‹ Le Congrès des religions à Chicago en 1893 [microform]Chapitre 149 sur 195 · Barrows, II · texte numérisé non relu

Barrows, II

encore, comme l'ont dit les professeurs Small (de Chicago), \

G. Peabody (de l'université Harvard) et l'avocat Charles Bonney, c'est de s'allier pour faire une croisade contre ces maux gigantesques : l'alcoolisme, la prostitution, la guerre de classes ou de races, qui sont les grands ennemis du règne de Dieu sur la terre. Cette nécessité de s'unir a été comprise de la grande majorité des représentants du christianisme à Chicago et éloquemment exprimée dans les discours prononcés, le quinzième jour du Congrès, par le Rév. George Candlin, le professeur Ph. Schaff, le chanoine Freemantle, Stead, rédacteur de la Revue des Revues (de Londres), et le Rév. D. L. Whitman, président du comité interconfessionnel. Le plus remarquable, sans contredit, avec celui du missionnairq G. Candlin, a été le mémoire du professeur Philippe Schaff, qui a été lu, en sa présence, le 25 septembre 1893 *. M. Sphaff, calviniste d'origine suisse, qui, après avoir fait de solides études théologiques dans les universités d'Allemagne, s'est fixé aux États-Unis, où il a acclimaté les travaux des savants d'Europe sur la critique biblique et l'histoire ecclésiastique. Par ses publications personnelles, il s'est acquis la réputation d'un théologien de premier ordre, a été nommé professeur au séminaire théologique de 1' « Union » à New York et a fondé la branche américaine de 1' « Alliance évangélique ». Ce qui, en outre, donnait à son travail une haute valeur, ce qui en faisait comme une voix d'outre-tombe, c'est la circonstance dans laquelle il a été présenté. Un peu plus d'un an auparavant, le professeur Schaff avait été frappé d'apoplexie, mais il s'était entièrement remis, comme par miracle. Son médecin et ses amis l'avertirent de ne pas assister au Congrès de Chicago, disant que cet effort pourrait le tuer. « Eh bien, répondit-il, peu importe que cela me tue ! Je suis déterminé à apporter mon suprême témoignage, celui d'un mourant, à la cause de l'union du christianisme, à laquelle j'ai travaillé toute ma vie. D'ailleurs l'idée même de ce Congrès survivra à toutes les critiques. . Aussi sûrement que Dieu est la vérité et que Jésus-Christ

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