‹ Le Congrès des religions à Chicago en 1893 [microform]Chapitre 131 sur 195 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Nous devons aimer notre famille plus que nous-mème, la patrie plus que notre famille, Thumanité plus que notre patrie.

FÈNELON.

La fraternité des peuples. — La tolérance. — Justice internationaie. — L'arbitrage substitué à la guerre.

On aura été persuadé, nous l'espérons, par les discours rapportés dans les deux chapitres précédents, que la religion est une force cardinale pour aider à la cohésion de la famille et de la société. Elle est, pour ainsi dire, un ciment qui maintient étroitement liées les pierres de l'édifice social et domestique. Joue-t-elle le même rôle dans l'humanité?

€ Non, dira-t-on, car, par cela même que les religions ont eu leur berceau dans une partie du monde, au sein d'une race ou d'une nation particulières, elles ont, au contraire, contribué à l'isoler des autres et à lui inspirer du mépris, parfois même de la haine pour les peuples, étrangers à son dogme ou à ses rites. Voyez l'intransigeance d'Israël visà-vis des gentils, la guerre sainte déclarée par l'islam à toutes les nations, qui refusaient de reconnaître Allah pour . Dieu et Mahomet comme son prophète. Voyez surtout l'intolérance du catholicisme romain au moyen âge, la croisade des Albigeois et les guerres de religion. »

LA RELIGION ET l'aMOUR DE L'HUMANITÉ. 227

A cela le prince Volkonsky avait déjà répondu S ^n montrant que la religion vraie est toujours du côté des victimes et que les persécuteurs sont infidèles à l'Évangile même, qu'ils prétendent défendre. Les discours qui suivent achèveront de démontrer que la religion n'est pas moins capable d'inspirer l'amour de l'humanité que celui de la patrie.

Page 1