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Ukk CONGRÈS DE VIENNE.
pour objet que l'entretien par étapes pendant les passages actuels des troupes. Enfin on s'est arrêté à l'observation que, comme on avait l'intention de tracer des rayons d'approvisionnement pour les armées, il serait utile de connaître d'abord plus particulièrement cet arrangement, qui a pour but de diminuer le fardeau général, pour pouvoir juger des rapports des divers États, h l'égard de la concurrence qu'on pouvait en attendre. A quoi MM. les commissaires des Puissances alliées ont répondu qu'ils n'étaient pas encore bien d'accord sur les rayons; qu'ils allaient s'occuper de cet objet et que dans une nouvelle conférence ils feraient connaître à MM. les députés ce qui aurait été convenu. MM. les plénipotentiaires de Bade, Hesse-Darmstadt et Nassau, et MM. les députés des autres provinces et villes libres ont encore déclaré qu'ils sont disposés à traiter sur la base du protocole, mais sous le vœu exprès, non-seulement d'une augmentation de prix, mais aussi d'un plus prompt payement ; sur quoi on a ajourné la délibération à la prochaine séance.
2° Dans la séance d'hier on a tracé le plan des rayons, ainsi qu'on le voit par les pièces annexées1. On n'a pas laissé de faire à cette occasion l'observation qu'aucune partie des États allemands de l'Autriche n'était comprise dans les rayons respectifs, et qu'on n'y voyait qu'une petite partie de ceux de la Prusse. Sur le dernier point on a fait la réponse générale que le rayon dit prussien n'était pas définitivement fixé. M. le comte de Hardenberg, plénipotentiaire du Hanovre, a dit que comme il fallait payer dans les Pays-Bas les approvisionnements au comptant et aux prix courants, ceux qui font joindre leurs troupes à l'armée de Wellington ne peuvent se contenter d'une fixation basse et arbitraire des prix. Toutefois, en écartant provisoirement cette opposition, MM. les commissaires des Puissances alliées ont consenti à une augmentation du prix des rations et portions de 1 kreutzer, argent d'Empire, et MM. les députés des princes et villes Pont acceptée, sauf ratification, parce qu'on ne pouvait pas espérer davantage si l'on voulait être exactement payé. Il a été promis que le payement du premier terme se ferait comptant, et que le tout sera soldé en cinq termes et au bout de dix-huit mois.
Après quoi, MM. les plénipotentiaires présents ont dit : a. Qu'en général on ne trouvait pas que les rayons fussent tracés avec une parfaite justice, vu que les petits États y sont compris avec toute leur population, tandis que l'Autriche ne voulait pas s'y prêter du tout, que la Prusse concourrait dans une proportion trop faible, et que la Poméranie suédoise, ainsi que le Holstein, avaient été entièrement passés sous silence; que s'il s'agissait d'une affaire générale de l'Aile-