‹ Le Congrès des religions à Chicago en 1893 [microform]Chapitre 150 sur 195 · Barrows. II. p · texte numérisé non relu

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est « le chemin, la vérité et la vie », sa parole se réalisera et il y aura un jour un seul troupeau et un seul pasteur. Trois semaines après, Schaff était mort.

Le vénéré professeur a commencé par expliquer la raison d'être de cette multiplicité des branches du christianisme ou Églises particulières :

€ Avant d'examiner la question de réunion, nous devrions reconnaître la main de la Providence dans les divisions actuelles de la chrétienté. Il y a une grande différence entre Tesprit sectaire et Fesprit de corps ou attachement à une Église particulière. Ce dernier est une bénédiction; le premier, au contraire, une malédiction. N'oublions pas que c'est chez les peuples les plus actifs et les plus civilisés, que les communions religieuses sont les plus nombreuses. Toutes ces divisions de la chrétienté serviront, par la Providence de Dieu, à former un jour une plus grande harmonie. La variété dans l'unité et l'unité dans la variété, c'est là une loi de Dieu dans la nature, dans l'histoire et dans le royaume des cieux. Les Églises historiques sont des forces permanentes, qui représentent les aspects variés du christianisme et se complètent mutuellement. Oublions donc leurs péchés et leurs erreurs, pour ne nous souvenir que de leurs vertus et de leurs mérites. »

Il a ensuite tracé un tableau des services rendus à la cause de la religion par toutes les confessions petites ou grandes, hérétiques ou orthodoxes :

€ L'Église grecque est une glorieuse Église, car c'est dans sa langue que sont venus jusqu'à nous les oracles de Dieu : les Septante, les Évangiles et les Épîtres. C'est à elle qu'appartiennent les premiers confesseurs et martyrs, les Pères de l'Église, évêques, patriarches et empereurs; c'est elle qui a produit les immortels écrits d'Origène, d'Eusèbe, d'Athanase et de Chrysostome; c'est dans son sein que se sont tenus les Conciles œcuméniques et qu'a été proclamé l'impérissable symbole de Nicée !

€ L'Église latine est une glorieuse Église ; elle a été Valma mater des barbares en Europe ; elle a encouragé les travaux de la Renaissance, ceux de la presse à iinprimer et la décou-

situation" générale du christianisme. 259

verte du nouveau monde ; elle est debout, comme un rocher immuable, portant témoignage aux vérités et aux faits qui sont à la base de notre religion, ainsi qu'à la catholicité, à l'unité, à la continuité et à l'indépendance de l'Église, et son zèle ne se ralentit ni dans les entreprises des missionnaires, ni dans les œuvres pleines d'abnégation de la charité.

« Nous saluons la Réformation, parce qu'elle nous a délivrés du joug du despotisme spirituel, nous a assuré la plus précieuse de toutes les libertés, la liberté rehgieuse, et a fait de la Bible, en toute langue, un livre vraiment populaire.

€ L'Église évangélique, de la confession d^Augsbourg, fille aînée de la Réformation, est une glorieuse Église, car elle a placé la parole de Dieu au-dessus des traditions humaines, et rendu un témoignage à la vérité consolante de la justification par la foi, donné le ton à des milliers de touchantes hymnes en l'honneur du Rédempteur; elle étudie avec hardiesse et respect les problèmes de la foi et de la philosophie et enrichit sans cesse le trésor de la théologie.

€ L'Église évangélique réformée est une glorieuse Église, car elle a porté la Réformation, des Alpes et des lacs de la Suisse jusqu'aux extrémités de l'Occident ; elle est riche en science et en bonnes œuvres de foi; elle marche de pair avec tous les progrès véritables, lutte avec les problèmes de la société, et fait prêcher l'Évangile jusqu'au bout de la terre.

€ L'Église épiscopale d'Angleterre, la plus rituelle de toutes dans la famille réformée, est une glorieuse Église, car elle a donné au monde anglo-saxon la meilleure version des Saintes Écritures et le meilleur livre de prières ; elle a maintenu l'ordre et la dignité du sacerdoce.

