‹ Le Congrès des religions à Chicago en 1893 [microform]Chapitre 103 sur 195 · V. — LA FAMILLE D'APRÈS L'ISLAM · texte numérisé non relu

V. — LA FAMILLE D'APRÈS L'ISLAM

Après l'incident relaté plus haut et les témoignages de MM. Post et Washburne *, il paraît difficile d'admettre, comme l'a soutenu M. Alexandre Webb, que la polygamie, le divorce et le purdah (ou séquestration des femmes dans le harem) ne soient pas autorisés par le Koran. Ce qui est plus vraisemblable, c'est que dans les pays musulmans soumis à l'influence des mœurs de l'Occident chrétien, comme en Turquie et en Egypte, la monogamie tend à devenir la coutume des hautes classes ; la pauvreté en avait fait depuis longtemps la règle dans le peuple. L'absence d'ivrognerie, conséquence de l'interdiction de toute boisson alcoolique par Mahomet, doit aussi contribuer à améliorer la condition des femmes des classes laborieuses. Quoi qu'il en soit, voici le tableau que M. Webb a tracé des vertus et du genre de vie d'une famille musulmane :

« L'adultère et la prostitution, les divorces scandaleux, dont on trouve si souvent le récit dans les feuilles publiques, sont tout à fait impossibles dans les communautés

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