‹ Le Congrès des comptables français: Questions actuelles de comptabilité et dChapitre 41 sur 88 · FRAIS GÉNÉRAUX VARIABLES · texte numérisé non relu

FRAIS GÉNÉRAUX VARIABLES

« Les principaux frais généraux variables sont :

« a Intérêts sur le montant des marchandises en magasin ou « stock permanent et obligé.

« b. Amortissement et dépréciation annuels des immeubles « industriels, matériel, outillage, etc., par annuités m^^«/^^. " « Capital immobilisé.

« c. Appointements des employés (commis).

« d. Jetons de présence accordés aux administrateurs des grandes « compagnies financières ou industrielles.

« e. Prélèvements du chef de maison pour dépenses person- « n elles.

«./*. Assurances mutuelles, c'est-à-dire à cotisations variables.

« g. Main-d'œuvre appliquée à l'ensemble des fabrications.

« h. Frais de voyages pour le commerce.

<i i. Frais de publicité.

« j. Articles de bureau, affranchissements, télégrammes, etc.

« k. Chauffage des bureaux et magasins.

« /. Eau et gaz au compteur.

« m. Combustible pour moteurs, forges, fonderies, etc.

« n. Huiles et graisses pour lubrifier les frottements.

« 0. Aciers pour outils.

« p. Bois pour modèles.

« q. Entretien des chevaux et des véhicules.

« r. Réparations aux immeubles, au gros outillage, aux mq- « leurs, aux transmissions, au matériel d'exploitation, au mobilier « de commerce, etc. »

Cette division des' frais généraux a rigoureusement sa raison (l'èlre et donne déjà une idée du sens pratique dont l'auteur s'est inspiré pour faire ressortir ce que son étude peut avoir d'utile pour la plupart des commerçants et des industriels.

En effet la confusion des deux espèces de frais généraux peut amener des erreurs et des mécomptes graves. Cette classification seule suffirait pour jeter un jour nouveau sur cette partie si considérable des frais destinés à entrer dans l'établissement d'un prix de revient.

Mais l'auteur ne se borne pas à cette nomenclature de chaque espèce de frais généraux, soit fixes, soit variables, il l'accompagne d'une définition spéciale, destinée à en justifier l'admission.

C'est ainsi qu'il passe en revue les neuf espèces de frais généraux fixes principaux^ c'est-à-dire s'appliquant à presque tous les commerçants, et les dix-huit espèces de frais généraux variables, ayant une application plus étendue et plus complexe.

Il va sans dire que cette nomenclature n'a rien d'absolu et qu'il y a lieu de retrancher ou d'ajouter suivant le genre de commerce ou d'industrie.

Quoi qu'il en soit, après avoir lu les définitions données par l'auteur de l'une et de l'autre catégorie de frais généraux, il est impossible que le lecteur ne puisse pas faire lui-même les suppressions ou les additions nécessitées par sa situation particulière.

Non content d'avoir éclairé la question si complexe de la nature

des frais généraux, fauteur passe en revue, dans ses deux derniers chapitres :

1» Le rôle des frais généraux fixes dans Tévaluation du prix de revient ou de vente.

<c Les frais généraux fixes, dit-il, pèsent sur Tensemble des opéa rations d*un commerçant, ou sur l'ensemble de la fabrication « d'un industriel, d'une manière prévue et inéluctable ; ils se répar- « tissent à tant pour cent sur le chiffre d'affaires réalisé dans le a courant d'un exercice par le commerçant, ou sur le chiffre de la « production par l'industriel.

« Il en résulte qu'un commerçant ou un industriel, ne pouvant « réduire le montant de ses frais généraux fixes, a le plus grand a intérêt à obtenir le chiffre d'affaires ou de production le plus « considérable possible, afin que ces dépenses fixes et inévitables « se puissent répartir sur une plus grande surface ou, en d'autres « termes , pour que le tant pour cent en soit aussi réduit que pos- « sible. »

— Mais que faut-il entendre par — le chiffre d'affaires d'une maison de commerce ? demande M. Duboc.

a Est-ce le chiffre des achats ou celui des ventes?

a Quel est celui des deux montants qui représente exactement, « au point de vue du prix de revient ou de vente à établir, le véri- « table chiffre des opérations d'une maison de commerce ?

« Pour nous, nous pensons qu'il faut tenir compte seulement « du chiffre des achats, pour un commerçant ; et du chiffre de la « production, pour un industriel. C'est à ce montant qu'il faut rap- « porter le tant pour cent des éléments du prix de revient, par con- « séquent des frais généraux (qui en sont une partie), pour arriver « à établir le prix de vente.

