‹ Le congrès de Vienne dans ses rapports: avec la circonscription actuelle deChapitre 33 sur 34 · PRUSSE ET DE RUSSIE, LORS DE LA CLOTURE OU CONGRES DE · texte numérisé non relu

PRUSSE ET DE RUSSIE, LORS DE LA CLOTURE OU CONGRES DE

L^Europe connaît les motifs de la résolution prise par les souverains alliés d'étouffer les complots et de faire

ET PIÈCES JCSTIFICATIVES. 237

cesser les troubles qui menaçaient Texistence de cette paix générale dont le rétablissement a causé tant d^efforts et tant de sacrifices.

Au moment même où leur généreuse détermination s^accomplissait dans le royaume de Naples, une rébellion d*un genre plus odieux encore, s*il était possible, éclata dans le Piémont...

Le plan d*une subversion générale était tracé dans cette combinaison contre le repos des nations. Les conspirateurs du Piémont avaient leur rôle assigné , ils se sont hâtés de le remplir.

Le trdne et TÉtat ont été trahis, les serments violés , rhonneur militaire méconnu, et Toubli de tous les devoirs a bientôt amené le fléau de tous les désordres.

Partout le mal a présenté le même caractère , partout un même esprit dirigeait ces funestes révolutions.

Ne pouvant trouver de motif plausible pour les justifier, ni d^appui national pour les soutenir, c^est dans de fausses doctrines que les auteurs de ces bouleversements cherchent une apologie; c^est sur de criminelles associations qu^ils fondentun plus criminel espoir. Pour eux, Tempire salutaire des lois est un joug qu*il faut briser. Ils renoncent aux sentiments quMnspire le véritable amour de la patrie; et, mettant à la place des devoirs connus, les prétextes arbitraires et indéfinis d*un changement universel dans les principes constitutifs de la société, ils préparent au monde des calamités sans fin.

Les souverains alliés avaient reconnu les dangers de cette conspiration dans toute leur étendue; mais ils avaient pénétré en même temps la faiblesse réelle des conspirateurs à travers le voile des apparences et des déclamations. L^expérience a confirmé leurs pressentiments. La résistance que Tautorité légitime a rencontrée

• été nulle, et le crime a disparu devant le glaive de la jostiee.

Ce n*est point à des causes accidentelles , ce n*est pas méni9 aux hommes qui se sont si mal montrés le jour du combat, qu*on doit attribuer la facilité d*ttn tel succès. Il tient k un principe plus consolant et plus digne de considération.

La Providence a frappé de terreur des consciences aussi coupables; et Timprobation des peuples, dont les artisans de troubles avaient compromis le sort, leur a fait tomber les armes des mains.

Uniquement destinées à combattre et à réprimer la rébellion, les forces alliées, loin de soutenir aucun intérêt exclusif, sont venues au secours des peuples subjugués, et les peuples en ont considéré remploi comme un appui en faveur de leur liberté, et non comme une attaque contre leur indépendance. I>ès lors la guerre a cessé; dès lors les États que la guerre avait atteints n*ont plus été que des États amis pour les puissances qui n^avaient jamais désiré que leur tranquillité et leur bienêtre...

La justice et le désintéressement qui ont présidé aux délibérations des monarques alliés régleront toujours leur politique. A Tavenir, comme par le passé, elle aura toujours pour but la conservation de Tindépendance et des droits de chaque État, tels quUls sont reconnus et définis par les traités existants. Le résultat même d*on aussi dangereux mouvement sera encore, sous les auspices de la Providence, le raffermissement de la paix que les ennemis des peuples s^efforcent de détruire, et la consolidation d^un ordre de choses qui assurera aux nations leur repos et leur prospérité!

Pénétrés de ces sentiments, les souverains alliés , en fixant un terme aux conférences de Laybach, ont voulu

annoncer au monde les principes qui les ont guidés. Ils sont décidés à ne jamais sVn écarter, et tous les amis du bien verront et trouveront constamment dans leur union une garantie assurée contre les tentatives des perturbateurs.

G*est dans ce but que Leurs Migestés Impériales et Royales ont ordonné à leurs plénipotentiaires de signer et de publier la présente déclaration.

Laybach, Iel2mail821.

Autrichcy Mbttbrt«ich, baron de Vincent.

Prusêe, Krcsbmarck.

Bussie, Nbssblrodb, CAro-D^IsTRUs, Pozzo

Page 1