‹ Le Congrès des comptables français: Questions actuelles de comptabilité et dChapitre 71 sur 88 · TOTAUX DÉBIT CRÉDIT TOTAUX · texte numérisé non relu

TOTAUX DÉBIT CRÉDIT TOTAUX

P" JOUfiNAL SPÉCIAL P"

QUOTiDU-NS le Crédit des Comptes le Débit des Comptes quotidikns

^ personnel» généraux "" personnels géniaux —

fr. c. fr. c. fr. c- tt. c. fr. c. fr. e.

Chaque journal spécial doit donc contenir, tant au débit qu*au crédit, une colonne pour recevoir les sommes qui n^ntéressent que les comptes généraux; une autre colonne pour recevoir celles qui, tout en intéressant les comptes généraux, intéressent également les comptes personnels; et, enfin, une troisième destinée à ne recevoir que les totaux quotidiens.

De cette manière ce que la nature des choses a séparé est ici séparé ; ce qu^elle a réuni est ici réuni : Pesprit de Péfève n'est plus mis à la torture pour comprendre ce qu'il doit comprendre, car il le voit, il le touche; il aperçoit dans les journaux spéciaux les éléments tout préparés de la balancs; il voit que les totaux quotidiens sont les éléments de cette balance en ce qui concerne les comptes généraux; il voit que ces mêmes éléments en ce qui concerne les comptes personnels doivent être centralisés à la fin de chaque jour pour compléter la balance. Ou lui fait comprendre que pour cela rien n^eatplus facile^ qu'il suffit de les prendre en bloc dans les comptes généraux où ils se trouvent olaaeés pour les porter et les totaliser dans un journal spécial des comptes courants tracé comme les précédents. On lui fait comprendre en outre que dans ce journal des comptes coui'ants ou portera également, s'il y a lieu, les virements de comptes, équation du troisième caractère dont nous avons parlé en commençant.

Tels doivent être, selon nous, les journaux spéciaux* écriture d'origine, base de la comptabilité, ou même, à la rigueur» toute la comptabilité, puisque Ik se trouvent Lee éléments tout prépanéa des balances.

Balances quotidiennes cumulées. — Les éléments des balances étant ainsi tout préparé» dans les journaux spéciaux, ces' éléments sont portés, à leur date et à leur place respective, dans le livré dés balàhées préparé à cet effet, débits et crédits dans la même colonne, ceux-là en noir et ceux-ci en rouge pour donner séparément le même résultat. C'est la synthèse des écritures dont on peut refaire l'analyse- avec la plus grande

OUKSTIONS ACTUEXLES DE COMPTABILITÉ. 303

facilité par le mojen des dates sans le secours d'ancun signe algé* brique.

Ces balances quotidiennes se camulant avec reports d^une page à Paatre coBstituent, comme noos Payons dit, la balance perpétuelle, arec nue somme de travail moindre, à beaaconp près, qn» celle qne nécessite le Journal central, qui, de Taven de tons, ne peut jamais être consulté

I d'une manière utile.

Grand-Livre. — Le Grand-Livre n'ejst qu'un- auxiliaire de la Comptabilité, mais un auxiliaire indispensable. 11 contient les développements du Compte divers on Comptes personnels, mais il peut contenir également

! les développements de certains Comptes généraux, tels qne Magasin, Frais généraux, etc. Ces développements comportent autant d'articles et même de sons- articles que Texigent Timpiortanoe et la multiplicité des affaires. Leur vérification doit se faire par groupe correspondant à un Compte de la noftteiiGlatm*e et an moyen ftes soldes.

Akùû la vériâcajbiott des Comptes persoxwela <ia Gran^Livre se fera aa mj^eq des soldes à dee époques détormioées suivant les circonstances. Celte balance des soldes devra toujours être en concordance avec le Compte divers des balances quotidiennes cumulées, c^est-à-dire que les

I diffét^eseea cle part et d*autre dev^rodat être égales*

On véri&era de la même manière les différentes divisions du Compte Magasin portées an Grand-Livre en quantité» et en valeurs. Il en sera de même des divisions dn Con^e Frais généraux ai et» divisions sont portées au Gran*d- Livre.