« On conçoit que le prix de vente, contenant, outre le prix a d'achat, le montant de tous les frais qui ont servi à en établir le a minimum, plus le bénéfice de l'entrepreneur, ne peut être regardé « comme chiffre d'affaires, car il en résulterait que, plus une mai- « son de commerce ou une usine aurait un prix de revient élevé, « plus son chifl're d'affaires serait considérable; plus elle vendrait « cher, même en perdant sur ses ventes, plus elle aurait réalisé un « chiffre d'affaires important. Ce qui serait absurde, puisque, dans « ce cas, plus les frais généraux seraient élevés , plus ils aug- « menteraient le prix de vente, plus on regarderait le chiffre d'af- « faires comme considérable. On ne peut pas concevoir une situa-

« lion pareille, qui serait la négation même du chiffre d'affaires, (( puisque ce montant ne serait en grande partie que le résultat de , « dépenses exagérées.

« Il est donc bien compris que le chiffre d'affaires d'une maison <( s'entend du montant, net d'escompte, de ses achats de matières « premières, augmenté des frais spéciaux , s'il s'agit d'un indus- « triel, — ou d'achats de marchandises fabriquées, augmenté éga- <( iement des frais spéciaux, s'il s'agit d'un simple commerçant ; et « que c'est à ce chiffre qu'il faut comparer le montant des frais de « revient pour en évaluer le tant pour cent.

« Supposons une maison de commerce ayant à supporter 5 7'o- « de frais généraux fixes sur un chiffre d'affaires de 100,000 francs.

« Si, sans rien sacrifier sur le prix de vente, sans surcharger « non plus certaines parties des frais généraux variables, on arrive, « par suite de plus d'activité ou de circonstances plus favorables, à « réaliser un chiffre d'affaires de J 25,000 francs au lieu de 100,000,. « le tant pour cent des frais généraux fixes, qui était tout à l'heure « de 5 "/o, descendra alors à 4 7o.

« Il en serait de même si, au lieu de calculer sur un chiffre d'af- « faires énoncé en francs, on opérait sur une quantité exprimée en « kilogrammes ou en mètres.

« Dans ces cas (100,000 k.), chaque kilogramme sera grevé de « 5 centimes de frais généraux fixes, et dans l'autre cas (125,000 k.),. « indiquant une production de 20 "/o plus forte, chaque kilo- « gramme ne supportera plus que 4 centimes de frais généraux « tixes, soit une diminution de 20 "/o pour une augmentation de « production correspondante.

« Cette réduction de 20 7o sur les frais généraux fixes est vraie « théoriquement et pratiquement dans les circonstances que nous « venons d'indiquer, mais il faut bien reconnaître qu'elle se trouve- «rait plus ou moins atténuée, dans l'industrie surtout, comme on», « le verra plus loin, par un surcroit inévitable de frais généraux « variables. »

Donc les frais généraux fixes pèsent sur une maison de commerce ou d'industrie en raison de son chiffre d'affaires. D'où cette règle générale : « Les frais généraux fixes d'un exercice étant « connus^ donner uux transactions ou à la production une im- ^<pulsioyi telle, que leur influence tende à s'amoindrir et à peser « le moins possible sur le prix de revient, »

2o Le rôle des frais généraux variables dans les mêmes circonstances.

Cette seconde partie de la brochure que nous esquissons est véritablement la plus remarquable et dénote chez Fauteur une connaissance approfondie et pratique du rôle des frais généraux dans la vie industrielle et commerciale.

Si Ton peut établir cet axiome que : les frais généraux fixes sont en raison inverse du chiffre d'affaires ou de production^ il n'en est pas tout à fait de même des frais généraux variables^ selon M. Duboc.

« Une partie de ceux-ci est presque toujours proportionnelle au « chiffre d'affaires ou de production, et l'autre partie augmente ou « diminue suivant les circonstances.

« Ainsi, dans le premier cas (celui des frais généraux fixes), on « dira : plus il y aura de production, plus le chiffre d'affaires sera « considérable ; moins ils seront onéreux, moins ils tiendront de « place dans le prix de revient.

« Dans le second cas, au contraire (celui des frais généraux « variables), on dira : plus il y aura de production, plus certains « frais généraux variables seront considérables.

« Nous ne disons pas : plus le chiffre d'affaires d'un commerçant « sera élevé, plus ses frais généraux variables seront considérables. « Car les frais généraux variables, chez un commerçant propre- « ment dit, n'ont pas beaucoup d'action directe sur le chiffre des « affaires : ainsi, quelle que soit l'intensité ou la durée de l'éclai- « rage, d'un magasin, ce luxe de lumières n'aura que peu d'in- « fluence sur l'empressement du public à venir acheter. Tandis que, « dans une industrie quelconque, un surcroit d'éclairage des ateliers « ou de consommation de combustible pour le moteur aura servi « à un accroissement de production. »

Il y a donc lieu, dans l'examen des frais généraiîx variables, à séparer le commerçant, proprement dit, de l'industriel ou producteur.