< L'Église presbytérienne d'Ecosse est glorieuse aussi, car elle a changé une terre stérile en un jardin fertile et élevé un peuple pauvre et à demi barbare au niveau des nations les plus riches et les plus intelligentes.

€ L'Église congrégationaliste est glorieuse, car elle a posé le principe et démontré la possibilité de l'autonomie d'une congrégation, sur la base de la foi vivante au Christ, et jeté les fondemejïts de la Nouvelle-Angleterre, avec ses institutions littéraires et théologiques.

€ L'Eglise bapliste est glorieuse, car elle rend témoignage au mode primitif du baptême, à la séparation de TÉglise et de l'État.

€ L'Eglise méthodiste est glorieuse, car elle a produit le plus grand réveil religieux, depuis le premier jour de Pentecôte; elle prêche le salut gratuit à tous et est toujours en marche pour combattre l'esprit du mal.

« La Société des Amis (ou Quakers), bien qu'une des plus petites tribus d'Israël, est une société glorieuse : car elle a rendu témoignage à la lumière intérieure qui éclaire tout homme venant au monde^ elle a prouvé la supériorité de l'esprit sur la lettre et sur la forme, elle a rendu d'éminents services à la cause de la tolérance, de la liberté, de la réforme des prisons, de l'émancipation des esclaves, etc.

€ L'Unité des frères Moraves est une glorieuse confrérie, car elle a été le pionnier des missions chez les païens et de l'union au sein des Eglises protestantes.

€ Nous n'ayons garde d'oublier les services de maints croyants qui sont comptés comme hérétiques. Les vaudois ont été des témoins d'une foi pure à une époque de superstition et ont résisté jusqu'au sang, pour devenir missionnaires chez les descendants de leurs persécuteurs.

« L'unitarisme est une grave dissidence de la foi orthodoxe, mais qui était justifiée en tant que protestation contre l'étroitesse et les excès du dogmatisme trinitaire. Il a mis en , relief la perfection du caractère humain du Christ et montré son exemple réalisé dans les nobles vies et les écrits édifiants d'un Ghanning et d'un Martineau.

« L'universalisme peut être condamné en tant que doctrine, mais il a le droit de protester contre la conception matérialiste de l'enfer et contre la croyance, jadis si répandue, que l'immense majorité de l'espèce humaine, y compris des millions d'innocents, est vouée à la damnation !

« Arrivant enfin à la dernière création de l'esprit chrétien, « l'Armée du salut », nous la saluons; elle aussi j en dépit de ses méthodes étranges et anormales, comme le moyen de réveil le plus actif depuis les jours de Wesley et de Whitefield, car elle descend jusqu'aux dernières profondeurs de

la dégradation et de la misère et porte la lumière et le réconfort de TÉvangile jusque dans les bouges de nos grandes villes.

« Nous souhaitons à toutes ces Églises la bienvenue dans la réunion générale du christianisme; car, si elles diffèrent par certains dogmes, rites ou liturgies, elles adorent toutes le même Dieu, qui s'est manifesté en Jésus-Christ; elles lui adressent toutes, chaque jour, la même prière que leur a enseignée le Seigneur et peuvent chanter les mêmes hymnes ; elles se réclament et se servent de la même Bible et partagent la croyance à la môme loi morale et à la vie future. »

Tandis que le professeur Schaff a exposé les titres que les diverses Eglises ou sociétés chrétiennes avaient à être comprises dans la grande fédération du christianisme, le missionnaire Candlin a indiqué les principaux signes d'une aspiration générale à l'union i, succédant à la tendance schismatique qui a désolé l'Eglise depuis le grand schisme d'Orient. C'est la liberté de conscience reconnue comme un droit civique, la tendance à substituer la preuve morale au certificat d'orthodoxie, le rejet de certaines doctrines théologiques et la croissance de l'esprit démocratique et humanitaire, qui abaisse les barrières de classe, de race et de caste, pour rapprocher les hommes dans une grande famille. Or tous ces sentiments sont produits par l'action de l'esprit essentiel du christianisme sur la vie humaine; c'est le levain de l'Evangile qui fait lever toute la pâte.

