Les noblesses ancienne et nouvelle seront conservées
6. Tout militaire au service de Naples né dans le royaume des Deux-Siciles qui prêtera le serment de fidélité à S, M. le roi Ferdinand IV sera conservé dans ses grades, honneurs et pensions.
S. M. l'empereur d'Autriche appuie ces dispositions de sa garantie formelle.
Art. m. Leurs Majestés, résolues d'étendre dès maintenant à l'époque de la paix les rapports établis entre leurs couronnes par la présente convention préliminaire, prennent l'engagement de conclure immédiatement un traité d'alliance défensive à perpétuité.
Cette alliance aura pour but de consolider l'état de paix et de tranquillité intérieure et extérieure, tant du royaume des Deux-Siciles que de l'Italie en général.
Les Hautes Parties Contractantes se réservent en conséquence de convenir ultérieurement des mesures propres à assurer ce but permanent de leur union.
Art. IV. La présente Convention préliminaire aura la même force et valeur que pourrait avoir un traité d'alliance formel.
Elle sera ratifiée dans l'époque de six semaines, ou plus tôt si faire se peut, et les ratifications en seront échangées à Vienne.
En foi de quoi les plénipotentiaires respectifs l'ont signée , et y ont apposé le cachet de leurs armes.
Fait à Vienne le 29 avril de l'an de grâce 1815.
(LL. SS.) Signé : le commandeur Ruffo; le prince de Metternich.
Note du Prince Auguste de Wied Neuwied aux Plénipotentiaires rf Autriche, de Prusse et de Hanovre, pou/r déclarer que son cousin le Prince de Wied-Runkel et lui se soumettent à la souveraineté de Prusse. Vienne, 30 avril 1815.
Kluber, tome II, page 244.
Trente-deuxième Protocole de la séance du 30 avril 1815 des Plénipotentiaires des cinq Puissances.
Présents :
MM. le comte de Rasoumoffsky, le comte de Nesselrode, le comte de Capo distria, le prince de Metternich, le baron de Humboldt, le prince de Hardenberg, le baron de Wessenberg.
I. M. le prince de Metternich fait part à MM. les plénipotentiaires d'une Convention préliminaire d'alliance conclue hier, 29 du mois, entre l'Autriche d'une part, et S. M. Sicilienne d'autre part1. M. le prince de Metternich ajoute que la communication qu'il en donne ne peut être de sa nature que confidentielle jusqu'à ce que cette Convention soit ratifiée mais qu'il n'a pas voulu différer jusque-là d'en faire connaître le contenu à MM. les plénipotentiaires.
II. M. le prince de Hardenberg donne lecture d'une réponse aux observations faites par M. le comte de Clancarty dans la pièce déposée au protocole du 20 avril (sub lit t. UU).