C'est donc au point de vue du producteur, — constructeur, manufacturier ou autre, que l'auteur examine le rôle des frais généraux variables dans l'établissement du prix de revient.

« Pendant la durée normale du travail, dit-il, les frais généraux « influent d'une manière sensible, quoique inégale, sur le prix de « revient des produits fabriqués, et par suite sur les bénéfices; il « est donc de la plus grande importance de se rendre un compte « exact de la nature et du montant de ces frais généraux et d'en « surveiller très activement les éléments, la marche et l'action.

« Une partie des frais généraux variables est, avons-nous dit, « presque toujours proportionnelle au chiffre de la production. (( Nous disons : presque^ car si cette proportionnalité existait '( réellement et d'une manière absolue sur tous les frais généraux « variables^ il n'y aurait qu'à laisser aller les choses sans recher- « cher l'économie possible de ce côté, et à se contenter seulement K du bénéfice réalisé sur les frais généraux fixes. Mais il faut, dès « à présent, calculer dans quelle limite cette proportionnalité s'é- « tendra. Car si les frais généraux variables, appliqués à une « durée de travail supplémentaire ^ grevaient ce supplément de « travail de manière à atténuer sensiblement ou même à suppri- « mer le bénéfice réalisé sur les frais généraux fixes, il n'y aurait «pas lieu à admettre cet excédent de travail, qui deviendrait « stérile ou onéreux.

« Pour que la proportionnalité existât réellement, il faudrait « que les frais généraux variables ne subissent pas de surélévation « pendant le temps du travail supplémentaire. Or, dans la pratique, « il n'en est pas ainsi. On sait que la main-d'œuvre des heures sup- '( plémentaires est quelquefois le double de celle des heures de « travail ordinaire. Quant au moteur, au graissage, à l'usure de « routillage, on peut, sans se tromper, regarder ces frais comme « proportionnels, tant que leur durée de travail en permet le net- « loyage indispensable et réglementaire. Car chacun sait qu'en '< industrie, la propreté constante des choses en garantit la durée et « que la négligence, sous ce rapport, entraîne une déperdition de « valeur dont il faut tenir compte.

« Il y aurait, d'un autre côté, lieu de rechercher si, parmi les « frais généraux variables, il n'y en aurait pas quelques-uns qui se « trouveraient, comme les frais généraux fixes, atténués par un « temps de travail prolongé, et dont l'atténuation viendrait s'a- « jouter au bénéfice, reconnu plus haut, sur les frais généraux « fixes ; ou bien si la surélévation d'une partie des frais généraux « variables n'annule pas le bénéfice réalisé sur l'autre partie. C'est à <( la sagacité de l'industriel de faire cette distinction... »

Nous ne pouvons tout citer, quelque plaisir que nous éprouvions à le faire. Mais on a pu juger parles lignes qui précèdent la valeur du travail de M. Duboc, et c'est tout ce que nous voulions.

11 faut donc lire attentivement cette seconde partie, si l'on veut tirer un profit exact et pratique des définitions contenues dans la première.

Nous ne saurions recommander mieux celte lecture qu'en disant qu'aucune publication sur ce sujet spécial, d'ailleurs si peu connu, n'a été faite d'une façon aussi complète, aussi exacte et aussi pratique jusqu'à ce jour. L'auteur a vécu parmi les commerçants et les industriels, il résume dans sa brochure tout ce que son expérience personnelle et ses connaissances économiques lui ont dicté.

Parlons maintenantd'une autre petite brochure de M. Eug. Baudran, publiée également par GuilJauminetC*% et intitulée: Le Carnet DU Vendeur. Bien qu'il ne s'agisse pas ici de comptabilité, mais d'économie commerciale, nous ne pouvons résister au plaisir de citer ce travail d'un homme du métier, qui connaît le monde auquel il s'adresse et a su se limiter parfaitement aux besoins qu'il a eu en vue de secvir.

11 est si rare de rencontrer des livres aux prétentions modestes, que nous faisons exception en faveur de celui-ci comme du précédent.

Quel but s'est proposé et a atteint l'auteur? Indiquer simplement, exactement au commerçant le résultat vrai de ses ventes.

Quatre chapitres, où les chiffres ont pour ainsi dire seuls la parole, révèlent ce qu'il importe de connaître.

Qu'y a-t-il de plus intéressant, en effet, pour un commerçant que de voir le parallèle établi entre ce quon gagne et ce quon croit gagner?

On va nous dire :

— Mais le commerçant sait toujours évaluer ce qu'il gagne.

— Toujours, non. Nous avons plus d'une fois été témoin de ces erreurs d'appréciation qui engendrent de cruels mécomptes.

