‹ Le Congrès des religions à Chicago en 1893 [microform]Chapitre 166 sur 195 · Ésaïe, chap. xi, versets G · texte numérisé non relu

Ésaïe, chap. xi, versets G

son discours sur la Religion du monde. Il a montré qu'à mesure que les religions particulières se rapprochaient de la perfection, leurs différences s'effaçaient de plus en plus.

2° VInde. — Le moine hindou Swami Vivekananda n'a pas été moins explicite dans l'allocution en réponse aux discours de bienvenue * que nous avons citée plus haut.

3° Israël. — La voix d'Israël a fait écho à celle des bouddhistes et des brahmanes par l'organe de la plupart de ses représentants. C'est le D' A. Adler, grand rabbin de l'Empire britannique, qui a fourni au Congrès de Chicago cette belle devise, empruntée au prophète Malachie (chap. ii, verset 9) : N'avons-nous pas un seul Père? N' avons-nous pas tous été créés par un seul Dieu? Et le rabbin Kohler a conclu ainsi son remarquable discours sur la Fraternité humaine ' :

« Trop longtemps, a-t-il dit, des murailles de .Chine élevées par les races ou les sectes ont séparé l'homme de son frère et divisé l'humanité. Les principes de tolérance suffiront-ils pour les rapprocher? La parabole des « Trois Anneaux » de Lessing ^ plaidera- t-elle en faveur de l'égalité de l'église, de la mosquée et de la synagogue? Que dirons-nous donc de cette trêve des credo, qui s'appelle le Congrès des religions? Et quel pauvre plaidoyer en faveur du Père, si l'on dit que, par amour, il a trompé ses enfants, pour s'apercevoir à la fin que c'est lui-même qui s'est fraudé de leur aflFection ! Non ! de deux choses l'une : ou les « Trois Anneaux > sont vrais et ils ont la vertu magique de l'amour, ou le Père lui-même a fait la fraude. N'est-il pas vrai que chaque pas de l'homme et de l'humanité mène en haut, vers la montagne de Sion, la montagne du Seigneur, qui domine de bien haut toutes les autres montagnes de vision et d'aspiration, toutes les vérités et croyances particulières? Là, bien au-dessus de tous les brouillards des aspirations humaines, brille la gloire infinie de Celui que les anges acclament comme le Dieu trois fois saint, en se voilant la face, celui que tous

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