‹ Le congrès de Vienne dans ses rapports: avec la circonscription actuelle deChapitre 32 sur 34 · EXTRAIT · texte numérisé non relu

EXTRAIT

Sa Majesté s*était rendue à Troppau, afin de délibérer avec ses augustes alliés sur une question de la plus haute importance, non-seulement pour la monarchie autrichienne, mais pour le salut commun de TËurope. Ces délibérations ne laissèrent heureusement aucun doute sur la manière dont toutes les cours alliées envisageaient l*origine et le caractère de la révolution de Naples, et les dangers dont elle menaçait d'autres ÉUts.

Quant aux résolutions qu^exigeait un pareil état de choses, si des circonstances particulières d'un grand poids engagèrent le gouvernement britannique à ne pas partager celles des autres cours, et le cabinet de France à n'y accéder qu^avec des restrictions, l'empereur eut la satisfaction de se trouver entièrement d'accord sur toutes les questions avec les souverains de Russie et de

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FniSM, et de se convaincre en même temps qoe les différences de position et de marche entre les paissanees de i*Europe n^en amèneraient aucune dans les bases de leur alliance et dans runiformité générale de leurs principes et de leurs vues.

Les sourerains réunis k Troppau, décidés à ne pas reconnaître les changements que la force ou la révolte avaient opérés à Naples, et à faire cesser, par des efforts communs, les résultats de ces changements, n*en étaient pas moins animés du plus vif désir d*atteindre à ce but par des voies pacifiques^ et avec tous les ménagements dus à un pays déchiré déjà par tant de convulsions et de calamités...

Dans Tensemble des transactions qui viennent d*avoir lieu, les monarques alliés n*ont en vue que le salut des États qu*ils sont appelés k gouverner, et le repos du monde. C*est là tout le secret de leur politique. Aucune autre pensée, aucun autre intérêt, aucune autre question* n*a trouvé place dans les délibérations de leurs cabinets. L^inviolabîlité de tous les droits établis, Tindépendance de tous les gouvernements légitimes, rintégrité de toutes leurs possessions : telles sont les bases dont leurs spéculations ne s*écarteront jamais.

Les monarques seraient au comble de leurs vœux, et amplement récompensés de leurs efforts, s"*!! était possible d^assurer sur les mêmes bases la tranquillité au sein des Etats, les droits des trônes, la vraie liberté et la prospérité des peuples, biens sans lesquels la paix extérieure elle-même ne saurait avoir ni prix ni durée. Ils béniraient le moment où , affranchis de toute autre sollicitude, ils pourraient exclusivement consacrer au bonheur de leurs sujets tout ce que le ciel leur a conféré de moyens et de pouvoir.

DÉPécHC CIRCULAIRE ADRESSÉE AUX MINISTRES DE SA MAJESTÉ RRITANNIQDEPRÂS LES COURS ÉTRANGÈRES ( RUREAU DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, i9 JANVIER 1821).

Monsieur, je n'aurais pas jugé nécessaire devons faire aucune communication dans Tétat actuel des discussions entamées à Troppau, et transférées à Laybach, sans une circulaire adressée par les cours d* Autriche, de Prusse et de Russie, à leurs légations respectives, et qui, si le gouvei'nement de Slia Majesté ne s*expliquait pas à cet égard, pourrait donner lieu à des impressions très-erronées sur les sentiments précédents et actuels du gou> vernement britannique. Il est donc devenu nécessaire de vous informer que le roi a jugé devoir refuser de prendre part aux mesures en question.

Ces mesures embrassent deux objets distincts : 1p la fixation de certains principes généraux destinés à régler à Tavenir la conduite politique des alliés dans les cas qui y sont indiqués ; 2° le mode proposé d'agir d'après ces principes, relativement aux affaires actuelles de Naples.

Le système de mesures proposé sur le premier point serait, s'il était l'objet d'une réciprocité d'actioo, diamétralement opposé aux lois fondamentales de la Grande- Bretagne. Mais, lors même que cette objection décisive n'existerait pas, le gouvernement britannique n'en jugerait pas moins que les principes qui servent de base à ces mesures ne peuvent être admis avec quelque sûreté comme système de loi entre les nations. Le gouverne-

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ment du roi pense que Tadoption de ces principes sanctionnerait inévitablement et pourrait amener par la suite, de la part de souverains moins bienveillants, une intervention dans les affiiires intérieures des États, beaucoup plus fréquente et plus étendue que celle dont il est persuadé que les augustes personnages ont Pintention d*user, ou qui puisse se concilier avec Tintérét général ou avec Tautorité réelle et la dignité de souverains indépendants. Le gouvernement de Sa Majesté ne croit pas que , d*après les traités existants, les alliés aient le droit d^assurer aucuns pouvoirs généraux de cette espèce, et il ne croit pas davantage qu*ils puissent s*arroger des pouvoirs aussi extraordinaires, en vertu d*aucune nouvelle transaction diplomatique entre les cours alliées, sans s*attribuer une suprématie incompatible avec les droits d*autres États ou même, en acquérant ces pouvoirs du consentement spécial desdits États, sans introduire en Europe un système fédératif , oppresseur , et qui , non-seulement serait inefficace dans son efifet, mais encore pourrait avoir les plus graves inconvénients...

Signé : Gastlbrbagh.

AIVIVEXE T.

DÉCLARATION PUBLIEE, AD NOM DBS COURS D^UTRIGHB, DE PRUSSE ET DE RUSSIE, LORS LATDACH, LE 12 MAI 1821.

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