II.— DIEU DANS LES RELIGIONS DE L'INDE
L'hindouisme est la religion révélée par les sages de rinde ou rishis^ dans les Védas, qui s'est perpétuée par les rites brahmaniques jusqu'à nos jours, en absorbant par un procédé curieux d'assimilation religieuse les croyances, les rites et jusqu'à l'organisation sociale des peuplades aborigènes. Ce qu'il y a de plus original dans les Védas, c'est la théorie du monde, d'après laquelle la création n'a ni commencement ni fm.
< Or cette conception, nous dit l'honorable Swami Vivekananda ^, est confirmée par les enseignements de la science, dont l'un des axiomes est que la somme des énergies cosmiques est toujours la même. > Dieu est une puissance toujours agissante qui tire du chaos une infinité de systèmes dont la durée est limitée et qui rentrent tour à tour dans le néant, d'où ils sont sortis; ou, pour employer la comparaison du même auteur, « la création et le créateur sont deux existences sans commencement ni fin, dont le cours est parallèle ». Nous retrouvons ce parallélisme dans la dualité de l'âme et de la matière, rarement asso-
l. Yang est le princi])e universel du mouvement dans l'univers, masculin, et Yhi est le principe d'inertie, féminin et passif. Aux deux extrémités de l'être, sont le Ciel, Yanq, et la Terre, Y in. Tout ra qui est entre deux participe en proportions diverses des deux principes, d'où le» combinaisons infinies des êtres. Voir A. Révillo, Belif/ion chinoise, p. G23.