Barrows, II, p
"2. Barrow», II, p. 1070.
cent de plus. Il faut que nous foi^mions de meilleures mères. Nous avons appris, en effet, que ce ne sont pas seulement les fautes des pères, mais les fautes et la misère des mères qui portent des fruits terribles jusqu'à la troisième et la quatrième génération. C'est à la mère que Dieu a confié la redoutable responsabilité de donner la première direction au caractère de l'homme....
« Ce sont les mères qui donnent son cachet à la race ; la rivière ne montera pas plus haut que sa source ; les hommes ne seront pas meilleurs que les mères qui les ont portés dans leur sein, et selon que la femme aura été élevée, son horizon intellectuel élargi et sa vraie dignité solidement fondée, ses fils iront de l'avant, armés d'une force innée, pour maintenir le droit, fouler au pied l'iniquité et triompher du monde. »
M. Aaron Povell, un quaker de New York, apôtre infatigable de la tempérance et de la réforme des prisons, a clos ce chapitre de l'influence sociale de la religion en conviant tous les cultes à s'unir pour panser les plaies faites par le vice ou la passion à la société :
€ Nous autres, silencieux quakers, a dit M. Povell *, sommes bien différents des bruyants soldats de l'Armée du Salut. Et pourtant nous avons un trait d'union, c'est l'application de la vérité chrétienne reconnue aux misères humaines. Or l'idéal chrétien qui est un idéal de justice, de miséricorde et d'amour ne connaît pas les distinctions de race ou de classe.... Nous sommes à un moment critique de révolution sociale. Puisse- 1- il sortir de ce congrès une entente entre tous les peuples pour combattre ces fléaux qui s'appellent la guerre et les armées permanentes, le luxe, l'alcoolisme et la prostitution légale; car ce sont eux qui font obstacle au progrès et au bonheur de l'humanité! »
Ainsi, en dernière analyse, que l'on considère les misères
1. Né en 1832; fut pendant onze ans conférencier de la Sociélé américaine anti- esclavagiste; délégué au Congrès international pénitentiaire (1873); éditeur du journal Le Philanthrope de New York. Barrows, IT, p. 1108-
de la barbarie ou de la civilisation la plus raffinée, les excès de la pauvreté ou de la richesse, le paupérisme ou les vices dorés, c'est toujours à la religion qu'il faut en revenir, comme à la grande force éducatrice et consolatrice, Enfin la religion, en vertu même de sa puissance d'union, devient aussi un des soutiens de l'amour de la patrie, comme on l'a vu par les discours de MM. Modhi et Philippson, Burrell et O'Gorman.