Et ce sont sans doute des observations multipliées de cette nature quiontsuggéré àM. Baudran l'idée décrire le Carnet du Vendeur y à M. Paul Coq, l'économiste, celle d'en faire la préface, et à M. J.-L. Havard, publiciste et président de chambre Syndicale, celle d'en rendre compte dans le journal la Loi en ces termes:

« Dans le cours de Tannée, le commerçant n'a guère, — pour « se rendre compte de la marche de ses opérations et de son in- « fluence sur sa situation, d'autre ressource que des appréciations;

« or, ces appréciations, il les puise dans l'écart qu'il se ménage en- « tre le prix de revient et le prix de vente de chaque article.

« S'il est dans Thabitude de surchager son prix de revient, ou « prix coûtant, de 10 ou 15 %, pour faire face à ses frais généraux « et à son bénéfice net, il prendra évidemment ce quantutn pour « base de son appréciation. Qu'il opère faussement, et la conduite « de ses affaires s'en ressentira : d'où, pour lui, le danger de com- '( promettre ses intérêts. — Ainsi, qu'il dise : « J'ai fait dans ce « mois-ci pour 100,000 francs d'affaires ; l'écart entre mon prix « d'achat et mon prix de vente est de 15 7o, j'ai donc gagné 15,000 »< francs. » — En réalité, il n'a gagné que ^Q,7o0 fran cs. / " t^ ^^

Ce qui revient à dire qu'il eût fallu faire 115,000 francs d'affaires pour gagner 15,000 francs, soit, réellement, 15 %•

— Mais c'est bien simple! dira-t-on, — un commerçant peut-il se tromper si lourdement?

— Il paraît qu'il y en a, et beaucoup. Du moins l'auteur l'affirme, et s'il dit vrai, il a fait un livre utile pour les gens qui entreprennent le commerce sans seulement connaître le calcul élémentaire et, cela va sans dire, encore moins la comptabilité.

M. J.-L. Havard termine en disant :

« Et si ce commerçant a besoin de 13,000 fr. pour couvrir les " frais généraux, il n'a pas fait de bénéfice; il est, au contraire, ' en perte*. Averti à temps de cette perte, il cherchera le moyen ' 'le l'atténuer, en apportant des réformes dans son administra- " lion.

« S'il croit avoir gagné 15,000 fr. et obtenu un bénéfice, il ne « s'en préoccupera pas, et, au bout de l'année, il se trouvera ' en présence d'un déficit qu'il eût prévu d'avance, et auquel " il eût cherché le moyen de parer, s'il n'eût pas fait un calcul " erroné. »

Ainsi un commerçant quelconque a pour usage constant de majorer à la vente le prix coûtant de ses marchandises de 33J°/o; si vous lui demandez à la fin de l'année le pourcentage de son bénéfice brut, il vous répondra imperturbablement: — 33 ®/o. Etîint certain d'avoir chargé le produit de ses marchandises dans celte proportion, dit M. Baudran, il se croira non moins assuré de re- Irouver, lors de son inventaire, une somme qu'il cherchera bien en vain, car elle n existe pas.

« Et en effet, ayant ajouté par exemple 25 */« au prix de revient, « ce n'est plus 25 %, mais b:en 20 % seulement qu'on peut retrou- « ver sur le chiffre total des ventes comprenant nécessairement et a la valeur réelle de la marchandise et le gain ou le bénéfice qu'on « a ajouté à ce premier prix.

« Employons un exemple pour démontrer ce fait, et disons : on « a acheté pour 200,000 fr., on veut gagner 25 7o, il faut donc « vendre 250,000 fr. les mêmes marchandises.

« Plus tard, considérant le montant brut des ventes, et voulant « savoir ce qu'elles ont produit, il faut multiplier ce montant par « 20 et diviser par 100, et on aura encore 50,000 fr., tandis que, « multipliant par 25, on croirait avoir réalisé 62,500 fr,, — RÉSUL- « TAT APPARENT, mais chiffre erroné, qui présente un DÉFICIT DE « 12,500 FR. »

On entend par prix net le prix coûtant, et par produit brut le prix de vente. Naturellement le prix de vente ou produit brut contient le prix coûtant et le bénéfice.

Un objet coûte 100 fr. ; on le vend 130 fr. Les 100 fr. ont évidemment rapporté 30 fr. Le bénéfice est de 30% .

Mais un commerçant se trompe lorsqu'il dit: — J'ai fait 130,000 fr. d'affaires cette année : or, comme j'ai constamment majoré mon prix de vente de 30 %, je vais tout simplement multiplier 130,000 par 30, et je connaîtrai mon bénéfice brut,

Erreur d'appréciation: 9,000 francs.

M. Baudran part de là pour dresser des tables qui apprennent au commerçant qu'en ajoutant par exemple 1 % au prix coûtant, on n'obtient que (',99 °/o sur le brut ou chiffre d'affaires :

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