Après avoir reconnu et proclamé, bien haut et avec des raisons démonstratives, la nécessité de réunir les forces divisées et par suite diminuées de la chrétienté, il s'agissait de définir cette réunion et d'établir les bases d'accord. Entendait-on par là l'unité de foi et d'obéissance à un gouvernement ecclésiastique, comme l'ont poursuivie jadis Bossuet et Leibniz, et comme l'a proposée en dernier lieu le pape Léon XIII dans son encyclique Prseclara gratulationist Non. — Essaierait-on, du moins, d'une fusion sur le terrain

1. Voir plus haut, p. ^'iCt. la partie de son discours (jui concerne les missions étrangères.

sacramentel et liturgique, comme Ta tenté jadis ^inzéndorflf, en fondant V t Unité des frères Moraves >, ou comme Fa essayé le pape par le congrès eucharistique de Jérusalem (juin 1893)? — Pas davantage.

Les organisateurs du Congrès de Chicago, avec ce sens pratique si juste qui distingue les Anglo-Saxons, ont vu de prime abord que les formules dogmatiques ou liturgiques ne mèneraient qu'à des équivoques ou à de nouvelles controverses et ils ont très sagement indiqué le terrain moral, social, religieux du culte en esprit et en vérité, comme étant le rochjer solide sur lequel toijt le monde pouvait prendre pied. M. Charles Bonney Pavait nettement déclaré, dans son allocution de bienvenue à la première séance : t On ne demande à personne ici d'abjurer ses croyances, ni même de faire le moindre compromis avec ses convictions. Ce qu'on voudrait, c'est former la sainte ligue de toutes les religions contre l'irréligion, pour le bien des mœurs, le progrès (}e la charijté et du respect mutuel. > Et l'un des membres laïques, M. Théod. Seward, professeur de musique à Past Orange (New Jersey), s'est placé sur le même terrain, pour proposer la formation d'une Fraternité de V unité chrétienne.

€ On voudrait, disait la feuille d'enrôlement, unir tous ceux qui entendent servir Dieu et leurs semblables, sans distinction de credo, sous la seule inspiration de la vie et des préceptes de Jésus-Christ. On se proposa de restaurer l'esprjt et les méthodes du christianisme primitif, de substituer la coopération à la compétition dans les œuvres religieuses et de hâter l'ère de la fédération du monde. >

Fédération et non pas fusion, alliance et non pas annexion ou soumission à une autorité visible, entente sur les principes essentiels et ligue en vue de certains résultats pratiques, tel a été le caractère de l'entente poursuivie à Chicago et qui a abouti. Quels ont été les bases et les moyens d'uiaion proposés? On peut les ranger sous trois chefs : 1° ceux d'ordre moral et religieux ; 2^^ ceux d'ordre social ; 3<* ceux d'ordre liturgique, c'est-à-dire qui touchent au culte ou à l'expression du sentiment d'adoration pour la divinité.

1« Moyens d'union^ (Tordre moral et religieux. — Les ministres de toutes les confessions chrétiennes et de la plupart des cultes païens ont constaté, d'un commun accord, l'existence du mal moral (péché) au fond même de la nature huniaine et de sjcs conséquences funestes *. Or, comme Ta fort bien remarqué M. Léon Danet *, c'est là une déclaration de haute valeur :

« En .effet, a-t-il dit, les théories optimistes de la philosophie du XVIII® siècle, en exaltant Thomme outre mesure, ont .engendré cet orgueil et cet égoïsme et déchaîné ces passions de lucre et de jouissance, qui donnent à la concurrence vitale toute son âpre té. Les parlementaires de Chicago ont posé les principes essentiels de la vraie régénération morale et de la réforme sociale. Car, pour avoir l'énergie de tenter cette entreprise, il faut être convaincu que la nature humaine n'est point bonne en effet et que, pourtant, elle peut et doit être améliorée. >

