonnes.
Les plus importants sont ceux de Kambove,
(i) Aux Etats-Unis, cette teneur est de lo ®/o au maximum, le plui souvent 2 à 3 %, et en moyenne 5 ^j^; de plus, pour obtenir ce minerai» il faut descendre à des profondeurs variant entre 3oo et x,6oo mètres.
de Kolwexi, de Dikuruwe et de VÉtoile du Congo.
Le groupe de V Ubangi est formé par des mines qui doivent exister dans VUbangi'Bomu, au nord des frontières de l'État, mais qui n'ont pas encore été visitées jusqu'ici.
Enfin on signale aussi des gisements de cuivre à Bamanga, au nord-est de Ponthierville.
Extraction du cuivre. — Au point de vue industriel on en est encore à la phase de préparation des exploitations. Comme le minerai est oxydé, le grillage n'en sera pas nécessaire pour la fusion. On pourra utiliser ou le procédé par fusion, soit au haut fourneau, soit au four électrique, ou le procédé par réduction dans des fours à réverbère, ou bien encore des procédés par voie humide. L'exploitation sera singulièrement facilitée par l'existence des chutes du Lualaba et de la Lufira, qui sont susceptibles de fournir une force motrice que l'on a évaluée pourries premières seules à i25,ooo chevaux.
Avenir.
La masse énorme de minerai de fer et de cuivre déjà reconnue au Congo montre assez la richesse minière da pays, et il n'est pas douteux que lorsque les voies de communication actuellement en voie de construction seront achevées, l'État indépendant verra se développer chez lui l'industrie extractive dans des proportions que,.
Lef nloef du Kataofa.
il y a quelques années à peine, il eût été téméraire d'espérer.
Exportations du cuivre en 1906 : 7i9i2 kilos, d'une valeur de 1,186 fr. 80.