Voir chap. v, p
musulmanes, où les influences européennes ne se sont pas encore fait sentir. Une femme penchée sur un baquet de linge sale pour nourrir un ivrogne de mari et plusieurs enfants; une pauvre veuve avec ses marmots jetée dehors parce qu'elle n'aura pas pu payer son loyer — ce sont là des épisodes qui ne se présentent jamais dans les pays où régnent les lois et les mœurs de l'islam. La femme y prend son rang en tant que compagne et aide honorée et respectée de l'homme et en tant que maîtresse de sa maison, toutes les fois qu'elle se sent disposée à remplir ce rôle. Ses droits lui sont libéralement accordés. Elle trouve son plaisir et sa distraction dans sa maison, dans la pure atmosphère de l'amour de son mari et de ses enfants et dans les occupations paisibles et pures de la vie domestique. La femme et le mari, comme leurs enfants, ont appris — et ils en sont convaincus — que c'est une règle de conduite excellente de se retirer dans leurs appartements à quatre heures, après la dernière prière du soir, et de se lever avant le jour et de dire la prière du matin au moment où les premiers rayons du soleil commencent à dorer la ligne de l'horizon. >
Nous craignons que M. Webb, dans son ardeur de néophyte, n'ait peint ce tableau avec des couleurs trop brillantes. Il est vraiment séduisant et pourrait faire envie à mainte femme d'ouvrier chez nous. On voudrait savoir dans quel pays privilégié l'orateur musulman a pris ses modèles.