‹ Le Congrès des religions à Chicago en 1893 [microform]Chapitre 157 sur 195 · LE CHRISTIANISME · texte numérisé non relu

LE CHRISTIANISME

Si nous considérions les rites et les cérémonies du culte, combien plus profondes nous apparaîtraient les différences entre le christianisme et les cultes non chrétiens !

Ces différences sont-elles irréductibles? nous ne le pensons pas. Car il se produit dans ces religions une évolution marquée, qui les rapproche d'année en année davantage du christianisme. C'est ce qu'a très justement observé le Rév. Momerie, dans son discours intitulé VEssence de la religion^ c'est la droiture de la vie * :

€ Vous savez ce qu'ont enseigné les prophètes hébreux et les mages persans, Confucius et Bouddha, ces grands docteurs religieux du monde. Ëh bien, ces vieilles formes«de religion sont aujourd'hui méconnaissables. Lisez seulement le livre de Davies sur le bouddhisme et le grand poème auquel on a fait allusion {la Lumière de VAsie par Edwin Arnold) et vous serez convaincus que le bouddhisme et même l'islamisme, dans les temps modernes, se sont écartés du programme originel de leurs fondateurs. Il en est de même du christianisme. »

Rien que d'après les données apportées au Congrès de Chicago, voici l'échelle de gradation qu'on pourrait établir entre ces cultes quant à leur aptitude à se transformer et à s'assimiler les éléments de l'Évangile. Nous commencerons par les degrés inférieurs. L'islamisme nous a paru le plus immobile et le plus réfractaire à toute influence du dehors ; après lui, vient le bouddhisme, qui y est plus accessible, surtout dans l'Indo-Chine et le Japon; ensuite le brahmanisme, où deux, trois sectes révèlent ^ une rapide évolution vers le monothéisme; enfin le parsisme et le judaïsme, qui offrent tant d'affinité entre eux et sont, pour ainsi dire, des ascendants directs du christianisme. Relevons, maintenant, pour chacun d'eux les signes de cette évolution.

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