X APPROBATIONS
,.. Vous VOUS efforcez, avec une patience et un courage que j'admire, à mettre toutes choses en place et vous y réussissez complètement. Jamais ces questions de comptabilité, jugées arides bien à tort, du moins vous le prouvez, n'avaient été traitées et élucidées avec cette netteté, ce brio, je dirai même ce charme que vous savez leur donner. C'est plaisir et profit que vous lire, car, avec vous, l'esprit s'exerce vite à distinguer le vrai du faux; aussi, je considère que c'est véritablement une bonne fortune pour la vulgarisation de notre science comptable, qu'un écrivain, — praticien de votre valeur, — s'y soit adonné...
PiGlER.
Arbitre près le tribunal de Commerce de la Seine, Professeur de Comptabilité.
Rien ne semble plus facile que de dire la vérité, et pour- Lint quelle rude besogne! J'ai lu vos critiques de prétendus inventeurs de méthodes. C'est parfait. Il était temps que le savoir et le bon sens fissent justice de ce fatras de mauvais livres. Vous rendez là le plus grand service à l'enseignement rationnel de la science comptable et commerciale, qui a, plus qu',^ jamais, besoin d'être dirigée dans des voies pratiques.
11 faut apprendre à ne plus nous payer de mots et à nous défier de ces qualificatifs exagérés dont on est fatalement obligé de rabattre, et toujours un peu tard. Cette réflexion me vient précisément à Toccasion du programme d'admission à une nouvelle école de Hautes études commerciales t qui va s ouvrir dans quelques mois.
La Chambre de Commerce de Paris, en fondant à grands frais, sous ce titre ambitieux^ un établissement considérable, s i!st proposé, — dit le programme, — d'y donner un enseignement eï^»^'. Fort bien. Mais élevé au-dessus de quoi? ËHe a déjà l'enseignement de son École supérieure de commerce, qui est médiocre, mais enfin qui vaut mieux que rien. Si Ton partait du niveau de celui-ci, l'on saurait^ dans une certaine limite, ce que peut être le haut enseignement commercial, et jusqu'à quel point il pourrait devenir u//ra supérieur.
Pas du tout, les programmes d'admission à TÉcole des Hautes htudes ne comportent aucunes connaissances commerciales antérieures et préparatoires. Par conséquent l'enseignement professionnel spécial y partira de zéro, ce qui ne veut pas dire qu'il s'élèvera bien haut.
C est cependant à ces jeunes gens, qui n'ont aucunes - onnaissances commerciales, que Ton commencera immé-
APFROBATIOKS. XI
dîatement. — d'après le programme des Etudes elles mêmes, — k easeig^iier les mathématiques appliquées au commerce. Du reste, je remarque qu'on a encore copié, et cela pour la dix ou douzième fois en France, avec la même absence de logique, le vieux plaii d'études, les vieux programmes, les vieilles rengaines de méthodes de l'Ecole supérieure d' Anvers laquelle, d'après M. L. Simonin, était déjà en 1870 singulièrement discréditée aux yeux des Anversois euxmêmes.
Je reconnais que les professeurs du nouvel établissement sont des savants très-distingués : ingénieurs, docteurs, jurisconsultes, membres de l'Institut, etc., etc., mais on ne cite d'eux aucun travail spécial à la science ou à la pédagogie commerciales. En outre, il n'y en a pas un seul qui ait été dans les affaires de commerce et de banque, même à titre d'employé, sans en excepter Tunique professeur de comptabilité, qui sera, je suppose, un bien petit garçon auprès de ses éminents collègues, et qui, par conséquent aussi, jouira, auprès des élèves, du degré de considération qui, à tort ou à raison, distingue un teneur de livres d'un polytechnicien.
Tout cela n'est ni rationnel ni pratique et on le verra bien à l'application. Heureusement que votre livre vient à point, pour éclairerles Chambres de commerce qui voudraient fonder de nouvelles écoles , sur les déceptions que leur réserve une étude insuffisante des questions d'enseignement professionnel.
Hsrau Lefèvre.
Licencié es sciences,
Aociea Secrétaire de feu le baron James de RoUtsehîId,
Auteur de : Le dtange et la ban^ve.
Votre opinion sur l'unification de la comptabilité est on ne peut plus juste. Il me semble, comme à vous, qu'en cette matière on ne peut unifier que des principes, et qu'il faut laisser les méthodes d'application au choix de chacun, suivant le genre d'opérations, etc.
Lejeune.
Sous-directeur de TÉcoIe supérieure de Commerce de Marseille.
Je lis avec un intérêt toujours croissant les remarquables éludes que vous publiez dans VEnémment. Vous êtes arrivé à un point où je serais heureux de vous voir précipiter voU'ê