Le même accord s'est manifesté sur la réalité des sanctions de la mprale, sur le témoignage intérieur du Saint-Hîsprit, qui donne l'assurance du pardon, et sur la nécessité de faire à la volonté humaine sa part dans l'œuvre de la rédemption. De purs calvinistes auraient frémi d'indignation en entendant le P. ËUiott avouer sa préférence pour le pélagianisme, s'il avait à choisir entre cette doctrine et la prédestination absolue; les théologiens réformés n'ont pas protesté. Pourquoi? Parce qu'ils ont implicitement reconnu que Calvin avait été trop loin et qu'en fait ils se sont rapprochés de la doctrine luthérienne, et par suite de la catholique.

c Qu'est-ce que la rédemption au point de vue de Dieu? C'est une œuvre », a déclaré le Rév. G. Fischer, professeur à la Faculté de théologie protestante de Yale. t La rédemption n'est pas une forme de la connaissance, mais un acte émanant de Dieu. Dieu a tant aimé le monde, qu'il a donné son Fils unique; le Christ est un don fait au monde. Jésus a enseigné, il est vrai, mais il a aussi été partout faisant le

1. Voir les discours de M. le professeur Dwight et du P. EUiott (calholicjues) et du Rév. J. Cook (protestant), chap. ii, p. 73-74. •2. Le Monde, 7 octobre 1894.

bien, il a ressuscité les morts, frayant par ses actes une voie à la réconciliation de l'homme avec Dieu. La méthode, dont Dieu s'est servi pour nous sauver, a consisté non pas à révéler un théorème philosophique, mais à nous envoyer un Sauveur, ami des pécheurs, qui a souffert à cause d'eux et qui les a invités à entrer en société avec lui.

« De même, ce n'est pas par l'entendement, par une évolution de la pensée, que nous acceptons l'Evangile; mais plutôt par un acte de la volonté et du cœur. C'est l'acceptation d'un présent. La repentance envers Dieu et la foi au seigneur Jésus sont des actes, au même titre que la réparation d'un tort fait à un ami terrestre et la confiance en son pardon. Qu'est-ce que se repentir? C'est cesser de faire le mal et commencer à faire le bien, cesser de vivre pour nous-mêmes et commencer à vivre pour Dieu. Et qu'est-ce que la foi? C'est l'acte de confiance par lequel nous nous abandonnons à la direction d'un autre, pour notre salut. »

Ces paroles étonneront peut-être ceux qui n'ont pas suivi le mouvement de la théologie protestante depuis un demisiècle ; elles surprendront moins ceux qui le connaissent et qui se souviennent qu'Alexandre Vinet a écrit, il y a longtemps déjà, ces paroles :

€ Jésus-Christ a dit vrai : il n'y a qu'une œuvre au fond, c'est de croire du cœur à celui que Dieu a envoyé. — Vous croirez mieux, vous aimerez davantage à mesure que vous accomplirez plus d'œuvres de foi et d'amour. La foi a les œuvres, de même que la semence a ou contient la plante *. »

2° Moyens d'union, iVordre social. — Le péché ne nuit pas seulement aux individus, il est, par Teffet de la loi de sohdarité, la cause première de toutes les misères sociales. De là, deux devoirs urgents pour tous les chrétiens : d'abord se corriger eux-mêmes, et puis porter secours aux misères du })rochain. Le Rév. William Alger, pasteur unitaire de Boston, a courageusement insisté sur le premier de ces devoirs.

« La société qui nous environne, a-t-il dit *, au lieu d'être honnête et régénérée, au lieu de représenter le type idéal

1. Voit Esprit d'Alex. Vinet, par Astiô. Lausanne. 1801, t. I. p. 148-149. 9. Barrow:^. Il, p. 1313.

de la pensée divine, est mondaine et matérielle. C'est en vain que nous prêchons TEvangile, car, au fur et à mesure que nous en proclamons les préceptes, ils sont viciés par l'atmosphère ambiante. Le grand antéchrist de ce monde, c'est le caractère et la conduite anti-évangéliques des chrétiens. Dans toute la chrétienté, en effet, nous prêchons une série de préceptes et nous pratiquons tout juste le contraire. Nous disons : Cherchez le royaume de Dieu et sa justice, et tout le reste vous sera donné par surcroît^ et puiSy nous tra- . vaillons, comme autant de diables incarnés, à notre intérêt personnel, sous toutes ses formes. »

