‹ Le Congrès des religions à Chicago en 1893 [microform]Chapitre 106 sur 195 · Voir Barrows, II, p. 1052 et sniv · texte numérisé non relu

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écoute sa voix, a dit rEternel au père de la race. Cette parole sert de règle dans la suite. Le rôle de la femme, son autorité, sa dignité sont mis en relief par un bon choix d'exemples. Non pas que la famille juive n'ait parfois été déshonorée par le roi prophète lui-même, qui fît de Bethsabée une de ses épouses après avoir fait tuer son mari. Le règne de Salomon aurait pu fournir aussi quelques exemples d'infidélité conjugale. Mais malgré ces tares, la femme n'en est pas moins, pour emprunter les paroles du prophète Malachie, la compagne de rhomme, Vépouse du pacte. Quant au mariage même, au point de vue israélite, il tient le milieu entre le contrat civil et le sacrement religieux.

c Selon notre loi, a dit miss Szold, c'est un contrat bilatéral, qui exige l'accomplissement de certaines formalités, mais qui peut être annulé sous certaines conditions. Mais, pour autant que le mariage établit des rapports fondés sur la morale et comprend les devoirs les plus sacrés, c'est plus qu'un contrat purement civil. Dans ce dernier cas, en effet, les droits et les devoirs réciproques émanent du consentement mutuel des parties contractantes, tandis que les personnes qui s'unissent par les liens du mariage doivent se soumettre aux devoirs réciproques qui sont imposés par la religion et la morale. L'adultère n'est pas seulement l'infidélité envers le conjoint, c'est une violation d'un ordre divin, c'est un crime que la partie offensée n'a pas qualité pour pardonner. L'adultère infirme le fondement même de l'acte, au point de rendre la continuation du mariage impossible. Sous la juridiction juive, le mari était forcé de se séparer par le divorce de sa femme coupable d'adultère. »

« Mais ici encore, remarquons-le, la loi accordait à la femme le droit de demander le divorce contre son mari. C'est toujours le principe de l'égalité. En outre, le mari ne pouvait répudier sa femme sans autre forme de procès, comme cela s'est pratiqué dès la plus haute antiquité et se pratique encore dans les pays orientaux : il lui devait une lettre de divorce et était obligé de subvenir à son entretien * . »

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