‹ Le Congrès des religions à Chicago en 1893 [microform]Chapitre 147 sur 195 · Barrows, II, p · texte numérisé non relu

Barrows, II, p

Le Rév. G. Candliii, dans un discours très applaudi sur r Unité chrétienne et les Missions^, déclara qu'il fallait changer radicalement la méthode d'évangélisation, substituer la preuve spirituelle, qui consiste dans un retour à la vie morale, au certificat d'orthodoxie, qui est souvent sans effet sur la conduite, et conclut en disant que l'entente entre les grandes sociétés des missions était la condition sine qua non du progrès du christianisme dans l'Extrême- Orient.

Je ne connais rien de plus noble, de plus honorable pour le caractère américain que cet aveu loyal des défauts de la chrétienté, en présence même de ses adversaires. Que d'autres traitent cela de faiblesse, de naïveté, voire même d'infidélité à la religion unique et infaillible! Pour moi, ces craintes et ces doléances ne me touchent pas ; la vérité m'est plus chère que tous les beaux décors d'une dévotion de parade et je pense qu'une religion est bien forte, qui affronte, sans sourciller, les batteries de l'ennemi et qui emprunte à leurs critiques mémo les moyens de se corriger et de se perfectionner.

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