On a vu, au chapitre viii, les contributions notables du Congrès à l'étude des questions sociales. 11 nous reste à montrer ici comment la lutte contre la pauvreté, l'alcoolisme, la prostitution, les habitations insalubres, la démoralisation des enfants serait menée avec beaucoup plus de succès si toutes les Églises chrétiennes s'alliaient pour engager une croisade contre la misère sociale. Catholiques, grecs et protestants, tous ont été unanimes à proclamer l'utilité de cette alliance. Le cardinal Gibbons, secondé par le P. Ch. Donnelly et ' par le recteur Keane, a été l'éloquent interprète de ces sentiments d'union ; après avoir revendiqué pour l'Eglise catholique romaine la priorité dans la fondation des institutions charitables :

« Je suis heureux, a-t-il dit, de reconnaître que les nom- •breuses communions chrétiennes, en dehors de l'Eglise catholique, ont été et sont aujourd'hui les zélées promotrices de la bienfaisance. Sans parler des innombrables œuvres humanitaires créées dans ce pays par nos frères non catholiques, je rends joyeusement témoignage aux institutions philanthropiques fondées par.Wilson et Shepherd, par Johns Hopkins, Enoch Pratt et G. Peabody à Baltimore. Bien que nous différions par la foi, il y a un terrain sur lequel nous nous maintenons unis,, relui de la charité et de la bienfaisance. >

MM. le professeur * Small et le Rév. Freemantle, cha-

1. M. Smali né en 1859; professeur d'économie politique à l'université de Chicago: auteur d'unf» Introduction à Thistoire de la sociohf/ic. voir Barrows, II. p. lOSi-2.

noiae de Gantorbéry, du côté protestant, n'ont pas moins insisté sur cette nécessité d'une entente entre les Églises, en vue du soulagement des misères sociales.

c Aucune Église, a dit le premier, pas même la plus grande, ne peut réagir efficacement contre les conditions dégradantes de la vie dans les grandes cités. D'autre part, la tâche ne saurait être accomplie par chacune d'elles isolément. C'est au moyen de la coopération et de la répartition méthodique du travail entre les Églises associées, qu'on emploiera utilement les ressources actuelles et qu'on obtiendra le concours du plus grand nombre d'hommes religieux actifs. Cette coopération des Églises pour l'œuvre sociale n'implique nuUe^ient d'ailleurs la fusion artificielle de ces corps. Par là seulement, elles fourniront la preuve qu'à leurs yeux, le devoir de maintenir des relations fraternelles doit l'emporter sur le souci de sauvegarder le prestige de leur secte. »

Le Rév. Freemantle a soutenu la mèpne thèse, en ces termes * :

c Suis-je donc plus capable de résoudre les problèmes sociaux parce que je suis anglican ou presbytérien, catholique romain, baptiste, wesleyen ou c salutiste > ? La solution de ces problèmes, voilà un terrain commun pour nous tous, et toutes les sectes peuvent s'entendre sur les principes qu'on y doit appliquer. Ainsi aucune secte ni groupe de sectes ne peut présider à ce renouvellement de notre état social. Les efforts d'une secte ne peuvent en dépasser les étroites limites. Il faut passer au delà pour faire quelque chose de bien. Si, écartant toutes nos mesquines rivalités, nous faisons servir nos organisations religieuses particulières à des œuvres d'intérêt chrétien général, nous serons inévitablement amenés à nous unir pour la grande tâche qui nous incombe à tous. »

Entrant aussitôt dans cette voie, le Rév. J. H. Barrows a proposé de nommer trois comités, pour préparer une liste des cinquante meilleurs livres sur l'action morale et sociale du christianisme. Le premier comité a été composé du

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