CAISSE
Espèces 1,036 » 8,572 »
à FEUTRE,
504'» bei^e, à 9 fr 4,536 »
200» noir, à iO fr 2,000 » 6,536 »
À HÉBERTIN,
Ses remises ci-dessus 2,036 » 8,572 »
« Voici comment nous décomposons l'opération ci-dessus : 21 Id.
HÉBERTIN à FEUTRE,
Notre facture 6,536 »
QUESTIONS ACTUELLES DE COMPTABaiTÉ. 117
LES SUIVANTS 4 HÉBERTIN,
SFFEIS A RECEVOIR,
n» 2014, Paris, 15 avril 1,000 »
Sa remise espèces 1,036 » » 2,036
« M. Vannier dit à la Main courante sous forme de note : , , . Il (( faudra passer un article de^iweru à Divers afin de ne pas « retrancher le crédit dHebertin de son débit. Cette soustraction « n'a pas lieu avec nos deux articles qui, nous le pensons, valent c infiniment mieux que l'article Divers à Divers, parla raison qu'ils « sont beaucoup plus à la portée des élèves et plus compréhensitt blés pour tout le monde.
« Malgré les progrès de la science, il y a des teneurs de livres, « même des auteurs, qui font un article de Divers à Divers, com- « prenant toutes le^ opérations d'une ou de plusieurs journées. Il « faut bien se garder de les imiter, car leur travail est un véritable « grimoire pour le Négociant.
(( Les tours de force ne valent rien en comptabilité. Dans la « pratique, toutes les opérations sont excessivement simples et fa- « elles à analyser ; on ne rencontre d'opérations complexes que « dans les traités.
MAIN GOURANTE
%^ janvier J8.. ■
Hébertin, ayant suspendu ses payements^ a obtenu de ses créanciers de ne payer que 20 % ;
En conséquence^ sa dette se trouve (firainuée chez moi des 4/5% ou de 3,600
JOURNAL 23 Id,
PROFITS ET PERTES " à HÉBERTIN,
Réduction de 80 % sur 4,300 fr 3,600- n
<( Un mauvais débiteur pouvant être insolvable pendant quinze « ou vingt ans, on ne doit pas solder son compte par le débit a de Profits et Pertes, et cela pour une raison bien simple: « après un certain nombre d*années, ce débiteur devenant solvable, si son con^pte n'a pas été fermé par Profits et Pertes, on peut (c toujours exiger le remboursement de la créance ; si, au cod- « traire, il a été fermé, il n'en reste aucune trace, même dans le a souvenir, car les registres sont remplacés.
« Nous ouvrons au Grand-Livre un compte intitulé : CrèaMcef ^ Hooteufles, lequel est débité de toutes les mauvaises créances. « Notre compte collectif est crédité de tous les à-compte qui nous « sont faits et de toutes les pertes que nous éprouvons, en même « temps que le crédit est donné à chaque compte respectif. Le solde « du compte collectif Créances Douteuses répond exactement au « relevé des soldes de toutes les créances douteuses ; il a l'avantage a de nous permettre de savoir instantanément ce qui nous est dû « par l'ensemble de toutes nos créances douteuses. Nous avons « soin d'indiquer, au compte soldé, le folio où il est rouvert sur le (( compte courant des créances douteuses et vice versa.
« Nous formons ainsi des séries annuelles de créances douteuses. « La première série renferme les mauvaises créances de la pre- « mière année, la seconde, celles de. l'année suivante, et ainsi de « suite. Ce classement des créances douteuses est indispensable au « Comptable qui dirige les écritures d'une société. Cette société « venant à se modifier par l'augmentation ou la diminution de ses « membres, il est alors facile d'attribuer à chaque société qui se « forme et s'adjoint aux premières sa part afiTérente- des mauvais (< débiteurs.
« Avant de connaître la perte à supporter d'un mauvais débi- « teur, nous soldons son compte et le rouvrons sur notre registre (( intitulé : Créances Douteuses, par cet article :
CRiANGES DOUTEUSES 4 HÉBERTIN,
Solde du dernier compte 4,500 »
« Le débiteur failli Hébertin nous fait perdre 80 % par son « concordat ; comme son compte est soldé au registre des comptes « courants et rouvert sur celui des créances douteuses pour « 4,500 fr. , c'est ce dernier compte que nous créditons de 3,600 fn « par le débit de Mauvais Débiteurs.
. <c II est fort rare qu'on ne reçoive pas, d'un inventaire à l'autre,
QUESTIONS ACTUELLES PE CÔH^^^^^^^^sh^ il9
« des à-compte de ses mauvais débiteurs ; ces à«compte sont « portés au crédit du compte collectif Créances Douteuses, et à celui (( des comptes particuliers auxquels ils appartiennent. A la fin de « Texercice, on solde tous ices comptes et on les rouvre pour ce «( dont ils restent débiteurs, sans porter leur débit au livre des « inventaires; si on les y faisait figurer, ils devraient être écrits « à Tencre rouge pour indiquer qu'ils ne font point partie de « l'actif.