On voit par -ce qui précède qne les Comptes généraux, peu nombreux àlaaomenclatttre, peuvent avoir au Grand Livre de nombreuses divisions et même des subdivisions. Ce «ont là des arrangements qui doivent naturellement varier selon la nature et le genre des affaires. Ce n'est pas en cela que consiste l'unification de la Comptabilité.

Cette unification ne peut consister que dans la forme et remploi des journaux spéciaux, et leur récapitulation au moyen des balances. Si cette unification n'est pas faite encore, il est juste d'en attribuer la cause à Tarticle 8 du Code de conunerce que, par un sentiment louable du respect de la loi, nos me^leurs comptables ont voulu respecter. On ne peut pas leur en faire un reproche, mais tous ceux que la Comptabilité intéresse ont lieu de le regretter. Donc, si l'on veut que l'unification de la Comptabilité devienne bientôt un fait accompli, il j a urgence * d'a-

1. Donc, si Ton veut que runificatioo de la eotàpifiià^ë devienae bientôt BD fait accompli, « il y a urgence n. de faire 30 BALâirofiS' par léois au' lieu d'uNE SEULE. Comment peut-on sérieusement proposer de telles , choses ? — Nous ferons observer à M. Perrot que Taddition du Journal (unique ou divisé) disposé à deux colonnes, ne recevant que les sommes concernant les comptes généraux, que cette addition suffit au contrôle de Péquation. C'est par Taddition du. Grand-Livre des comptes généraux qu'on obtient la preuve de ce contrôle, ainsi que la balance des écritures, et, cela va sans dire, la situation des

battre cette barrière mise en travers de la route du progrès : ceci regarde le législateur ; les praticiens comptables feront le reste.

M. LE Président. — Nous allons maintenant entrer dans la discussion des différentes méthodes. Y a-t-il quelqu'un qui demande la parole ?

Nous avons rejeté la partie simple; il ne reste donc que la partie double. Y aurait-il d'autres méthodes*?

De ce qu'on a rejeté la partie simple, il s^ensuit que la partie double cjst acceptée 2.

Voix. — Non, \ion.

Un Membre. — Le troisième système est, pour moi, le journal Grand- Livre, qui peut être rédigé avec les formules de la partie simple. Puis un autre qui n^ouvre pas de comptes aux choses est celui de M. Beauchery. Je demande que le Congrès suive la ligne de coïiduite quUl s^est tracée.

M. LE Président. — Quelqu'un demande- t-il la parole?

M. Delon. — Je reconnais bien deux méthodes, la partie double et la partie simple, ce que je demande c'est Tapplication, car, selon moi, il y a plusieurs méthodes et pas deux d'application. (Assentiments, réclamations.)

M. le Président. ^ Vous ne pouvez contester l'opinion de l'orateur ; si vous avez des observations à faire» je vous donnerai la parole.

M. Libéra. — Il n'a pas été décidé ce qu'on entend par dualisme. Je dis qu'une bonne comptabilité doit pouvoir reaseigner le commerçant à chaque instant, qu'elle doit suivre le capital dans toutes ses fluctuations.

On va me dire que c'est impossibles ; s'il en est ainsi, il vaut mieux s'en aller; il n'y a rien d'impossible. Il est démontré que la comptabilité ne résout pas certains problèmes, pour les résoudre il faudrait les étudier.

comptes. Cette addition est rapidement faite : les comptes généraux, peu nombreux d'ordinaire, ne recevant qu'un petit nombre de sommes. Quant au Grand-Livre des comptes personnels, il est contrôlé par les comptes collectifs contenus dans le premier Grand-Livre. Peut-on imaginer un système de contrôle plus simple, plus sûr et plus expéditif ? C'est celui que les praticiens ont trouvé, et cela depuis longtemps. L'admirable comptabilité du Comptoir d'Escompte, due aux Ragel, aux Cornu, aux Rattier, ne fonctionne pas autrement sous ce rapport. Or elle a servi de type à celle de toutes les grandes institutions de crédit qui se sont créées depuis trente ans, et oîi la comptabilité atteint une régularité et un<» précision qu'on ne rencontre que bien rarement à un degré égaK^ans les maisons de commerce.

1. M. le président Blanchard ne confond pas, nous le constatons avec plaisir, les mots « système» et « méthode ».

2. Peste I Monsieur le Président, comme vous y allez! La partie double acceptée par dtÊB méthodistes ! Jamais ! Ils ont mieux que cela au fond de leur SQC, allez I • •

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