‹ Le Congrès des religions à Chicago en 1893 [microform]Chapitre 122 sur 195 · Barrows, I, p. 649; II, p · texte numérisé non relu

Barrows, I, p. 649; II, p

?. Barrows, T, p. 776 et suiv. Comp. chap. vu, p. 246,

C'est par reffbrt de notre grand raja Ram Mohoun Roy que la pratique inhumaine des sutties * a été abolie. Ses successeurs ont tous été des réformateurs religieux, non moins que sociaux; vous ne trouverez ni caste, ni culte des images, dans notre Eglise.... Nous avons ouvert des écoles, des collèges, des écoles normales, non seulement pour garçons et jeunes hommes, mais pour jeunes filles et jeunes dames, € En somme, le brahmo-somaj n'a jamais voulu séparer les réformes sociales de la religion. Sa doctrine a pour pierres angulaires : la paternité de Dieu, la fraternité humaine et la femme considérée comme la sœur et l'égale de l'homme, t

Voici ensuite la déposition du parsisme sur la matière : « Un parsi, a écrit M. Jinandji Modhi *, comme l'avait déjà remarqué Hérodote, avant de prier pour lui-même, prie pour son souverain et pour sa patrie, car il fait luimême partie de cette patrie. La loi religieuse lui enseigne donc à subordonner son propre intérêt aux intérêts publics de cette dernière. D'après le XII<^ chapitre de la Yaçna, un disciple de Zoroastre promet d'observer une parfaite fraternité. Il promet de protéger, même au risque de sa vie, la vie et les biens de tous les membres de la patrie et de contribuer à leur prospérité. C'est dans ces sentiments de fraternité, que la société des parsis a fait des fondations considérables pour les objets de bienfaisance. Si les riches parsis des futures générations suivaient, sur ce point, l'exemple de leurs ancêtres, on pourrait dire qu'il ne resterait pas aux socialistes de réel sujet de se plaindre de la situation faite aux pauvres. Des gens appartenant à toutes les conditions sociales contribuent à ces fondations, dans les circonstances joyeuses et tristes de la famille, par exemple à l'occasion de mariages.

« De même, à la mort de leurs bien-aimés, riches et pauvres font des donations selon leurs moyens. Ces sommes sont publiées lors de la oothunnah ou le 3® jour après la

1. Barrows, I, p. 776 et suiv. Comp. chap. iv, p. 112j 9. Ibid.

mort; c'est alors que les riches paient de grosses sommes pour la commémoration de leurs bien-aimés défunts. Cette charité doit s'exercer envers tous, même ceux qui ne sont pas des parsis. De même que c'est le devoir des riches de faire part aux pauvres des richesses que Dieu leur a données, ainsi c'est le devoir de toutes les classes et conditions du peuple de travailler ferme à gagner leur pain. La terre même, sur laquelle un ouvrier travaille honnêtement, devient pour lui une source de bénédictions, et celle sur laquelle il ne travaille pas honnêtement, lui fait perdre son temps et est une cause de malédiction.

€ Le capitaliste, ou l'homme riche, et l'ouvrier, ou l'homme pauvre, ont donc des devoirs l'un vis-à-vis de l'autre : la prospérité du monde dépend de leur aide mutuelle. C'est un grand péché pour un capitaliste de retenir le salaire de ses ouvriers (Ktra/', chap. xxxix). C'est un aussi grand péché pour un homme pauvre de mener une vie oisive, que pour un riche de négliger de secourir le pauvre et de gaspiller sa fortune en plaisirs égoïstes. »

Le judaïsme, à son tour, a fait entendre sa voix sur cette question de l'inégale distribution des richesses entre les hommes, par l'organe de M. le rabbin Berkowitz.

Il s'est rencontré avec le professeur R. Ely pour affirmer que la question sociale ne serait résolue ni par les maximes des capitalistes, ni par celles des communistes anarchistes, mais uniquement en se conformant aux lois éternelles de morale, dont le décalogue du Sinaï fut le symbole auguste et qui peuvent se ramener aux cinq suivantes :

L Tu travailleras six jours et feras tout ton ouvrage.

II. Tu te reposeras le septième jour, toi et toute la famille.

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