« Chaque mauvais débiteur doit avoir un dossier spécial com* « prenant les arrangements qui ont été pris avec lui, les rensei- « gnements qu'on a pu obtenir sur sa solvabilité ; en un mot, tous « les documents qui sont de nature à éclairer le Négociant. »
Bornons ici nos citations et^ pour éviter les longueurs, passons sous silence les critiques qui concernent le livre de M. Monginot.
Eh bien, — nous le demandons au lecteur, — n'est-ce pas là une façon originale et intéressante d'enseigner une méthode^ et n'en apprend-on pas plus, théoriquement et pratiquement, à cette lecture, qu'à celle, par exemple, du livre tout entier de M; H. Vannier^ ou du gros volume de M. Deplanque^
Placez cette réfutation entre les mains de tout écolier fraîchement émoulu par le système Vannier, et vous lui rendrez le meilleur des services. En une demi- heure il reconnaîtra, — comme cela nous est arrivé à nous-mème, — que ce qu'il a de mieux à faire est d'oublier la plus grande partie de ce qu'on lui a appris. Il saura qu'il y a loin de son faux savoir théorique au vrai savoir pratique, et il refera bien vite son instruction comptable : ce qui est simple étant clair, et ce qui est clair s'apprenant rapidement.
Mais, dira-t-on, comment expliquer que M. H. Vannier n'ait pas tenu compte des critiques dont son livre a été l'objet ? A la vérité, cela nous étonne tout le premier, et nous le regrettons vivement, car nous voulons le progrès et la vulgarisation de la science comptable, et certes M. Vannier était en situation de faire vujs et MIEUX que personne j s'il eût voulu s'éclairer des conseils des praticiens, et s'il avait pris le parti de refaire le plan de son enseignement.
Mais il y a eu de sa part entêtement systématique, entêtement que M. Monginot, tout expert devant les Tribunaux qu'il était, s'est bien gardé d'imiter. Aussi M. Pigier a-t-il raison lorsqu'il dit : — « // est deux sortes de théoriciens : les uns, hommes de parti « pris ou de r^Jn amour-propre, qui restent rebelles aux démons^
IfiO LE CONORËS DES COMPTABLES.
« iraiions les plus évidentes; les autres qui savent se dé^inté « resser au profit de la vérité, »
L'attitude si différente de 1)(M. Vannier et Monginot motive cette réflexion. M. Monginot, en effet, n'a pas hésité à refaire une troisième édition de ses Nouvelles Etudes^ où les articles critiqués ont été amendés dans le sens indiqué par M. Pigier.
Au contraire, M. Yanqjer, loin de chercher à se rapprocher des vrais principes pratiques, s*en est de plus en plus éloigné, comme le prouve son cours de 3* année j dernière édition, où le théoricien, mal inspiré, traite « d'innovations inutiles et dangereuses » tout ce que le progrès pratique a enfanté de meilleur dans ces derniers temps, et où — entre autres errements détestables, — les éliminations de sommes et les suppressions de comptes Généraux et Personnels se rencontrent désormais dans tous les articles du Journal qu'il donne comme modèle. Eliminations et suppressions qui ont pour inconvénient de dénaturer les opérations, de supprimer les renseignements dont le commerçant a sans cesse besoin, de rendre les comptes incomplets et incompréhensibles, enfin de s'opposer à tous contrôles sérieux.
Au reste,*que pensera' un livre scolaire qui débute par ces mots : « La tenue des livres est le fait d'inscrire, etc. »? Une telle définition, qui équivaut à celle-ci : — La peinture est le fait de peindre^ etc., a dû faire sourire plus d'un élève, et l'on s'explique, dès lors, la répugnance manifestée par MM. les professeurs des sciences exaclea à puiser les matériaux de leur cours dans un ouvragé dont iU pouvaient, au premier coup d'œil, apprécier le peu de valeur scientifique et même technique.
La Réfutation est donc un excellent livre d'initiation, qu'il fau* ' lit remanier puis répandre le plus possible. M. Vannier a
fondu ses traités et dépisté ainsi le lecteur de M. Pigier; il en résulte, pour ce dernier, la nécessité de refondre à son tour son ouvrage. La chose en mérite la peine ; il s'agit, en somme, de combattre un mauvais enseignement, de répandre la vérité ; il s'agit «flairer à la fois professeurs et élèves ; il y a donc utilité, il y a mêhae urgence.
La Réfutation a d'ailleurs sa raison d'être aujourd'hui bien plus
"ore qu'en 1860, époque où les ouvrages de M. Vannier ne 'aient pas' comme actuellement et presque à eux seuls, grâce hationàoï\L\h sont recouverts, l'enseignement delà comp- "•«ance. X
'agit pas seulement de démolir, l'heure est égale- Mi fier. Aftt»vQs, M. Pigier, vous avez la main; a«
livre de combat joignez,* — elle plus tôt sera le mieux, — le cours théorique et pratique que nous vous demandions à la fin du précédent chapitre, livre que nul mieux que vous n'est en situation de faire, et de bien faire,